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Faune Fomitch

Kelemenis & cie / KLAP Maison pour la danse 1989 - Réalisateur-rice : Picq, Charles

Chorégraphe(s) : Kelemenis, Michel (France)

Présentée dans la/les collection(s) : Kelemenis & cie / KLAP Maison pour la danse

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Faune Fomitch

Kelemenis & cie / KLAP Maison pour la danse 1989 - Réalisateur-rice : Picq, Charles

Chorégraphe(s) : Kelemenis, Michel (France)

Présentée dans la/les collection(s) : Kelemenis & cie / KLAP Maison pour la danse

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Faune Fomitch

Faune Fomitch

1988 

Michel Kelemenis

Ce solo, version contemporaine de l’Après-midi d’un faune,  ballet de Nijinski, est un “corps pur”. Aucune adjonction de colorant ou  autre conservateur, Michel Kelemenis se présente on ne peut plus  sobrement, en body couleur des bois. Le faune est solitaire. Rien de  démonstratif dans le processus de séduction, tout arrive de la part  secrète du danseur. Ce qui attire chez Kelemenis, c’est  son jeu d’apparition et de disparition. Il y a quelque chose de la  danse des 7 voiles de Salomé dans ce faune-là. Sous la gestuelle  attirante comme l’étoffe, se cache l’objet du désir innomé, innommable.  Et c’est au moment où l’on croit saisir le secret que Kelemenis se  dérobe, s’évanouit pour reprendre forme ailleurs, là où il appelle de  nouveau le public. Dans une course effrénée ou dans la pose du repos… 

Marie-Christine Vernay - Lyon Libération - septembre 1988

Kelemenis, Michel

Danseur et chorégraphe français né en 1960.


Après une formation de gymnaste, Michel Kelemenis commence la danse à Marseille à l’âge de 17 ans. Dès 1983, il est interprète au sein du Centre Chorégraphique National de Montpellier auprès de Dominique Bagouet et écrit ses premières chorégraphies, dont Aventure coloniale avec Angelin Preljocaj en 1984. Lauréat de la Villa Médicis Hors-les-Murs en 1987, il fonde la même année Kelemenis&cie. En 1991, il est lauréat de la Bourse Léonard de Vinci, et du Fonds japonais Uchida Shogakukin. Son parcours est salué par 3 distinctions : il est nommé Chevalier dans l’Ordre National du Mérite en 2007 et promu Officier des Arts et des Lettres en 2013.

Ses nombreuses pièces (plus de 60 dont une quarantaine pour sa compagnie) sont présentées à travers le monde. Parmi ses œuvres les plus remarquées, le duo fondateur Plaisir d’Offrir -1987, suivi du solo Faune Fomitch -1988, le programme d’adieu à Bagouet, Clins de lune -1993, Le Paradoxe de la femme-poisson -1998, 3 poèmes inédits -2001, Besame mucho -2004, l’ôde à la femme Aphorismes géométriques -2005, la fable Jeune public Henriette & Matisse -2010, Siwa pour Marseille Provence Capitale européenne de la Culture 2013...


Amoureux du mouvement et des danseurs, de ces instants exceptionnels où le geste bascule dans le rôle, Michel Kelemenis articule ses créations autour de la recherche d’un équilibre entre abstraction et figuration. Pour son style personnel, qui allie finesse et performance, le chorégraphe est sollicité par les Ballets : du Grand Théâtre de Genève (Tout un monde lointain -1997, Kiki la rose -1998, Image -2008, Cendrillon -2009, Le Songe d’une nuit d’été -2013), de l’Opéra national de Paris (Réversibilité -1999), du Rhin (L’ombre des Jumeaux -1999, JEUX -2001 -repris par le Ballet du Nord en 2005- Le Baiser de la fée -2011), ou le Ballet National de Marseille (TATTOO -2007, Le Sixième pas -2012). Il accorde à la musique contemporaine une place essentielle, notamment en sollicitant les œuvres originales des compositeurs Christian Zanési, Philippe Fénelon, Philippe Hersant, Yves Chauris, Gilles Grand.

