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Le Printemps

Ministère de la Culture 1989 - Réalisateur-rice : Hernández, Téo

Chorégraphe(s) : Diverrès, Catherine (France)

Présentée dans la/les collection(s) : Ministère de la Culture

Producteur vidéo : La Sept, Arcanal, Neva, Gédéon

en fr

Le Printemps

Ministère de la Culture 1989 - Réalisateur-rice : Hernández, Téo

Chorégraphe(s) : Diverrès, Catherine (France)

Présentée dans la/les collection(s) : Ministère de la Culture

Producteur vidéo : La Sept, Arcanal, Neva, Gédéon

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Le Printemps

Adaptation  pour l'écran du spectacle Le Printemps, qui débute sur le plan d'un  galop de cheval filmé par Teo Hernandez. Les deux pattes avant de  l'animal, sous l'effet du cadrage et du ralenti prennent étrangement  l'aspect de jambes humaines tendineuses. Dans un processus inverse,  c'est une sorte d'animalité féline mais brutale qui anime les danseurs.  Une danse de l'inquiétante étrangeté.
 

Chaque personnage semble se mouvoir dans des  songes différents que la caméra, après la chorégraphie de Catherine  Diverrès, réunit une nouvelle fois. Les scènes de nuit alternent avec  celles de pleine lumière, les images rougies par les éclairages  sépulcraux avec celles éclaboussées par le soleil. Le film propose un  choix de moments contrastés en écho aux danses parfois tumultueuses de  la chorégraphe, qui portent le corps des interprètes en leurs gouffres  comme en leurs sommets. 


Source : Patrick Bossatti

Diverrès, Catherine

Catherine Diverrès naît en Gironde en 1959, et passe une enfance entre France et Afrique. Dès l'âge de 5 ans, elle se forme à la danse classique auprès de Sylvie Tarraube, puis de Suzanne Oussov, selon la technique Vaganova. Dans le milieu des années 1970 elle aborde les techniques américaines (Limon, Graham, Cunningham, Nikolais), et entre en 1977 à Mudra Béjart.

Elle danse un temps pour les Ballets Félix Blaska (1978) puis pour la compagnie Nourkil – danse-théâtre et pour Elinor Ambasch (1979) avec Bernardo Montet. En 1980 ils intègrent la compagnie de Dominique Bagouet à Montpellier, notamment pour les pièces Grand Corridor et Toboggan. A la suite d'une série d'ateliers, Catherine Diverrès conçoit Une main de sable, création pour cinq danseurs pensée depuis un travail en commun autour des thèmes d'origine et de territoire, qui sera présentée au festival de Montpellier en juillet 1981.

En 1982, Elle s’installe à paris avec Bernardo Montet. Advient la préfiguration de ce qui deviendra le Studio DM, avec la création d'un solo de Catherine Diverrès, Consumer, puis l'obtention d'une bourse d'étude du Ministère de la Culture, leur permettant de se rendre à Kamihoshikawa (Japon) suivre une formation de six mois auprès du maître de butô Kasuo Ohno.

La première pièce officielle du Studio DM, Instance, est créée par Catherine et Bernardo Montet en 1983 à Tokyo, et la légende veut qu'elle laissa « muet le maître du butô en personne. » Elle est suivie du Rêve d'Helen Keller en 1984, conçue par Catherine Diverrès seule, et primée lors du Concours de Bagnolet. Sept autres pièces voient le jour entre 1985 et 1994, faisant l'objet de différentes collaborations. De cette première période de création, on note que Catherine Diverrès continue à danser dans chacune de ses pièces. A ses côtés, Bernardo Montet se pose également comme un collaborateur et interprète d'exception : « Deux danseurs hors pair : elle, lointaine, intouchée, lui, massif et virtuose à la fois, tous deux réunis dans une même façon de ployer le corps et de passer avec aisance de la lenteur la plus suspendue à la brutalité la plus vive » (Chantal Aubry).

