Un pas de côté

2006
Année de création : 2006
Déposée par : Biennale de la danse

Mettre en scène dans un même espace des artistes différents, avec des vécus différents, une expérience et une culture distincte, non pas pour questionner nos différences mais pour entendre et vivre nos richesses.

 
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Un pas de côté

UN PAS DE CÔTE

Chorégraphie Salia Sanou et Seydou Boro
Musique Jean-Pierre Drouet

Comment un musicien ressent-il la danse dans sa chair ? Comment bâtir une pièce où s'effacent les traditionnelles frontières danse/musique, écoute/mouvement ? Le musicien n'est-il pas un danseur où chaque note correspond à une partie du corps qui serait touchée, ébranlée ? Le danseur n'est-il pas un musicien dans l'utilisation du mouvement et du rythme ?

Mettre en scène dans un même espace des artistes différents, avec des vécus différents, une expérience et une culture distincte, non pas pour questionner nos différences mais pour entendre et vivre nos richesses.

Source : Dossier de presse - Biennale 2006

Générique

Chorégraphie Salia Sanou et Seydou Boro Musique Jean-Pierre Drouet
Danseurs Salia Sanou, Seydou Boro, Ousséni Sako, Ahmed Khémis, Bénédicth Sene Musiciens Jean-Pierre Drouet, Michel Maurer, Pierre-Simon Chevry, Eric Lamberger, Alain Tressallet, Dramane Diabaté
Direction musicale Philippe Nahon Scénographie Claudine Brahem Lumières Eric Da Greça Neves Son Xavier Bordelais

Réalisation vidéo : Charles Picq
Production : Biennale de la Danse
Mise à jour : mars 2012

Sanou, Salia

1992 Initié aux rites et traditions bobo, il est formé à la danse africaine par Drissa Sanon, Alasane Congo, Irène Tassembedo et Germaine Acogny , Salia Sanou rencontre Seydou Boro à l’Union Nationale des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou.

En 1993, Salia Sanou a 24 ans quand il rencontre Mathilde Monnier et retrouve Seydou Boro au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Suivront les créations « Pour Antigone », « Nuit », « Arrêtez, arrêtons, arrête », « Les lieux de là », « Allitérations ». Parallèlement, il chorégraphie « L’héritage ». 

Forts de ce premier succès et de leur parcours commun au sein de la compagnie Mathilde Monnier, Salia et Seydou décident d’explorer ensemble une danse contemporaine africaine, loin des stéréotypes exotiques et folkloriques. Ils fondent en 1995 la compagnie Salia ni Seydou et créent leur première œuvre « Le siècle des fous », puis « Fignito, l’oeil troué » (1997), « Taagalà, le voyageur » (2000). Il chorégraphie « Kupupura » (2001) pour la compagnie Tumbuka Dance du Ballet National du Mozambique. Entouré de Seydou Boro et de Ousséni Sako, il chorégraphie « Weeleni, l’appel » (2002), une des pièces les plus intimistes de la compagnie.

De 2001 à 2006, Salia Sanou est directeur artistique des Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien. Avec Seydou Boro, ils invitent en 2006 le compositeur multi-instrumentiste français Jean-Pierre Drouet à les rejoindre pour une collaboration inédite avec l’ensemble instrumental Ars Nov, et créent ensemble « Un Pas de Côté » à la Biennale de la Danse de Lyon. 

2006 Salia Sanou et Seydou Boro fondent et dirigent le Centre de Développement Chorégraphique La Termitière de Ouagadougou au Burkina Faso. Ils dirigent la biennale Dialogue de Corps à Ouagadougou.

En 2011, Salia Sanou et Seydou Boro décident de reprendre chacun leur route, tout en gardant la direction artistique commune de La Termitière à Ouagadougou. Il crée « Au-delà des frontières » (2012), « Doubaley ou le miroir » (2013), « Clameurs des arènes » (2014) et « Du désir d’horizons » (2016).

