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Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting eachother

Maison de la danse 1999 - Réalisateur-rice : Rebois, Marie-Hélène

Chorégraphe(s) : Orlin, Robyn (South Africa)

Présentée dans la/les collection(s) : Maison de la danse , Saisons 1990 > 1999

Producteur vidéo : Les films Pénélope

Vidéo intégrale disponible à la Maison de la danse de Lyon

en fr

Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting eachother

Maison de la danse 1999 - Réalisateur-rice : Rebois, Marie-Hélène

Chorégraphe(s) : Orlin, Robyn (South Africa)

Présentée dans la/les collection(s) : Maison de la danse , Saisons 1990 > 1999

Producteur vidéo : Les films Pénélope

Vidéo intégrale disponible à la Maison de la danse de Lyon

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Daddy I've seen this piece...

 

DADDY, I'VE SEEN THIS PIECE SIX TIMES AND I STILL DON'T KNOW WHY THEY'RE HURTING EACHOTHER

Chorégraphie Robyn Orlin

« Daddy... », pièce pour six danseurs créée à Johannesburg en 1998, est l'œuvre qui a propulsé Robyn Orlin sur le devant de la scène en Europe. Depuis son premier passage à La Filature de Mulhouse en avril 2000 et au Théâtre de la Ville en avril 2001, cette pièce a tourné continuellement dans le monde. Commandée par le FNB Vita Dance Umbrella,« Daddy... »  a remporté le troisième prix des Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien en 1999, le prix Jan Fabre de l'oeuvre la plus subversive aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis en 2000 et, à Londres, le Laurence Oliver Award de la réalisation la plus marquante de l'année en 2003.

Sources : Compagnie Robyn Orlin

Presse

« Un ring est dressé sur la scène du théâtre où sont rassemblés spectateurs et danseurs [...] La scène, pour cette fois, n'est pas sacrée : le public partage l'espace de la performance et y vaque aussi librement qu'il peut se l'autoriser [...] Daddy... met en scène cinq performers (danseurs - acteurs) dans l'attente de leur chorégraphe qui n'arrivera pas. Le spectacle lie une gerbe de saynètes qui, sous la houlette du très drôle Gerard Bester, en manager paniqué à l'idée d'avoir à faire du remplissage, s'enchaînent comme autant de délicieux fiascos. «Sorry, we're a very young democracy» («Désolé, nous sommes une toute jeune démocratie»), s'excuse-t-il. Chaque raté est en fait l'occasion d'une nouvelle donne, le redéploiement d'un jeu de possibilités. »

Annie Suquet, La Croix, 17 avril 2001

« Avec beaucoup d'intelligence, Robyn Orlin choisit le symbole du ballet, fer de lance de la culture blanche face aux danses de “ sauvages ” (l'artiste a été nourrie aux arabesques, avant de partir à Londres, puis à Chicago étudier la danse contemporaine), pour dénoncer tout ce qui lui donne de l'urticaire. Citons la scène, déjà anthologique, au cours de laquelle la superbe Nelisiwe Xaba, en tutu banc, saupoudre le sol de farine à l'aide d'une large passoire, dessinant des espèces de fleurs de givre, puis recouvre intégralement chaque centimètre de sa peau noire. C'est Le Lac des cygnes version Orlin, le cygne blanc et le cygne noir réunis en une même femme. Dispositif scénique, lumières, tout concourt à cette magie symboliquement “ cannibale ”. Outrance, audace à jouer sur les clichés de l'inconscient, Robyn Orlin prend tous les chemins pour éviter les bons sentiments de ce que l'on appelle un peu trop facilement le post-Apartheid [...] Tout est mouvement, affolement. Tout est visuel aussi. Couleur rouge de piles d'assiettes, alignées patiemment au sol avant d'être envoyées au diable d'un coup de pied indifférent. Blanc de la farine passée au tamis, comme au village. Jaune des canards électriques qui singent les cygnes du ballet classique.Tissus tachetés de léopard avec figures de lions. Combinettes à motifs coquelicots. Bon goût, mauvais goût ? Là n'est pas la question.Tout participe à la vie, qui fait et défait. Aux histoires toujours bonnes à rappeler : le Sénégal, l'esclavage. Et aussi au petit rajout, bien envoyé, adapté à la situation française, sur le sort ironique de nos sans-papiers. Mais, attention, pas de morale, pas de leçon [...] On rit toujours autant, mais on comprend mieux où Robyn Orlin veut nous emmener : dans un monde d'authentique fraternité. Please my Darling, tell me you like me too, comme le dit, si bien, la dernière chanson ».

Dominique Frétard, Le Monde, 14 avril 2001

Générique

Chorégraphie, scénographie, costumes et décor Robyn Orlin
Extrait de "Points de vue d'Afrique"
Réalisation Marie-Hélène Rebois date du document vidéo 1999 production Les Films Pénélope, ARTE France
Durée 100 minutes Dernière mise à jour : Janvier 2011

Orlin, Robyn

Née en 1955 à Johannesburg, Robyn Orlin a bénéficié de bourses d'études à Londres (London Contemporary Dance School) puis à Chicago (School of Art Institute).

 Depuis sa première performance à Johannesburg en 1980, elle est devenue, tout en tentant de redéfinir la chorégraphie et l'art de la scène dans son pays, une des chorégraphes les plus engagées contre l'apartheid.

 Partant du principe que « la danse est politique », elle prend en considération dans ses créations la situation sociale et culturelle de l'Afrique du Sud : ses influences, son histoire, ses clivages et ses ruptures. La chorégraphe crée ainsi « une danse iconoclaste qui met les pieds dans le plat », une danse - chronique de la société sud-africaine d'aujourd'hui maniant avec talent l'ironie et la dérision, une danse brassant sans vergogne références et identités, alliant les cultures traditionnelles populaires et la radicalité des avant-gardes, une danse capable de briser la frontière artistes – public en remettant le spectateur au cœur de la création.

