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Abraço

CN D - Centre national de la danse 2005 - Réalisateur-rice : Pasquier, Arnold

Chorégraphe(s) : Desprairies, Julie (France)

Producteur vidéo : Compagnie des prairies

Abraço

CN D - Centre national de la danse 2005 - Réalisateur-rice : Pasquier, Arnold

Chorégraphe(s) : Desprairies, Julie (France)

Producteur vidéo : Compagnie des prairies

Abraço

Abraço (2005) est un court métrage de Julie Desprairies et Arnold Pasquier. Il est tiré de "Vue sur la mer", pièce chorégraphique conçue par Julie Desprairies, en collaboration avec Wesley Anchieta Carneiro, Karina dos Santos Machado, Dayana Lima, Nedjma Merahi, Arnold Pasquier, Rosimere Silva de Barros, Astrid de Toledo. Il a été tourné en octobre 2005 à l’Aéroport Santos Dumont, Rio de Janeiro, Brésil. 

Note d’Arnold Pasquier en 2019 : 

"Le spectacle de Julie Desprairies a été créé pour l’ensemble des espaces publics de l’aéroport Santo Dumont construit en 1937 par les frères Roberto en bordure du centre-ville de Rio de Janeiro. C’est un bon exemple de l'architecture moderniste brésilienne. Le parcours chorégraphique prenait en compte les caractéristiques spatiales et formelles du bâtiment. Proposée sous la forme d'une traversée de l'entrée nord de l'aéroport au belvédère sur la piste de d'atterrissage et de décollage, la danse déployait des propositions intimes ou spectaculaires.
Autant que je me le rappelle, c’est moi qui ai proposé une improvisation sur le thème de l’au revoir à la porte des départs, interprétée par Nedjma Merahi & Wesley Anchieta Carneiro. L’idée était de mettre en rapport la dynamique des flux des voyageurs et la lenteur sentimentale de deux amants qui s’effondrent doucement au sol. Le contraste se voulait saisissant. C’est très certainement inspiré du langage du Tanztheater de Pina Bausch, et ce qui m’incite à croire que j’ai, en effet, proposé cette action. Cependant, je ne me rappelle plus pourquoi avoir suggéré d’en faire un film… Sans doute parce que la durée de l’action, le cadre du hall des départ appelait un film de court métrage, unique trace vidéo de ce travail in situ." 

Desprairies, Julie

Après des études de théâtre et d’arts plastiques, elle crée son premier spectacle en 1998 dans des carrières de pierre du Pont-du-Gard. Matériaux, usages et spécificités du site sont à l’origine de son travail. Elle affirme sa démarche contextuelle en l’appliquant à plusieurs architectures modernes et contemporaines. Ses chorégraphies sont écrites et présentées dans les bâtiments, dont les caractéristiques spatiales, historiques, humaines orientent ses choix dramaturgiques, plastiques et chorégraphiques. Elle revendique une danse appliquée (comme on parle d’« art appliqué »), le corps servant d’outil de mesure des espaces construits. Il s’agit pour elle de rendre visible le mouvement des lieux.

Son goût des gestes prélevés dans les lieux qu’elle investit l’amène à s’intéresser aux gestes du travail. Elle associe très souvent à ses créations les personnes rencontrées sur place (140 habitants et commerçants des Gratte-ciel de Villeurbanne, 192 amateurs et employés de l’Opéra de Lyon). Si ses pièces s’inscrivent dans des lieux publics, elle développe des projets déclinables, autour du paysage et de l’agriculture ou sur le thème de la fête foraine.

Elle a réalisé un Atelier de création radiophonique pour France Culture et trois films: « Autour du parc » à la Villeneuve de Grenoble avec Louise Narboni, « Cinq points de vue autorisés » sur les Courtillières, avec Vladimir Léon et « L’Architecte de Saint-Gaudens », avec Serge Bozon. Elle a monté plusieurs projets à l’étranger en invitant des danseurs autochtones. Elle a écrit un « Manuel d’entraînement régulier du danseur urbain » et prépare actuellement « Danser l’architecture », à paraître en 2017.