Impliqué, engagé, Salia Sanou cultive l’art du mouvement, du déplacement dans un élan et une dynamique qui permettent avec ses créations de mieux appréhender l’état du monde. Au fil de ses créations, il s’attache à partager avec le public les sources de son écriture chorégraphique, à éclairer la scène d’un geste artistique engagé tout en donnant à voir la force, la poésie et la musicalité d’une Afrique en marche. Salia Sanou va créer une oeuvre engagée, proche du réel et des soubresauts de notre temps.

Source : Site de Salia Sanou 

En savoir plus

saliasanou.net


Boro, Seydou

Né à Ouagadougou, au Burkina Faso, Seydou Boro suit dès 1990 une formation d’acteur au sein de la compagnie de théâtre Feeren, dirigée par Amadou Bourou. Il est ainsi interprète dès 1991 pour le théâtre, dans « Marafootage », d’Amadou Bourou puis dans « Œdipe-Roi » de Sophocle d’Eric Podor. En 1993, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au Centre Chorégraphique National de Montpellier. En 1992, Seydou Boro rencontre Salia Sanou et fonde ensemble en 1995, la compagnie Salia nï Seydou avec leur première œuvre créée en 1996, "Le siècle des fous", à mi-chemin entre la tradition africaine et la modernité gestuelle.

Après 15 ans d’aventures artistiques avec Salia Sanou au sein de la compagnie Salia ni  Seydou, Seydou Boro créé sa  propre  compagnie  en  2010. Il  souhaite  y  développer  son  travail  de  recherche  chorégraphique  tout  en approfondissant une approche plus transversale à travers ses créations cinématographiques et musicales. Il créé «Le tango du cheval» en 2010 et sort la même année son premier album: «Kanou», puis il adapte pour le jeune public  un  conte  traditionnel  en  2013:  «Pourquoi  la  hyène  a  les  pattes  inférieures  plus  courtes  que  celles  de devant,  et  le  singe  les  fesses  pelées?»,  et  prépare  un    film  c
ollectif  avec  Leslie  Gremberg/les  films  Pénélope: «Corpus».  Par  ailleurs  il  continue  de  tourner  avec  les  pièces
«C'est-à-dire»  (2004)  et  «Concert d’un homme décousu»  (2009)  et  il  est  régulièrement  invité  à  transmettre  sa  pédagogie  et  son  répertoire dans  des stages  ou des masterclasses.

Son travail artistique se nourrit des liens tissés depuis plusieurs années avec le CDC la Termitière à Ouagadougou (Burkina Faso) dont il est co directeur,  mais aussi d’autres collaborations en France et à l’étranger qui lui offrent des espaces de recherche et d’expérimentation. Il travaille entre autres  avec les récréatrales à Ouagadougou, le Tof  théâtre  (marionettes,  Bruxelles),  Mark  Tompkins  (compagnie  I.D.A)  et  envisage  avec  Bakary  Sangaré  de  la Comédie Française l’adaptation d’un texte qu’il a écrit en 2002: «L’exil dans l’asile». En 2014 avec «Surukou» la compagnie Seydou Boro recréé avec 4 musiciens burkinabais sur scène le conte
chorégraphique créé en 2013 «Pourquoi la hyène a les pattes inférieures plus courtes que celles de devant et les singe les fesses pelées?» et sortira en 2015 «Le cri de a chair», pièce pour 6 danseurs et 5 musiciens.

Sources: Site de la Compagnie Seydou Boro ; CRDP Limousin - programme de spectacle ("Le cri de la chair", 2016)

En savoir plus

seydouboro.com

Ars Nova ensemble instrumental

L'équipe de l'ensemble instrumental est constituée de vingt-cinq musiciens qui se consacrent au répertoire du XXè siècle et à la création musicale.
Cette formation défend les nouvelles tendances de la musique actuelle. Elle est ouverte à toutes les pratiques musicales et artistiques de son époque, et se veut un lieu de rencontre et d'échange. Elle construit ses projets en fonction d'un travail suivi avec les compositeurs. Des relations privilégiées se sont créées avec Pascal Dusapin, Bernard Cavanna, Andy Elmer, Georges Aperghis, Claude Barthélémy, Luc Ferrari, Jean-Pierre Drouet et, récemment, Sylvain Kassap, Alexandros Markéas et Zad Moultaka.
En dehors des concerts qui proposent un programme équilibré de recherche et de découverte, l'un des objectifs d'Ars Nova est de réaliser des projets qui mettent en relation la musique, le théâtre, la danse et le spectacle vivant.