Le studio DM – où désormais chacun des deux chorégraphes signe ses propres pièces - acquiert progressivement une reconnaissance critique, publique et institutionnelle : les spectacles font la une des festivals les plus prestigieux d'Europe (Avignon, Montpellier, SIGMA à Bordeaux, Sringdance à Utrecht, Glashuset à Stockholm, Festwoch à Berlin…), et sont montés grâce à différentes coproductions (CAC d'Orléans, Théâtre de la Ville, Quartz de brest, CNDC d'Angers, …).

En 1994, Catherine Diverrès et Bernardo Montet sont nommés codirecteurs du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, que Catherine Diverrès continuera à diriger seule à compter de 1998. Ce qui, peut-être, détermine le plus pertinemment cette période tient probablement à l'incursion de textes poétiques ou philosophiques dans les créations. Si l'incursion de textes n'est certes pas nouvelle dans les œuvres de Catherine Diverrès, du moins prend-elle, dans ces années-là, un tour essentiel dans les enjeux, artistiques comme de réflexion, portés par la chorégraphe. Il paraît nécessaire de souligner l'importance de la pratique de l'écriture chez Catherine Diverrès. Les archives des documents artistiques de la chorégraphe montrent assez l'ampleur et la qualité de son implication dans les éditoriaux des Lettres du CCNRB comme dans les dossiers de création : toutes les notes d'intention des pièces, exclusivement rédigées par elle, témoignent d'une grande exigence et d'une rare clarté de pensée. 

L'année 2008 est marquée par le retour au statut de compagnie indépendante, que Catherine Diverrès nomme Association d'octobre. La première pièce créée après le départ du CCNRB, Encor (2010), est une commande de la Biennale de danse de Lyon dont c'est alors la dernière édition pour son fondateur Guy Darmet. C'est d'ailleurs ce dernier qui lui suggérera ce titre, telle une pirouette actée et symbolique à leurs départs respectifs. 

En 2012 est créé le solo O Senseï, dansé par Catherine Diverrès. Il s'agit d'une commande du CDC-Les Hivernales, que la chorégraphe conçoit en hommage à Kasuo Ohno, mort en 2010. Ce solo constitue actuellement la seule pièce dansée par Catherine Diverrès. La dernière pièce à ce jour date de 2013 : Penthesilée, créée au Théâtre Anne de Bretagne, renoue avec le format de pièce de groupe, en réunissant sur scène une équipe de neuf danseurs. 


Source :  Alice Gervais-Ragu 

Hernández, Téo

Teo Hernandez est né le 23 Décembre 1939 à Ciudad Hidalgo, au Mexique. Après des études en architecture, il fonde avec un ami le C.E.C (Centro Experimental de Cinematografia), à Mexico. En 1960, l'Institut Français de l'Amérique Latine finance le premier projet du groupe, un documentaire qui restera inachevé.
Il s'installe à Paris en 1966. De 1968 à 1975, il réalise des films en super 8 à Londres, Paris au Maroc et au Danemark. Puis accompagné de Michel NEDJAR avec qui il tourne "Michel là-bas" au maroc, il voyage durant six ans en Inde, au Népal, en Grèce... De retour à Paris, il réalise Salomé (1976), qui s'apparente à l'esprit d'Oscar Wilde. Il rencontre Gaël BADAUD, avec qui il commence une longue série de collaborations où des éléments de son propre vécu sont incorporés aux films. En 1977, il réalise Cristo, qui fera partie d'une trilogie sur la passion avec Cristaux et Lacrima Cristi. En 1980, avec ses amis (Nedjar, JAKOBOIS et Badaud) il fonde le groupe MétroBarbèsRochechou Art.
"Jusqu'à sa mort en 1992, Teo a continué à réaliser une oeuvre inextricablement liée à sa vie. Sa vie et son oeuvre furent minutieusement consignées dans son journal ainsi que dans les dossiers préparatoires de ses films. Cette écriture est parsemée de poèmes et proses poétiques où il nous parle de son vécu et de ce que le cinéma veut dire pour lui." 


Xochitl Camblor-Macherel

Le Printemps

Chorégraphie : Catherine Diverrrès

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