Les Beaux Jours

2011
Année de création : 2011

Les Beaux Jours, solo inspiré par l’œuvre du peintre Balthus, exige la précision des lignes et des poses, la qualité du mouvement pour passer d’un tableau à l’autre, d’une femme à l’autre.

 
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Beaux Jours (Les)

PIERRE DROULERS

Solo / 2011 / 15'

"Les Beaux Jours", solo inspiré par l'œuvre de Balthus, exige la précision des lignes et des poses, la qualité du mouvement pour passer d'un tableau à l'autre, d'une femme à l'autre. Trente-deux tableaux de Balthus sont habités et traversés par l'interprète formant l'ensemble de la partition chorégraphique.

Pièce méditative et sculpturale, le solo s'attache à traduire une atmosphère. Sans décor, il parie sur une incarnation de l'esthétique balthusienne. Très vite, le motif est oublié et seule survit une aventure du corps aux prises avec ses lenteurs, ses appuis, ses relances. Si Balthus est « trahi », c'est au profit d'une danse qui accepte de n'avoir de comptes à rendre qu'à elle-même.

Chorégraphie Pierre Droulers
Interprétation Katrien Vandergooten
Création lumière Jim Clayburgh
Création sonore Benoît Pelé
Régie lumière Gwenaël Laroche
-
Production Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

En savoir plus : www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : mai 2013

Droulers, Pierre

Après une formation artistique de trois ans à Mudra, école multidisciplinaire fondée à Bruxelles par Maurice Béjart, Pierre Droulers continue sa formation par un voyage en Pologne chez Grotowski. À Paris, il participe aux ateliers de Robert Wilson. Un voyage à New York lui fait découvrir le travail de la Judson Church en 1978 et le ramène à la danse après avoir vu Steve Paxton à St Mark'S Church.
Il crée un solo à Bruxelles avec Steve Lacy, saxophoniste et compositeur (Hedges, 1979). Après différents projets en tant que chorégraphe (Tao, avec Sherryl Sutton, 1980 - Tips avec le futur Grand Magasin, 1982 - Pieces for Nothing avec Minimal Compact, 1983 - Miserere avec Winston Tong et Sussan Deihim, 1985 - Remains avec Steve Lacy,1991,...) ou interprète (entre autres chez Anne Teresa De Keersmaeker et Michèle Anne De Mey, de 1986 à 1989), il crée  un diptyque à partir de Finnegan's Wake de James Joyce, jouant dans ses spectacles d'une pluralité de modes : joués, dansés, parlés, “ musicalisés ”  (Comme si on était leurs Petits Poucets, 1991, et Jamais de l'Abîme, 1993).

La question de la forme, de la construction  d'une pièce amorce l'abstraction, évacue la théâtralité qui l'encombre. Avec Michel François, il règle le compte des objets (Mountain/Fountain, 1995). Avec Ann Veronica Janssens, il va vers la lumière et l'espace vide – les plasticiens éveillent ses rêves de matière (De l'Air et du Vent, 1996).
Il alterne petites et grandes formes, ressentant la nécessité d'être plus proche de l'interprète. Petites Formes, 1997, invite quatre interprètes, Stefan Dreher, Thomas Hauert, Tijen Lawton et Celia Hope-Simpson à produire chacun une petite forme parallèlement à celle que Pierre Droulers crée pour eux. Multum in Parvo, au Kunstenfestivaldesarts 1998, réintéroge le collectif en invitant 26 danseurs. En 2000, Pierre Droulers monte MA au Festival d'Automne avec Michel François, Ann Veronica  Janssens et Yuji Oshima, une exploration de la flânerie urbaine dans l'architecture contemporaine des villes. En 2001, il reprend la scène avec Sames, un duo avec Stefan Dreher, autour de la question du double, du même et du différent.

Pierre Droulers ouvre simultanément un lieu à Marseille, le studio Bird, un lieu de résidences d'artistes et de migrations nord/sud dans le site de Cap 15, qui regroupe différents ateliers d'artistes.

En 2003, il programme une Carte Blanche à la Balsamine à Bruxelles. Ouvert sur plusieurs lieux, moments et artistes (vélos et Scrub Color II d'Ann Veronica Janssens ; Alu de Michel François, La maison de Jan Hoet de Koen Theys), cet événement d'un seul tenant propose un itinéraire, une trame entre la danse, les arts plastiques et le son, reprenant la petite forme (Parades) et la composition-improvisation de groupe (Appartement).
Il crée Inouï en 2004 qui est présentée en Belgique, France et Allemagne. En 2005, il participe au projet Agora présenté au coeur du Parc royal de Bruxelles dans le cadre du Kunstendestivaldesarts, qui le réunit au plasticien Simon Siegmann, au compositeur George van Dam et à l'écrivain Jean-Michel Espitallier.

Après Flowers, pièce pour 8 danseurs créée dans le cadre de la Biennale de Charleroi Danses 2007 et du Kunstenfestivaldesarts, et All in All, création pour le Ballet de l'Opéra de Lyon, Pierre Droulers a présenté sa pièce Walk Talk Chalk, au Kunstenfestivaldesarts 2009. En 2010, il a repris la pièce de l'air et du vent qu'il a notamment présentée en mai 2011 au Théâtre de la Cité internationale de Paris.

Pierre Droulers est aujourd'hui artiste associé à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Soleils, sa dernière création, a été présenté en mai 2013 dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts.

 

En savoir plus : www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : mai 2013

 

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Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Institution de référence sur le plan international, Charleroi Danses est dirigé depuis 2006 par Vincent Thirion, intendant général et directeur artistique et compte 3 artistes associés qui aux côtés de ce dernier, contribuent à forger les orientations et la politique artistique du Centre : les chorégraphes Michèle Anne De Mey et Pierre Droulers et le compositeur et réalisateur de films de danse Thierry De Mey.

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