Sources : Dossier de presse - Biennale 2006

Mise à jour : mars 2012


Drouet, Jean-Pierre

JEAN-PIERRE DROUET

Jean-Pierre Drouet a commencé à étudier la musique classique à Bordeaux,  puis à Paris où il obtient son premier prix de percussion en 1958. Sa rencontre avec Luciano Berio va définitivement influencer l'orientation de sa vie musicale. Ils créent « Circles », pour la voix de Cathy Berberian, et partent en tournée aux Etats-Unis. Aussitôt, il joue avec Pierre Boulez et rencontre Barraqué, Stockhausen, Kagel, Xenakis… qui lui confient de nombreuses créations. Parallèlement, il participe au Jazz Groupe de Paris d'André Hoeir et accompagne Edith Piaf, Gilbert Becaud, Jeanne Moreau, Bobby Lapointe… Dès la fin des années soixante, il fonde avec Michel Portal, Vinko Globokar et Carlos Roque Alsina, le New Phonic Art au sein duquel il s'adonne aux fortes émotions de l'improvisation pure et dure pendant une quinzaine d'années. Insatiable curieux, il travaille les rythmes traditionnels du zarb ou des tablas et les nouvelles sonorités électroacoustiques. Il s'enthousiasme pour le théâtre musical (avec Aperghis, Jean-Louis Barrault, l'Ensemble Aleph, Ars Nova…), pour la danse (Violetta Farber, Jean-Claude Gallotta…), pour les machines musicales de Claudia Brahem ou pour les chevaux de Bartabas tout en continuant l'improvisation. Avec l'ensemble Ars Nova, il remonte « Laborintus II » de Luciano Berio en 2003 et a interprété, aux côtés des musiciens de l'ensemble, « Soleils Fondus » de Claude Barthélémy en 2004 à la Cité de la Musique.

Source : Dossier de presse - Biennale 2006 Mise à jour : mars 2012

Salia nï Seydou

Direction artistique: Salia Sanou et Seydou Boro

Année de création: 1995

Salia Sanou et Seydou Boro se rencontrent en 1992 à l'Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou et dansent tous les deux pour la compagnie de Mathilde Monnier. La compagnie Salia nï Seydou est créée en 1995 par les deux chorégraphes burkinabés Salia Sanou et Seydou Boro. Basée à Ouagadougou, elle est aujourd'hui considérée comme le fer de lance de la nouvelle génération de chorégraphes africains contemporains.

L'étonnant parcours de cette compagnie est jalonnée de quatre créations : « Le siècle des fous », « Figninto: L'œil troué » (1997), « Taagala, le voyageur » (2000), « Weeleni, l'appel » en 2002 (avec le jeune chorégraphe Ousséni Sako). La compagnie voyage depuis dix ans dans plus de quarante pays. 

En 2006, ils invitent et créent avec le compositeur multi-instrumentiste français Jean-Pierre Drouet "Un pas de côté" à la Biennale de Lyon avec l’ensemble instrumental Ars Nov. La même année, Salia Sanou et Seydou Boro fondent et dirigent le Centre de Développement Chorégraphique La Termitière de Ouagadougou au Burkina Faso. Ils dirigent la biennale Dialogue de Corps à Ouagadougou.

En 2011, Salia Sanou et Seydou Boro décident de reprendre chacun leur route, tout en gardant la direction artistique commune de La Termitière à Ouagadougou.

La danse de Salia Sanou et Seynou Boro n'est pas de la danse africaine, ni de la danse moderne, mais un hybride fascinant qui utilise pleinement le corps pour exprimer idées et émotions.

Sources : Dossier de presse - Biennale de la danse 2006 ; Site de Seydou Boro ; Site de Salia Sanou

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seydouboro.com

saliasanou.net

 

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