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Chrysalis

2002

Chorégraphe(s) : McGregor, Wayne (United Kingdom)

Déposé par Numeridanse.tv

en fr

Chrysalis

2002

Chorégraphe(s) : McGregor, Wayne (United Kingdom)

Déposé par Numeridanse.tv

en fr

Chrysalis

Le chorégraphe anglais Wayne Mc Gregor et le réalisateur français Olivier Mégaton se sont réunis pour conter l'histoire de K. K, un insecte différent des autres insectes : il pense, il veut devenir un être humain et vivre une histoire d'amour avec une jeune fille égarée…



« Chrysalis », premier d'une série de quatre courts métrages de danse contemporaine regroupés au sein de la collection « DanseDanseDanse » : 

- « Chrysalis »

- « Black Spring »

- « If not, Why not ? »

- « Piano di rotta »

Conçue par Patrice Nezan et Anne Schroeder. Le principe : faire se rencontrer un jeune chorégraphe et un jeune réalisateur d'Europe




Sources : Compagnie Random Dance

McGregor, Wayne

Né à Stockport en 1970, Wayne McGregor étudie la danse au Collège universitaire Bretton Hall et à l’école José Limon, à New York. En 1992, il fonde sa compagnie, Wayne McGregor | Random Dance. La même année, il est nommé chorégraphe résident à The Place, à Londres.

Capable d’enregistrer et d’exécuter le mouvement avec une rapidité et une précision remarquables, Wayne McGregor se distingue par l’unicité de son vocabulaire chorégraphique, parfaitement adapté à son corps long, mince et souple. Sa danse peut aussi bien prendre l’allure d’une suite d’angles fracturés que celle d’un tourbillon de fluidité qui laisse croire à l’absence de squelette.

McGregor se démarque également par sa prédilection pour les nouvelles technologies. Jouant avec les ordinateurs depuis l’âge de sept ans, il trouve tout naturel d’intégrer la cyberréalité à ses chorégraphies. Avec l’aide de concepteurs usant d’outils à la fine pointe de la technologie, il expérimente avec la projection sur scène d’images générées par ordinateur. Dans « Sulphur 16 » (1998), un géant virtuel miroite sur scène, donnant aux danseurs l’allure de nains évoluant en compagnie de figures numériques qui scintillent et se faufilent entre eux, tels des visiteurs d’un autre temps. Dans « Aeon » (2000), des paysages numérisés semblent transporter les danseurs dans d’autres dimensions et d’autres mondes. La technologie permet aussi à McGregor de modifier les conditions de présentation de son travail. « 53 Bytes », créée en 1997, découle justement de cette volonté d’expérimentation : deux troupes, dans deux pays différents, dansent simultanément devant leurs auditoires respectifs mis en lien par un satellite. En 2000, visant un public encore plus mondial, le chorégraphe transmet en direct sur Internet une performance de « Trilogy Installation », imaginant des modalités et possibilités toujours plus nombreuses de transformation de la danse par la technologie.

Tout autant que les machines, la technologie du corps dansant a toujours piqué la curiosité de McGregor. Par exemple, l’étude de l’interaction corps-cerveau, qu’il aborde à titre de chercheur attaché au Département de psychologie expérimentale de l’Université de Cambridge, servira de terreau pour « AtaXia » (2004). Même si les danseurs sont les plus grands spécialistes de la coordination corps-cerveau, McGregor demeure fasciné par l’énergie et la beauté du dysfonctionnement neurologique. Pour « Amu » (2005), il poursuit son association avec le monde scientifique : avec des spécialistes de l’imagerie cardiaque et toute une série de collaborateurs artistiques, il questionne à la fois les fonctions physiques et les résonances symboliques du cœur humain. Pour « Entity » (2008), il entame une recherche en vue de créer un agent chorégraphique autonome, projet qu’il pousse plus loin encore et qui débouche sur FAR, dont la première a été présentée en novembre 2010 au Sadler’s Wells de Londres. Pour « Dyad 1909 » (2009), il entreprend l’étude de la cognition créative. Tout son processus de création est saisi sur vidéo et ensuite cartographié par une équipe de scientifiques spécialistes de la cognition et d’étudiants de l’Université de Californie, à San Diego, aux États-Unis. « Entity » (2008) et « FAR » (2010) sont de nouvelles étapes de cette aventure.

