Love Sonnets

1993
Année de création : 1993

Love sonnets est un "road moovie" qui traite d’amour et de danse.

 
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Love Sonnets

Love Sonnets

THIERRY DE MEY

film / 1993 / 23'

"Love Sonnets" est un "road moovie" qui traite d'amour et de danse. Le film débute sur fond noir : les terrils d'Anderlues près de Charleroi, et s'achève sur fond blanc : les mines de sel de Cardona en Catalogne. Au passage, la danse sera confrontée à une variété de sols, de terres, de matières jusqu'à créer sa propre musique lorsque les pas font résonner une carrière de tuiles rouges quelque part en Provence.

"Love Sonnets" enchaîne sept sonnets dédicacés par ceux qui vont les danser ; Sonnets où les mots cèdent la place au mouvement ; Sonnets où les rythmes épousent les courbes des sonates pour clavecin de D. Scarlatti et d'un aria de musique traditionnelle de l'Italie du Sud ; Sonnets où rimes, nombres et couleurs verbales cherchent consonances à ce qui pourrait se voir comme une ligne mélodique cinématographique.
"Elle peut se souffrir mais non se savoir Elle peut se convoiter mais non s'obtenir. L'âme qui en mouvement peut se voir. Ne peut la défunte quiétude se trouver Beauté, qui est feu dans le mouvement, Et elle ne peut vivante s'apaiser." QUEVEDO

"Love Sonnets" a reçu une mention spéciale du festival des films d'Arts de Knokke et du festival du court-métrage de Huy (1995). Il a également reçu le best film award du film festival d'Algarve (1996, Portugal) et le Mediawave Foundation Price (Budapest).

Générique

Réalisation: Thierry De Mey Chorégraphie : