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Choreographer

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L'Après-midi d'un faune

L'Après-midi d'un faune

L'Après-midi d'un faune

Créé le 29 mai 1912 par les Ballets russes dans une chorégraphie de Vaslav Nijinski sur "Le Prélude à l'après-midi d'un faune" de Claude Debussy, ce ballet dont la conception du décor et des costumes fut confiée à Léon Bakst est adapté d'un poème de Stéphane Mallarmé.

Un faune est allongé sur un rocher quand paraissent des nymphes, il les observe, puis s'approche. Effrayées, elles s'enfuient, sauf une. Mais, lorsqu'il tente de la saisir, elle s'éloigne, laissant tomber un voile à ses pieds. Le faune s'en empare, l'emporte sur son rocher et s'étend sur l'écharpe dans un acte d'amour.

De cet argument, je retiens principalement le désir du faune et l'expression de sa sensualité dans le rêve et le fantasme. Ma proposition ne fait pas référence à la Grèce antique et à ses paysages sylvestres, c'est pourquoi le rocher où il se réfugie n'est plus le tertre peint pas Léon Bakst, mais une boîte de kleenex. En raison du caractère novateur de la chorégraphie, mais aussi des gestes de "bestialité érotique" effectués par Nijinski, la première représentation fut perturbée par le chahut du public. Ce plaisir charnel étant au coeur même de l'oeuvre, tout comme l'original, mon faune évolue dans un monde fantasmatique et sensuel. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une créature légendaire, mi-homme, mi-bête, mais d'un jeune homme solitaire épanchant son désir au même souvenir flou de l'amour.
Thierry Malandain

Malandain, Thierry

Thierry Malandain né le 13 avril 1959 à Petit-Quevilly, a suivi le parcours naturel du danseur classique, mais avec un goût marqué pour les marges et une ténacité hors du commun. Violette Verdy qui préside le concours de Lausanne où il se présente en 1978, l’engage à l’Opéra de Paris pour la saison 1977-1978. Il y rencontre Jean Sarelli, alors « Le » maître de ballet, et le suit lorsque ce dernier prend la direction du Ballet du Rhin. Thierry Malandain reste à Mulhouse jusqu’en 1980, puis rejoint le Ballet Théâtre Français de Nancy que dirige Hélène Traïline et Jean-Albert Cartier. Cela jusqu’en 1986. C’est au cours de ces six années lorraines qu’il fait, avec succès, ses premières expériences de chorégraphe, où il prouva déjà le choix très exigeant de la musique et l’ambition de ses propositions. 

En 1986, Thierry Malandain fait un pari. Il quitte le  Ballet Théâtre Français de Nancy  avec huit danseurs et fonde la compagnie Temps Présent qui s’installe à Elancourt (78), en banlieue parisienne. Dès la saison suivante, il est lauréat de la Fondation de la Vocation, de la Fondation Oulmont et reçoit le 1er Prix du concours chorégraphique de La Baule, le 1er Prix du concours chorégraphique de Vaison-la-Romaine, et à Paris avec Angelin Preljocaj et Claude Brumachon, le Prix de la Nuit des Jeunes Créateurs. De nombreuses pièces contribuent à le faire reconnaître comme un jeune talent prometteur. 

En 1991, Thierry Malandain monte Pulcinella d’Igor Stravinski sur la scène de ce qui est encore la Maison de la Culture de Saint-Etienne. Le directeur, Jean-Louis Pichon est en train de guider l’institution vers son nouveau rôle d’Opéra-Théâtre (il deviendra L’Esplanade en 1994). Il sait qu’il a besoin d’un chorégraphe sensible à la musique et capable de proposer une activité forte sur le terrain. Il propose à la compagnie Temps Présent de l’accueillir en résidence à Saint-Etienne. C’est le début d’une aventure de six ans qui verra le chorégraphe créer plusieurs de ses ballets les plus repérés et engager une très originale démarche : recréer les ballets du compositeur stéphanois Jules Massenet.

C’est alors en 1997 que le chorégraphe reçoit une proposition : le Ministère de la Culture et de la Communication et la ville de Biarritz lui offrent de fonder dans la station balnéaire basque le premier Centre Chorégraphique Contemporain de style classique. L’affaire se déroule assez rapidement au point que dès septembre 1998, le Centre Chorégraphique National - Ballet Biarritz voit le jour et s’installe dans la Gare du Midi, vaste édifice déserté par les trains et qui domine de ses deux hautes tours carrées la douceur des jardins biarrots.