À l’Opéra de Marseille, il met en scène en 2000 le drame lyrique et chorégraphique L’Atlantide de Henri Tomasi. Il participe aux créations du Festival d’Aix-en-Provence, en 2003 auprès de Klaus-Michaël Grüber et Pierre Boulez, et en 2004 auprès de Luc Bondy et William Christie.


En 2007, Michel Kelemenis s’essaie à la narration avec plaisir avec, notamment, des créations en direction du public jeune et la commande de Cendrillon par le Ballet du Grand théâtre de Genève.

Des missions régulières, portées par l’Institut Français, au bénéfice des services culturels français à Cracovie, Kyoto, Johannesburg, Los Angeles, en Inde, en Corée et en Chine, naissent des projets de formation, de création et d’échange, de façon toujours bilatérale, avec des artistes d’expressions différentes et des compagnies étrangères. Sa longue coopération ininterrompue depuis 1994 avec l’Afrique du Sud aboutit en 2010 à la création de la formation CROSSINGS, ouverte à des jeunes chorégraphes, danseurs, musiciens et éclairagistes de plus de dix nationalités.


De nombreuses actions croisant création et pédagogie sont menées au sein de formations supérieures et professionnelles (Coline/Istres, Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Lyon et Paris, Pôle Supérieur Provence Méditerranée).

Le 10 décembre 2007, après 10 ans d’animation du Studio/Kelemenis, le Conseil municipal de la Ville de Marseille valide un programme architectural conceptualisé par le chorégraphe. KLAP Maison pour la danse, équipement de 2000 mètres carrés dédié à la création et à la culture chorégraphiques, est inauguré le 28 octobre 2011. Aussitôt, KLAP amplifie les actions fondamentales de Kelemenis&cie autour du cœur battant de la création : accueil de compagnies, partage artistique éducatif et culture chorégraphique. 

Source : Kelemenis&cie

En savoir plus : http://www.kelemenis.fr/fr/

Grand, Gilles

Gilles Grand

Compositeur de musiques électroniques, ingénieur du son et rédacteur sur le son au cinéma, Gilles Grand est né à Lyon en 1958, plus précisément le 25 septembre à Oullins. Il suit une formation instrumentale, puis en musicologie et en composition électroacoustique. Il est rédacteur aux Cahiers du cinéma de 2004 à 2007. Il enseigne en École d'art, tout d'abord à Montpellier, puis à Nice et actuellement, à l'École nationale des Beaux-arts de Lyon. Il compose des musiques dites concrètes ou électroniques, avec notamment « La fange se farde » (1982), « Dédicace » (1982), « Châteaux de sable » (1985) pour bande seule puis, pour ordinateur « Quinze » (1993). Il s'étonne de l'informatique depuis 1982 et d'internet depuis 1995 où il dépose quelques musiques sans fin. Il élabore en ligne avec Jacques Julien « Escape to quit » (1998) et « Escape to quit II » (2002). À la demande du chorégraphe Dominique Bagouet, il compose pour le spectacle « Mes amis » (1984) d'après Emmanuel Bove et poursuit cette collaboration intense avec « Le crawl de Lucien » (1985) et « Les petites pièces de Berlin » (1988). De 1985 à 1990, il conçoit les musiques pour Michel Kelemenis et aussi, d'autres chorégraphes, récemment Stéphanie Aubin pour le spectacle « Légendes » (2007). Pour La Revue de Littérature Générale, Olivier Cadiot l'incite à écrire « Tidadida » (1995), puis « Realaudio » (1996). Ensuite, pour les adaptations scéniques des livres de Cadiot, il initie la transformation en direct de la voix parlée avec « Le colonel des zouaves » (1997 à 2008), puis « Retour définitif et durable de l'être aimé » (2002) pour laquelle, il est compositeur en recherche à l'Ircam. En coproduction avec l'Ircam en 2005, il conçoit l'installation visuelle et sonore « L'Amiral cherche une maison à louer » pour l'exposition Dada du Centre Pompidou. Lors du Festival international du Documentaire de Marseille 2007, il conçoit à la demande de Jean-Pierre Rehm la programmation de l'écran parallèle « Presto ! » déployant vingt deux films centrés sur le son ou la musique.

