Aller au contenu principal
Retour à la recherche
  • Ajouter à la playlist

Odile Duboc, une conversation chorégraphique

Odile Duboc, une conversation chorégraphique

Odile Duboc, une conversation chorégraphique

Cette « conversation », à laquelle participent également plusieurs danseurs et l'éclairagiste Françoise Michel, est centrée sur la reprise en 2003 de Projet de la matière (1993).

Par des va-et-vient entre séquences de la pièce, temps de répétitions ou travail en atelier, le film permet d'appréhender la singularité de cette œuvre dans le parcours d'Odile Duboc, tout en offrant une plongée dans son univers. Projet de la matière a été « l'occasion de donner corps à des intuitions que j'avais depuis longtemps » confie la chorégraphe.

La création de cette « pièce d'états » a été précédée par une longue période d'expérimentation, sans autre direction que le désir de faire apparaître la « liquidité » du corps, son organicité, sa matérialité. Odile Duboc a d'abord fait travailler les danseurs avec des « objets tactiles » conçus par la plasticienne Marie-José Pillet – un coussin d'air, un matelas d'eau, des plaques de tôle. Puis elle leur a demandé de se remémorer les sensations éprouvées, mais en jouant avec la gravité, indépendamment des objets utilisés au préalable. Autrement dit à partir de masses et de volumes, d'effets de contact, de résistance, de frottement ou encore d'impulsions imaginaires. Les mouvements et « poses de corps » révélés par ce processus ont été d'une telle richesse qu'ils sont devenus le matériau exclusif de ce « Projet » que Duboc voit comme « ma danse écrite par les danseurs ».


Source : Myriam Bloedé

Duboc, Odile

Née en 1941, Odile Duboc baigne dès son plus jeune âge dans la danse classique avant de découvrir d'autres formes de danse. Dans les années 1970, elle crée à Aix-en-Provence sa propre école : les Ateliers de la danse. En 1983, elle crée à Paris, avec la créatrice lumières Françoise Michel, une compagnie baptisée « Contre Jour », en clin d'œil à leur collaboration. Elle est nommée en 1990 directrice du Centre chorégraphique national (C.C.N.) de Franche- Comté à Belfort, après le grand succès de sa pièce « Insurrection » (1989).
Au sein du C.C.N., elle crée plusieurs œuvres chorégraphiques très remarquées comme «Projet de la matière» (1993), «Trois boléros» (1996) ou «Rien ne laisse présager de l'état de l'eau» (2005), tout en honorant diverses commandes extérieures, avec Ludovic Lagarde notamment, tant dans le monde théâtral qu'à l'opéra, ou encore pour d'autres compagnies de danse (Ballet de l'Opéra de Paris, Ballet du Rhin, Opéra de Lyon, etc.).

Avec son équipe du Centre chorégraphique de Belfort, elle organise aussi de nombreuses actions favorisant le développement de la culture chorégraphique auprès des divers publics de la danse, et crée des événements dont certains associent de nombreux amateurs (« La Pierre et les songes » par exemple, en 2007).
Elle quitte le 31 décembre 2008 la direction du Centre chorégraphique national de Franche- Comté, auquel a été attaché pendant toute cette période le nom de sa compagnie, et prépare en 2009 la reprise de la pièce phare « Insurrection ».

Elle est décédée à Paris le 23 avril 2010 alors qu'elle préparait une création au Centre Pompidou sur une partition de Pierre Boulez.

Source : document de présentation des fonds d'archives et collections particulières, CND, 2010

Odile Duboc, une conversatioin chorégraphique

Direction artistique / Conception : Laszlo Horvath (réalisation)

Chorégraphie : Odile Duboc

Production / Coproduction de l'œuvre vidéo : Pyramide production, Images Plus, Contre Jour/O. Duboc, CCN de Franche-Comté / Participation : CNC, CR Limousin, CND

Durée : 56'

Nos suggestions de themas et videos

Aucun Résultat

En naviguant sur ce site, vous reconnaissez et acceptez l'usage de cookies pour faciliter votre navigation.
Vous pouvez bloquez ces cookies en modifiant vos paramètres de sécurités de votre navigateur ou en cliquant surce lien.
J'accepte En savoir plus