Source : Site de la Compagnie des prairies


En savoir plus : compagniedesprairies.com

Pasquier, Arnold

Arnold Pasquier est un vidéaste et réalisateur de cinéma, né en 1968 à Paris. Il est l’auteur d'une œuvre qui couvre les champs de la fiction, du documentaire, de l'essai et du cinéma expérimental. Il partage son activité entre projets personnels, enseignement et collaborations en tant que chef-opérateur et monteur. 

Dès ses études d’arts plastiques et de cinéma, il réalise des essais en Super 8 et en vidéo où il mêle journaux filmés et fictions. À vingt ans, il se rapproche de la danse contemporaine et collabore avec des chorégraphes comme documentariste (Mathilde Monnier, Josef Nadj, Dominique Boivin, Christian Rizzo) et comme danseur (Ami Garmon, Régis Huvier, Felix Ruckert, Julie Desprairies). 

En 1997, il est résident au Fresnoy, Studio national des arts contemporains à Tourcoing. En 2004, à la faveur d’une bourse « Villa Médicis hors-les-murs» de l’AFAA, il réalise au Brésil le film de long métrage « Celui qui aime a raison ».  Cette expérience marque un intérêt pour la représentation de la ville et de l’architecture qui se développera notamment avec « L'Italie »  (2012) ou « Borobudur » (2015), et avec plusieurs projets en lien avec l'oeuvre et la pensée de l'architecte Lina Bo Bardi (2016-2019). 

Biographie sensible d’Arnold Pasquier par lui-même (2019) : 

« Être né rue des Martyrs à Paris ne lui porte pas ombrage. Il passe les premières années de sa vie à jouer, à Paris puis à Yerres, charmante ville de banlieue, avantageusement proche de la capitale. Il aime alors les châteaux-forts et déjà Venise, les ruines, et veut être archéologue. Il incommode les guides de ses questions pressantes et toujours pertinentes lors de visites de sites remarquables, et son père n’hésite pas à le réveiller tôt un dimanche matin pour écouter le cinéaste Jean Renoir parler à la radio. Sa cinéphilie est dévorante et il voue un culte païen à quelques actrices, quelques acteurs, quelques films. Tous les matins sous la douche, il répète la bande-son du film "Les Enfants du paradis". Après s’être essayé à plusieurs sports, c’est la natation qui a ses faveurs et il s’entraine régulièrement au niveau régional puis national. L’option "Arts plastiques" qu’il choisit pour entrer en  seconde au Lycée de Montgeron lui offre des rencontres essentielles. Il s’essaye à la création de costumes, tout d’abord pour s’habiller, puis pour agencer des défilés-spectacles qui sont autant d’occasions de convoquer sa cinéphilie et les arts. A Senigallia, en Italie, il rencontre la belle Angela qui est son inspiratrice, son modèle, son actrice. Pour elle, il fait des robes, des films et l'évoque dans son premier roman, "Période Simple", qui rassemble, dans une maison de banlieue, une bande d’amis et d’amants. Sa disparition, sidérante et brutale, remue le champ de ses attentions. Il abandonne la mode qui le lui rend bien, transforme son manuscrit de roman en un scénario de long-métrage et s’adonne plus que jamais aux arts. Il découvre la danse contemporaine dont les spectacles l’enchantent. Il s’en approche en la filmant puis en dansant. La chorégraphie est un contour de son travail et elle s’invite dans l’ensemble d’une œuvre qui croise art vidéo, fiction, documentaire, émission de radio, spectacle. Il collabore régulièrement sur des films comme chef-opérateur ou monteur et enseigne le cinéma dans des écoles d’art, de design et d’architecture. Cette dernière discipline, l'architecture, rassemble en un même lieu ce qui l’attire aujourd’hui : une scène où se construit le rapport entre un lieu et un corps. » 

Source : https://arnoldpasquier.com 

Abraço

Direction artistique / Conception : Julie Desprairies, Arnold Pasquier

Chorégraphie : Julie Desprairies

Interprétation : Nedjma Merahi, Wesley Anchieta Carneiro

Production / Coproduction de l'œuvre vidéo : Arnold Pasquier

Durée : 13 minutes

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