En 2003, avec Les Créatures, musique de Ludwig van Beethoven, Ballet Biarritz franchit une étape créative importante. La pièce, forte, graphique, ambitieuse, dégage un sentiment de maturité et d’aisance qui lui assure une reconnaissance importante. Pour la première fois, grâce à Dominique Hervieu et José Montalvo, la troupe se produit officiellement à Paris (Théâtre national de Chaillot), tandis qu’à Moscou, Les Créatures sont nominées aux Benois de la Danse et reçoivent à Cuba, le Prix de la Critique du XIXème festival International de Ballet de La Havane. En 2004, Le Sang des Etoiles conforte ce succès. C’est à partir de ce moment que le CCN devient l’un de ceux assurant le plus grand nombre de représentations annuelles accompagné d’une forte présence internationale. L’institution monte aussi en puissance. 

En août 2009, Thierry Malandain est élevé au grade d’officier des Arts et Lettres. C’est avec une nouvelle appellation « Malandain Ballet Biarritz » que débute pour le chorégraphe une nouvelle ère. 

En 2013, alors que le Malandain Ballet Biarritz dépasse désormais les cent représentations annuelles, à la demande de Laurent Brunner, directeur de l'Opéra royal de Versailles, le chorégraphe créé Cendrillon sur la partition de Serge Prokofiev. Outre le merveilleux écrin de l'Opéra royal du Château de Versailles, sous la direction de Josep Caballé-Domenech, les représentations bénéficieront du concours de l’Orquesta Sinfónica de Euskadi originaire de Donostia-San Sebastián. Triomphe d'humanité, Cendrillon fait l’unanimité de la presse et du public et en 2014, Thierry Malandain reçoit à Berlin le Prix du meilleur chorégraphe aux Taglioni European Ballet Awards décerné par la fondation Malakhov.


Source : Site du Malandain Ballet


En savoir plus : http://malandainballet.com/

Flores, Georges

Georges Flores démarre sa carrière en 1982. Il assure le montage et l’habillage de nombreuses œuvres de création vidéo diffusées sur les chaînes françaises. La captation de spectacles est une de ses premières activités : de 1988 à 1992, il réalise l’intégralité du Festival International des Musiques Innovatrices, dont plusieurs parties, sous forme de reportages, sont diffusées sur la chaîne ARTE dans l’émission Mégamix. Il mène régulièrement des captations dans le domaine des musiques actuelles. Cette expérience le conduit aussi à travailler dans le domaine de l’opéra et de la musique classique en signant les captations de nombreuses œuvres issues du grand répertoire. C’est lui qui a assuré la couverture image du Festival Massenet. La danse est un autre terrain de prédilection de Georges Flores. Il collabore ainsi depuis 1992 avec Thierry Malandain, directeur du Centre Chorégraphique National – Malandain Ballet Biarritz. Le documentaire Voyage, réalisé en 1996 lors d’une tournée au Maroc, avec la collaboration de l’Institut Français et la participation inédite d’Antoine Livio et d’Yvette Chauviré, nous fait découvrir la personnalité et l’écriture de ce chorégraphe revendiquant sa filiation  chorégraphique. Il travaille aussi régulièrement avec d’autres chorégraphes contemporains porteurs d’univers artistiques singuliers. Georges Flores est également auteur de nombreuses images intégrées à des créations scéniques pour la musique, la danse ou l’opéra. Sa première réalisation d’envergure internationale lui permet de participer, en janvier 1993, à l’ouverture de saison du Théâtre Massimo de Palermo, dans le cadre d’une nouvelle production d’Esclarmonde de Massenet dirigée par Giannandrea Gavazzeni. En marge de ce travail autour du spectacle vivant, il réalise dans le domaine de la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) des documentaires de vulgarisation destinés au domaine de l’enseignement. Georges Flores se consacre aujourd’hui à la production et à la réalisation autour de coups de cœur et de collaborations fidèles pour la télévision ou des structures artistiques de renom. Il a aujourd’hui à son actif la captation de plus de cinquante captations d’œuvres lyriques du grand répertoire.


Source : Georges Flores

L'Après-midi d'un faune

Directeur artistique : Thierry Malandain

Interprétation : Christophe Roméro

Musique originale : Claude Debussy

Lumières : Jean-Claude Asquié

Décoration : Jorge Gallardo

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