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Choreographer

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Genèse des oeuvres

02:59

Babel (words)

Jalet, Damien (Belgium)

09:09

Faux mouvement

Lambert, Fabrice (France)

06:25

Laisser frémir

Touzé, Loïc (France)

08:08

Une hypothèse de réinterprétation

Quaglia, Rita (France)

01:10:43

Mammame [Le desert d'Arkadine, acte1]

Gallotta, Jean-Claude (France)

38:44

L'Enfance de Mammame

Gallotta, Jean-Claude (France)

05:18

Faune Fomitch / variation

Kelemenis, Michel (France)

05:25

Rosas danst Rosas

De Keersmaeker, Anne Teresa (Belgium)

26:00

I’m going to toss my arms, if you catch them they’re yours

Brown, Trisha (France)

2011 - Réalisateur-rice : Riolon, Luc

Chorégraphe(s) : Brown, Trisha (United States)

Déposé par Maison de la Danse de Lyon

Producteur : Scènes d'écran 24 images
Découvrir l'œuvre dans la vidéothèque
12:00

De la composition en temps réel - Joao Fiadeiro

Fiadeiro, João (France)

Genèse des oeuvres

2018 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Cherkaoui, Sidi Larbi (Belgium) Lambert, Fabrice (France) Quaglia, Rita (Italy) Gallotta, Jean-Claude (France) Kelemenis, Michel (France) De Keersmaeker, Anne Teresa (Belgium) Monnier, Mathilde (France) Brown, Trisha (United States) Fiadeiro, João (Portugal) Wolliaston, Elsa (France) Touzé, Loïc (France)

Auteur : Centre national de la danse
en fr

Découvrir

 Le déroulement du processus de création varie sensiblement selon les chorégraphes. En danse contemporaine, le choix du processus à mettre en œuvre fait partie intégrante de la création. Selon les artistes, les différentes étapes que sont la conception, la structuration et les répétitions se chevauchent, se suivent ou se confondent. Elles n’ont pas forcément la même importance.  

Le travail avec les danseurs joue parfois un grand rôle dans la structuration d’une œuvre ou, au contraire, permet surtout de concrétiser ce qui a été décidé en amont par le chorégraphe. Enfin certaines propositions, notamment dans la « composition en temps réel » ou dans l’improvisation, s’appuient sur l’élaboration de la chorégraphie devant les yeux des spectateurs.

Description

 Babel (Words) - Sidi Larbi Cherkaoui

Parfois ce sont des mythes qui inspirent une création. Selon son dramaturge, le spectacle Babel (words) « prend pour point de départ l’instant précis du récit de la Tour de Babel où Dieu punit ceux qui ont élevé une tour en son nom, entraînant le chaos en les divisant selon des langues, des cultures et des pays différents »1. Pour cette création, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui a rassemblé dix-huit artistes venant de treize pays, parlant quinze langues et représentant sept religions ; ils deviennent les témoins contemporains des effets de ce moment mythique où les hommes perdent leur langue commune et se distinguent selon des données culturelles et géographiques.  

Faux mouvement - Fabrice Lambert

Le point de départ d’une chorégraphie peut concerner prioritairement le corps. L’idée première de la création Faux mouvement relève de cette interrogation : quels sont les enjeux et les nécessités d’un engagement physique ? Pour le chorégraphe Fabrice Lambert, une partie de la réponse se trouve dans la prise en compte de ce que l’on nomme les « faux mouvements ». Il décide de se livrer à une exploration de l’accident et de ce qui nous échappe corporellement. Ce pourrait être le traitement physique de ce qu’est le lapsus dans le langage ! La notion de « faux » est ici un facteur de découverte.  

Une hypothèse de réinterprétation - Rita Quaglia

Rita Quaglia, elle, a l’idée de créer l’œuvre Une hypothèse de réinterprétation après avoir apprécié un spectacle faisant appel à plusieurs danseurs. La création s’est construite sur son désir de mettre en résonance les rôles de spectateur, de danseur et de créateur. Son enjeu réside dans la réinterprétation d’une œuvre collective par un témoin-passeur unique.

Rita Quaglia décide de situer sa proposition entre la forme d’un documentaire et celle d’une performance. La danseuse se questionne certes sur sa fonction de spectatrice, mais aussi sur son métier d’interprète : « L’œuvre ne réinterroge pas seulement ma mémoire, mais aussi celles des interprètes ayant participé à la création d'origine, interprètes que j'ai interviewées une à une pour mieux comprendre comment elles s'étaient confrontées aux différentes propositions de travail et comment à chaque représentation, elles œuvraient intimement pour rendre lisible en scène le propos chorégraphique. »2

Mammame - Jean-Claude Gallotta

Parfois une œuvre qu’il a créée dans le passé pousse un chorégraphe à en proposer une nouvelle version. Jean-Claude Gallotta a présenté Mammame en 1985. Il l’a actualisé en 1998 et puis il en a conçu une adaptation pour le jeune public, intitulée L’Enfance de Mammame, en 2002.  

