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Le cygne

1983 - Réalisateur-rice : Delouche, Dominique

Chorégraphe(s) : Chauviré, Yvette (France)

Déposé par Ministère de la Culture

en fr

Le cygne

1983 - Réalisateur-rice : Delouche, Dominique

Chorégraphe(s) : Chauviré, Yvette (France)

Déposé par Ministère de la Culture

en fr

Le cygne

Assise, la tête renversée, les bras frémissants, Yvette Chauviré revit La Mort du Cygne. Elle transmet ici à Dominique Khalfouni son savoir et son interprétation d'un des rôles majeurs du ballet romantique.


Source : Patrick Bossatti

La mort du cygne

Créé à Saint-Petersbourg, par Michel Fokine, pour la danseuse Anna  Pavlova, La Mort du cygne entre dans la légende en 1907. Ecrit sur une  page tirée du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, ce monologue  où s’illustrèrent les plus grands artistes, rappelle avec une poésie  extrême les derniers instants d’un cygne.


Source : Malandain Ballet Biarritz

Chauviré, Yvette

Née à Paris le 22 avril 1917, Yvette Chauviré fut admise à l’école de danse de l’Opéra à l'âge de dix ans. Elle fit ses premiers pas sur scène en 1929 dans l’éventail de Jeanne. Elle intègra le corps de ballet de l'Opéra en 1934 où elle gravit tous les échelons rapidement : de quadrille elle devint directement petit sujet sans passer par la classe des coryphées. Elle fut nommée danseuse étoile en décembre 1941 lors de la première du ballet  Ishtar chorégraphié pour elle par Serge Lifar.

En 1947, elle connut un très grand succès en interprétant le rôle de l’ombre dans "les Mirages" de Serge Lifar. Sa carrière à l’Opéra fut ponctuée de désaccord, elle quitta la compagnie à plusieurs reprises, notamment en 1946 où elle rejoignit Serge Lifar en tant qu’étoile invitée au Ballet de Monte-Carlo. Elle s'était déjà produite avec cette compagnie dès 1945. Elle revint à l’Opéra de 1947 à 1949 et repartit pour une tournée mondiale de 1949 à 1952, puis revint dans la maison mère de 1953 à 1962. Parallèlement, elle continua à se produire sous contrat dans différentes compagnies à travers le monde. Elle créa également des chorégraphies dont Rendez-vous sentimental.

En 1970, elle se produisit au Brésil à Buenos Aires dans le solo la mort du cygne, et ouvrit une école de danse à Paris cette même année. Elle fit ses adieux à la scène en 1972 aux côtés de Cyril Atanassoff dans le rôle de Giselle. De 1970 à 1977, elle présida l’Académie Internationale de Danse à Paris et transmit son talent auprès des danseurs étoiles de l’Opéra. En 1976, Yvette Chauviré joua dans la pièce de théatre Anphitryon de Jean Giroudoux. Elle fut également présidente d’honneur de l’Association Française des Maitres de Danse Classique (A.F.M.D.C.). En 1991, elle accepta de remonter sur scène en Suisse pour créer le rôle de Maud à l'occasion de la création contemporaine du ballet Harold et Maud de la compagnie Sinopia Ensemble de Danse, chorégraphie d'Etienne Frey, un rôle qu'elle interpréta en alternance avec Rosella Hightower, sur une musique originale de Michaël Jarell composée pour ce ballet.

Elle reçut le titre de prima ballerina assoluta, une distinction très rarement décernée. Yvette Chauviré fut nommée Commandeur de la Légion d’Honneur en 1988 et  Grand Officier de la Légion d’Honneur en 2010.

Yvette Chauviré est décédée le 21 octobre 2016.

Source : Etoile de l'Opera / E-monsite


En savoir plus : etoiledelopera.e-monsite.com

Delouche, Dominique

"Venu de l’Ecole des Beaux-Arts et pourvu d’une excellente formation musicale, il fut l’assistant de Fellini et auteur de courts métrages couronnés dans tous les festivals avant de passer à la réalisation d’œuvres plus importantes dont l’élégance et le raffinement font ouvertement penser à Ophuls. Nul mieux que lui n’a su capter en images la Danse et rendre sensible sur le plan visuel le charme de la musique."   Jean Tulard (Dictionnaire des Cinéastes)

« Esprit classique, Dominique Delouche s'intéresse à la logique qui détermine les vocations et à la singularité des destinées qu'elles entraînent. Il ne s'est jamais contenté, comme tant d'autres, de filmer la danse ou l'opéra. Dès le commencement, son regard précis et passionné s'est consacré à l'observation des mécanismes subtils qui permettent aux gestes et à la voix d'atteindre leur métamorphose et à la mémoire d'en transmettre le secret. Seule une éthique rigoureuse et un amour absolu des interprètes guident cette démarche constamment aux prises avec l'invisible. » Patrick Bensard

Après des études de piano et de chant aux Beaux-Arts, Dominique Delouche fut l’assistant de Federico Fellini de 1955 à 1960 (« Les Nuits de Cabiria »). Il réalise son premier film « Le Spectre de la Danse » en 1960. Jusqu’en 1985, il produit et réalise d’autres court-métrages de danse dont « Aurore » et « La dame de Monte Carlo ». En 1968, il met en scène Danielle Darrieux dans une adaptation de la nouvelle de Stefan Zweig « 24h de la vie d’une femme » (Festival de Cannes 1968), et dans la comédie musicale « Divine » en 1975. Il réalise d’autres long-métrages comme « Une étoile pour l’exemple » (1988), « L’homme de désir » (1970). En 1971, il monte et filme pour la télévision française l’opéra « La Voix humaine » (texte de Cocteau, musique de Poulenc) avec la soprano Denis Duval avec qui il travailera de nouveau sur "Denise Duval revisitée, ou la "voix" retrouvée" (1999). Le dernier film de son répertoire est « Balanchine in Paris » (2011). Gabriel Dussurget dans les années 1970 ("Béatris, "Esther" et "Didon et Enée") ouvrit à Dominique Delouche les portes de la mise en scène d'opéra ; relayé par Rolf Libermann à l'Opéra de Paris en 1978 pour la production de "Werther" (mise en scène, décors, costumes).


Source : Site de Dominique Delouche

En savoir plus : dominique.delouche.pagesperso-orange.fr

Le cygne

Interprétation : Yvette Chauviré, Dominique Khalfouni

Musique additionnelle : Camille Saint-Saëns

Production / Coproduction de l'œuvre vidéo : Films du Prieuré, Cinémathèque française

Durée : 01:54

Le Spectre de la danse

Le  Spectre de la danse est le titre du film que Dominique Delouche réalise  sur la danse classique en 1961. Pour ce réalisateur qui  s'attache à  montrer les étoiles sous un jour différent sans entacher leur aura et leur image désincarnée, ce film fait figure de manifeste. Le titre est  ensuite repris comme générique de la série de sept courts  métrages réalisés entre 1961 et 1986 : 

Le spectre de la danse

L'Adage

Aurore

Autour de la Sylphide

Le Cygne

Leçon de ténèbres

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