 Robyn Orlin vient pour la première fois en France en avril 2000 à l'invitation de la Filature, scène nationale de Mulhouse avec « Daddy, I've seen this piece six times before... »
   La reconnaissance est immédiate : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint- Denis, Festival Montpellier danse,Théâtre de la Ville, puis des tournées dans le monde entier.

 En 2004, Robyn Orlin participe à l'inauguration du Centre national de la danse à Pantin et crée un solo pour Sophiatou Kossoko dans le cadre du Vif du Sujet.

De septembre 2005 à la fin 2007, Robyn Orlin est accueillie en résidence au Centre national de la Danse de Pantin. En 2005 elle crée « When I take off my skin and touch the sky with my nose, only then I can see little voices amuse themselves... » pièce avec 6 chanteurs d'Opéra sud-africains, puis durant l'été, « Hey dude... i have talent... i'm just waiting for god...,» un solo pour la danseuse-chorégraphe Vera Mantero. « Dressed to kill... killed to dress ...” pour des Swenkas sud-africains, est créée en février 2008 au Festival Dance Umbrella de Johannesburg et est présentée en tournée européenne (Paris, Liège, Luxembourg, Bruxelles, Vienne ...). Robyn Orlin créée une mise en scène de “Porgy & Bess” à l'Opéra Comique à Paris en juin 2008. “Walking next to our shoes... intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking...” met en scène les chanteurs de la chorale Phuphuma Love Minus et est créée en février 2009 au festival Dance Umbrella de Johannesburg et reprise dans le cadre du Festival Banlieues Bleues au Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis. En septembre 2009, Robyn Orlin crée une pièce au Louvre, avec huit gardiens du musée : “Babysitting Petit Louis”. En 2010, elle crée un solo avec le danseur de hip-hop Ibrahim Sissoko : “Call it... kissed by the sun... better still the revenge of geography” et reprend “Daddy...” au festival Les Hivernales à Avignon et à la Grande Halle de la Villette à Paris.

Les titres et récompenses que reçoit Robyn Orlin pour son travail sont nombreux. En 1999, elle obtient le troisième prix aux Rencontres chorégraphiques de l'Afrique, et en 2000 le prix Jan Fabre de l'œuvre la plus subversive aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Robyn Orlin a été nommée Chevalier dans l'Ordre National du Mérite le 28 février 2009 par Denis Pietton, Ambassadeur de France à Johannesburg.

En savoir plus :

Ressource électronique de la médiathèque du Centre national de la danse
http://mediatheque.cnd.fr/spip.php?page=mediatheque-numerique-ressource&id=PHO00003887

En savoir plus : robynorlin.com

Rebois, Marie-Hélène

Marie-Hélène Rebois est une réalisatrice française née à Nancy.
Parallèlement à des études littéraires (khâgne, maîtrise de lettres, d'histoire de l'art et de philosophie) et à une formation théâtrale auprès du metteur en scène Jean-Marie Villégier et du Festival international de théâtre de Nancy, sa ville natale, Marie-Hélène Rebois réalise ses premiers courts métrages et devient cinéaste.
Elle développe dans ses films ses thèmes favoris, toujours à l'articulation du social et de la création artistique : il y sera question de sagas familiales, de voyages intérieurs, de religion, d'écriture, de musique, de peinture, d'opéra et de danse.
Elle collabore au travail pédagogique du département réalisation de La Femis de 1992 à 1997.
Elle travaille un an avec le Festival Montpellier Danse pour réaliser un film sur l'histoire du festival (« Montpellier Danse 1980-2000 ») et une soirée spéciale pour Arte (« Montpellier Danse 2000, points de vue d'Afrique »). Ce programme a obtenu une mention spéciale au 11e Grand Prix international vidéo danse.
En 2003, son film « Ribatz, Ribatz ou le Grain du temps » obtient le prix de la sélection française du Festival international de cinéma de Marseille.
Elle a aussi réalisé pour le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris un film sur l'analyse du corps dans le mouvement dansé : « Le Geste créateur » et, pour la SACD, un court métrage sur un numéro de cirque « Rondeau pour un fardeau », numéro de portés, ainsi que des portraits de la pianiste Vanessa Wagner, du chorégraphe Jean-Claude Gallotta et de la marionnettiste italienne Laura Kibel.
Dans « Dialogue avec les fauves », diffusé sur Arte, elle montre jusqu'où l'homme peut aller dans la communication avec les fauves, avec quel langage et quelle gestuelle.
« Noces d'or, la mort du chorégraphe », diffusé sur France 2, est le dernier volet de la trilogie que Marie-Hélène Rebois a imaginée et commencée après la mort du chorégraphe français Dominique Bagouet (les deux premiers volets étant « Histoire d'une transmission », « So Schnell à l'Opéra », 1999, et « Ribatz, Ribatz et le Grain du temps », 2003).
Elle a réalisé depuis pour Arte trois documentaires : « Maguy Marin, la danse cachée », « Montpellier Danse, 1980-2010, Zigzag, pour les 30 ans du Festival Montpellier Danse » et « Merce Cunningham, la danse en héritage », où elle suit l’ultime tournée rendant hommage à celui qui fut l’un des artistes majeurs du XXe siècle. Alternant moments de répétition, images d’archives et entretiens, son film pose la question de la transmission d’un patrimoine proprement immatériel.
En 2016, son dernier film, « Dans les pas de Trisha Brown », a été sélectionné au Festival international de cinéma de Marseille.


Sources : Ardèche Image ; Film-documentaire.fr ; CMCA

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