En 2006, Wayne McGregor est nommé chorégraphe résident du Royal Ballet. Jamais auparavant cette compagnie n’avait offert ce poste à un créateur de danse moderne. Cette même année, il y présente « Chroma », qui obtient un extraordinaire succès. Lui précèdent d’autres productions, dont « Qualia » (2003) et « Engram » (2005), puis viennent ensuite « Nimbus » (2007) et « Infra » (2008), présentée dans le cadre de Deloitte Ignite, nouveau festival de la Royal Opera House dont il assure la programmation. Puis, dans le cadre d’une collaboration historique entre les compagnies Royal Ballet et Royal Opera, McGregor conçoit, dirige et chorégraphie les deux œuvres baroques « Acis et Galatée » et « Didon et Énée ». Plus récemment, après avoir travaillé avec l’architecte John Pawson pour « Chroma » et avec le plasticien Julian Opie pour « Infra », Wayne McGregor a invité deux autres grands noms des arts visuels à collaborer avec lui : le scénographe japonais Tatsuo Mijyajima pour « Limen » (2010) et John Gerrard pour « Live Fire Exercise » (2011), créées pour le Royal Ballet.

En 2012, McGregor a chorégraphié « Carbon Life » pour le Royal Ballet et « Machina » pour Metamorphosis: Titian 2012 . Il a également mis en scène le nouvel opéra de chambre de Max Richter, SUM, une commande de ROH2, dont la première a eu lieu en mai. En juillet, il a créé une chorégraphie publique de masse, « Big Dance Trafalgar Square », dans le cadre du London 2012 Festival. Cette année, il créera de nouvelles œuvres pour la Wayne McGregor | Random Dance et le San Francisco Ballet, ainsi qu’une nouvelle version du « Sacre du printemps » pour le ballet du Bolchoï.

En dehors de son champ privilégié de la danse, McGregor a mis en scène un opéra pour La Scala de Milan, a chorégraphié des séquences de mouvement pour le cinéma et le théâtre, des comédies musicales et des galeries d’art, et a monté des installations in situ à la Hayward Gallery ainsi qu’au Canary Wharf et au Centre Pompidou. Il s’est aussi occupé du mouvement dans le film « Harry Potter et la Coupe de feu » et le vidéoclip « Lotus Flower » (2011) du groupe Radiohead, et a signé la chorégraphie de la cérémonie d’ouverture des Championnats mondiaux de natation à Rome (2009).

Il a aussi créé des chorégraphies pour le Ballet de l’Opéra de Paris ainsi que pour La Scala, le Nederland Dans Theater 1, le Stuttgart Ballet, l’English National Ballet, le San Francisco Ballet, le New York City Ballet, l’Australian Ballet ainsi que le ballet du Bolchoï.

Les expérimentations de Wayne McGregor lui ont valu de multiples prix et nominations. En janvier 2011, son nom apparaissait au tableau d’honneur du Nouvel An, à titre de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique pour services rendus à la danse. Il a reçu le prix de la critique pour « Chroma » aux Golden Mask Awards (2012), trois prix Critics Circle pour « Amu », « Chroma » et « Infra » (2006, 2007 et 2009), un prix South Bank Show pour « Entity » et « Infra » (2009) et pour Chroma (2007), un Benois de la danse pour Infra (2009), le prix Movimentos pour Entity (2009), un prix d’excellence en danse décerné par l’Institut International du Théâtre (2009), une bourse de l’Arts Foundation (1998), deux prix Time Out pour réalisations exceptionnelles (2001 et 2003) ainsi que deux prix Laurence Olivier (2004 et 2007).

En décembre 2009, Wayne McGregor a été le sujet de l’une des dernières séries documentaires sur l’art du South Bank Show, au Royaume-Uni. On le voit également dans le long métrage documentaire « La Danse » que Fred Wiseman a consacré au Ballet de l’Opéra de Paris. En 2010, il fait l’objet d’un film de danse et d’un documentaire diffusés sur la chaîne Arte, « Wayne McGregor – A Moment In Time » et « Wayne McGregor – Going Somewhere », tous deux réalisés par Catherine Maximoff.

Source : Danse danse

En savoir plus

waynemcgregor.com

dansedanse.ca

Chrysalis

Chorégraphie : Wayne McGregor

Interprétation : Random Dance

Texte : Catherine Maximoff, Olivier Megaton

Musiques additionnelles : « Hapiness ? », « Dark Quatuor », « The shit song » composés et interprétés par Nicolas Bikialo

Production/Coproduction : Heure d'été production (producteur délégué), ARTE France, Samsa Film

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