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Faire kifer les anges

Numeridanse 1996 - Director : Thorn, Jean-Pierre

Choreographer(s) : Nuissier, Gabin (France) Khelifi, Karima (France)

Present in collection(s): Numeridanse

Video producer : Agat Films ex nihilo, la sept Arte

en fr

Faire kifer les anges

Numeridanse 1996 - Director : Thorn, Jean-Pierre

Choreographer(s) : Nuissier, Gabin (France) Khelifi, Karima (France)

Present in collection(s): Numeridanse

Video producer : Agat Films ex nihilo, la sept Arte

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Faire kifer les anges

Depuis 15 ans - du Bronx aux Minguettes - dans les souterrains des villes et leurs banlieues - s’est imposé un mouvement artistique rebelle, le “Mouv’ Hip Hop” qui, à travers “graffs”, “rap” et “street dance” permet à toute une jeunesse exclue de dire : “J’existe !”. 

Qui sont les danseurs de ce “mouv” ? Leurs parcours, leurs rages, leurs rêves, leurs espoirs ? Qu’est-ce qui fait que toute une génération - qui se vit comme “grillée”- se reconnaît dans l’énergie particulière de cette culture ? D’où vient la beauté sauvage de ce langage des corps (inventé sur des cartons à même le sol) passant aujourd’hui de la rue à la scène et bousculant tous les codes de la danse contemporaine ? 

Un voyage initiatique à travers les paysages lunaires - friches industrielles, caves, cités, centres urbains anonymes - à la rencontre de quelques uns des personnages de cette aventure pour restituer une parole véritable - intime - à tous ceux que l’on n’entend plus d’ordinaire qu’à travers le prisme déformé des médias, lorsque brûle la banlieue au journal de 20 heures. 

Nuissier, Gabin

Khelifi, Karima

Thorn, Jean-Pierre

« Il y a une vingtaine d’années... il y avait un film d’ultra-gauche qui circulait. Et malgré l’affection qu’on portait l’époque pour beaucoup de thèses politiques énoncées dans les films gauchistes, on trouvait en général ces films absolument imbuvables... sauf un ou deux, et sauf celui-là. Il s’appelait Oser lutter, oser vaincre... On se disait : là, ça bouge, ça existe, ça respire, on sent quelque chose, on sent quelqu’un. Et c’est petit à petit que le nom du responsable de ce film, Jean-Pierre Thorn, a fini par émerger, jusqu’à ce qu’il émerge carrément. »
Serge Daney Microfilm 20 mai 90 sur France Culture. 


Né à Paris en 1947, Jean-Pierre Thorn débute en 1965 à Aix-en-Provence par des mises en scène théâtrales : Les Fusils de la mère Carrar et Sainte Jeanne des abattoirs de Bertold Brecht. Il tourne son premier court métrage en 1965 et son premier long métrage en 1968 à l’usine occupée Renault de Flins dans le cadre des productions des "États Généraux du Cinéma français".
En 1969, il abandonne le cinéma pour un poste d’ouvrier à l’usine métallurgique Alsthom de Saint-Ouen. En 1978, retour au cinéma. Il est co-animateur de la distribution du programme de 10 films intitulé Mai 68 par lui-même.
En 1980, il réalise son second long métrage Le Dos au mur (témoignage de l’intérieur sur son expérience ouvrière), puis de nombreux films d’entreprises et émissions syndicales, dont le premier magazine T.V. inter comités d’entreprise Canal C.E.
En 1989, sa première fiction Je t’ai dans la peau raconte le destin étonnant d’une femme, religieuse puis dirigeante syndicale, se suicidant au lendemain de la victoire de la gauche de 1981.
Depuis 1995, il collabore avec le mouvement hip-hop et réalise 3 films, devenus emblématiques de cette culture : Génération Hip Hop, Faire kiffer les anges et On n’est pas des marques de vélo.
En 2006, son film documentaire Allez Yallah ! raconte l’épopée d’une caravane de femmes luttant, des deux côtés de la Méditerranée, contre la régression de leurs droits remis en cause par la montée des intégrismes religieux. Il signe un nouveau film-manifeste en 2011, avec 93, la belle rebelle, qui brosse 40 années de résistance musicale en Seine Saint-Denis ?
Avec L'Âcre parfum des immortelles qui sort en 2019, il propose un film hybride qui mêle souvenirs personnels de son amour de jeunesse, Joëlle, morte prématurément au début des années 1970, extraits de ses précédents documentaires, dont il a retrouvé certains des protagonistes, et rencontre avec un groupe de Gilets jaunes.
Source : film-documentaire.fr

Aktuel Force

Les Aktuel Force, ce sont cinq garçons et une fille de 18 à 30 ans, Karima, Gabin, Rodrigue, Hassan, Karim, Majid. Issus de la banlieue est de Paris, ils forment l’un des groupes de danse hip hop les plus en vus aujourd’hui. A eux tous, ils tricotent de sacrées tranches de vie. Karima, par exemple, 27 ans, le regard volontaire, ancienne coiffeuse. Elle savait qu’elle ne finirait pas sa vie comme ça. Elle avait envie de faire quelque chose d’artistique. Longtemps, elle a regardé ses copains danser sans relâche, travailler leurs figures tellement acrobatiques, tellement rapides. Et toujours chercher de nouveaux enchaînements. Les coupoles et les tracks, elle se disait que ce n’était pas pour elle, la fille.  

Et puis un jour, elle a plongé. A sa manière, elle a balisé la route pour toutes les filles qui, jusque-là, n’osaient pas trop s’aventurer. Dans le mouvement hip hop, l’exemple, ça compte. C’est comme l’histoire. Savoir expliquer une figure. Raconter encore et encore comment la culture hip hop est née aux Etats-Unis, comment elle venue en France. La hantise de Gabin, leader des Aktuel Force, c’est que les plus jeunes reproduisent mécaniquement ce que font les plus grands. Sans savoir, ni comprendre. Alors il parle beaucoup le Gabin, avec la verve d’un grillot. Le monde qui ne tourne pas rond, Dieu, le respect, le corps. Bien sûr, cette danse ne permet pas de tout changer. Mais à voir les Aktuel Force sur scène, on comprend qu’elle leur a donné l’énergie de bouger.  

Daniel Conrod - Télérama - avril 1996 

Source : Programme de de salle Danse Ville Danse à la Maison de la Danse, 1996/1997, Rencontres européennes de danses urbaines 

Faire kifer les anges

Artistic direction / Conception : Jean-Pierre Thorn

Interpretation : Avec les compagnies : Aktuel Force (Saint-Denis), Accro-Rap (St Priest), Azanie (Lyon), Käfig (Bron), M.B.D.T (Paris), Melting Spot (Villeneuve d’Ascq), Street Boy’z et Traction Avant (Vénissieux) et les graffeurs Nordine et Karim de The Wild Artists (TWA)

Sound : Jean-Paul Bernard, Yves Laisne

Other collaborations : Chefs opérateurs image : Denis Gheerbrant, José Reynes, Didier Laurent, Jérôme Peyrebrune, Christophe Pollock // Montage : Janice Jones

Production / Coproduction of the video work : Agat films & Cie, La Sept-Arte / Participation CNC, ministère de la Culture et de la Francophonie (DMD, DDF), Fas, Procirep, Caisse des dépôts et consignations

Duration : 88 min

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