En savoir plus sur Gilles Grand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Picq, Charles

Auteur, réalisateur et vidéaste, Charles Picq entre dans la vie professionnelle dans les années 70 par le théâtre et la photographie. Après une reprise  d'études (Maîtrise de Linguistique - Lyon II, Maîtrise des Sciences et Techniques de la Communication - Grenoble III), il se consacre à la vidéo, d'abord dans le champ des arts plastiques à l'Espace Lyonnais d'Art Contemporain (ELAC) et avec le  groupe "Frigo", puis dans celui de la danse.

Dès la création de la Maison de la Danse à Lyon en 1980, il est sollicité pour y entreprendre un travail de documentation vidéo qu'il poursuit toujours depuis. Durant les années 80, marquées en France par l'explosion de la danse  contemporaine et le développement de l'image vidéo, il fait de nombreuses rencontres avec des artistes tels qu'Andy Degroat, Dominique Bagouet, Carolyn Carlson, Régine Chopinot, Susanne Linke, Joëlle Bouvier et Régis Obadia, Michel Kelemenis. Son activité se déploie dans le champ de la création avec des installations et des vidéos en scène, ainsi que dans celui de la télévision avec des spectacles filmés, des recréations et des documentaires. Avec Dominique Bagouet (80-90), la rencontre est particulière. Il documente sa création, l'assiste sur " Le Crawl de Lucien" et co-réalise avec lui les films "Tant Mieux, Tant Mieux" et "10 anges". Dans les années 90, il devient le directeur du développement vidéo de la Maison de la danse et oeuvre, avec le soutien de Guy Darmet et son équipe, pour une place grandissante de l'image vidéo au sein du théâtre à travers plusieurs initiatives:
 

• Il fonde une vidéothèque de films de danse, d'accès public et gratuit. C'est une première en France. Poursuivant la documentation vidéo des spectacles, il en organise la gestion et la conservation.
 •  Il impulse la création d'un vidéo-bar et d'une salle de projection vidéo dédiée à l'accueil scolaire.
 •  Il initie les "présentations de saisons" en image.
 •  Il conçoit l'édition du DVD "Le tour du monde en 80 danses", une vidéothèque de poche produite par la Maison de la Danse pour le secteur éducatif.

Plus récemment, il lance la collection « Scènes d'écran » pour la télévision et le web,  il entreprend la conversion numérique de la vidéothèque et crée le site « numeridanse.tv », vidéothèque internationale de danse en ligne.
 

Ses principaux documentaires sont : "Enchaînement", "Planète Bagouet", "Montpellier le Saut de l'Ange", "Carolyn Carlson, a woman of many faces", "Grand Ecart", "Mama Africa", "C'est pas facile", "Lyon, le pas de deux d'une ville", "Le Défilé", "Un Rêve de cirque".
 Il a également réalisé des films de spectacle : "Song", "Vu d'Ici" (Carolyn Carlson),"Tant Mieux, Tant Mieux", "10 anges", "Necesito" et "So Schnell", (Dominique Bagouet), "Im bade wannen","Flut" et "Wandelung" ( Susanne Linke), "Le Cabaret Latin" (Karine Saporta), "La danse du temps"(Régine Chopinot), "Nuit Blanche"( Abou Lagraa), "Le Témoin" (Claude Brumachon), "Corps est Graphique" (Käfig), "Seule" et "WMD" (Françoise et Dominique Dupuy), " La Veillée des Abysses" (James Thiérrée), Agwa »(Mourad Merzouki), Fuenteovejuna (Antonio Gadès), Blue Lady revisted (Carolyn Carlson)…
 

Source : Maison de la Danse

Faune Fomitch

Direction artistique / Conception : Michel Kelemenis

Chorégraphie : Michel Kelemenis

Assistance à la chorégraphie : Priscilla Danton

Interprétation : Michel Kelemenis

Musique originale : Gilles Grand

Conception vidéo : Charles Picq

Lumières : Evelyne Rubert

Costumes : Dominique Fabregue

Son : CANOPE

Production / Coproduction de l'œuvre chorégraphique : Kelemenis & cie, Biennale Internationale de la Danse de Lyon, Théâtre de l’Agora d’Evry

Durée : 10 minutes

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