Faune Fomitch / Variation - Michel Kelemenis

De nombreux chorégraphes créent à partir d’une œuvre de référence de l’histoire de la danse. Michel Kelemenis conçoit en 1988 une version contemporaine de l’Après-midi d’un faune, le célèbre ballet de Vaslav Nijinski. Il la nommera Faune Fomitch. L’enjeu de la forme « solo » est prépondérant pour le chorégraphe et sa transmission à un autre interprète en 2011 devient un moment ambigu. En effet, Michel Kelemenis assimilait Faune Fomitch à « l’instant de rupture où Nijinski, entrant en chorégraphie, détruit sa propre image de danseur »3. La transmission à Thomas Birzan pour lequel il crée Faune Fomitch / variation en modifie l’enjeu initial et introduit une réelle variation dans l’œuvre. Le point de départ repose à nouveau sur une chorégraphie antérieure, mais dans un dessein différent.  

Rosas danst Rosas - Anne Teresa de Keersmaeker

Les modes de structuration d’une œuvre chorégraphique sont évidemment multiples, et l’un d’entre eux, le principe de répétition, est fréquemment utilisé en danse contemporaine. Anne Teresa de Keersmaeker s’en est largement emparé et le titre même de sa pièce Rosas danst Rosas en témoigne. La chorégraphe belge travaille sur la répétition d’une phrase de mouvements et sur ses variations dans le temps et l’espace. La chorégraphe nous explique que « la musique répondait à une structure temporelle très stricte et la chorégraphie suivait les mêmes structures purement mathématiques, mais à l’intérieur de cette chorégraphie bougeaient quatre personnes bien vivantes »4. La répétition devient ainsi un moyen de donner toute sa place à un détail, mais elle est aussi une machine hypnotique qui saisit le spectateur dans le suspense de ce qui va se modifier.

Tempo 76 - Mathilde Monnier

Un autre procédé de composition chorégraphique est celui de l’unisson. Il a été fortement remis en cause, dès le début des années 1980, par de nombreux créateurs, sans doute par méfiance envers les phénomènes de masse. Dans Tempo 76, la chorégraphe Mathilde Monnier souhaite « réinterpréter une forme esthétique délaissée afin de la réinterroger, de la détourner de son contexte initial et de l'emmener dans une démarche aventureuse porteuse de sens »5.  

I’m going to toss my arms - Trisha Brown

Le processus de création de I’m going to toss my arms a commencé par « une très longue improvisation dirigée par Trisha Brown dont le thème était ce que peut être une sculpture en mouvement ». Les éléments issus de cette première improvisation ont ensuite été travaillés et les danseurs se sont également appuyés sur un dessin de Trisha Brown pour composer d’autres matériaux. Une fois la construction de la pièce achevée, il est devenu important de retrouver « l’idée, les mots et les images » qui avaient soutenu le travail de création, dans le temps de la représentation.

De la composition en temps réel - Joao Fiadeiro

Le processus de création se partage généralement entre le moment de la conception, celui de sa concrétisation, puis celui de la représentation. Mais plusieurs chorégraphes aiment donner de la souplesse aux rouages du spectacle. Le chorégraphe portugais Joao Fiadeiro s’exprime ici sur les modalités et les finalités de la composition en temps réel. Il explique sa démarche où le choix réside dans la façon dont on prend en compte, ou non, l’imprévu, l’accident. Loin d’être un laisser faire, la composition en temps réel témoigne de la concomitance du passé, du présent et du futur, dans nos choix comme dans nos actes.

Laisser frémir - Elsa Wolliaston et Loïc Touzé

La composition en temps réel comporte une part d’improvisation tout en revendiquant une écriture dans le temps. En revanche, l’improvisation pure relève d’autres enjeux. Les improvisations se font la plupart du temps en dialogue avec des musiciens. Dans Laisser frémir, les danseurs et chorégraphes Elsa Wolliaston et Loïc Touzé improvisent avec la contrebassiste Joëlle Léandre et l’accordéoniste Pascal Contet. Chacun joue, parle, danse. L’improvisation est passionnante quand elle est un défi : celui de se risquer à côté de sa fonction, de ses compétences, de son talent. Pour les faire éventuellement resurgir ou exploser.  


1 Présentation de la création – dossier de presse


2 Rita Quaglia, présentation de la création - www.avantscene.com


3 Voir : www.kelemenis.fr


4 Thierry de Mey, compositeur, cité par Geisha Fontaine in Les Danses du temps, Centre national de la danse, Pantin, 2004, p.186.


5 Mathilde Monnier, présentation de Tempo 76 - www.mathildemonnier.com

Plus d'information

 Le Centre national de la danse (CND) est un centre d’art pour la danse. C’est une institution dépendant du ministère de la Culture et de la Communication français et dévolu à la danse sous tous ses aspects : la promotion de spectacles et de chorégraphes, la diffusion de la culture chorégraphique, la création artistique, et la pédagogie.


Le Parcours "Genèse des œuvres" a pu voir le jour grâce au soutien du Secrétariat général du Ministère de la Culture et de la Communication - Service de la Coordination des politiques Culturelles et de l'Innovation (SCPCI)  

Auteur

Centre national de la danse

Générique

Sélection des extraits
Centre national de la danse
 

Textes

Centre national de la danse
 

Production
Maison de la Danse

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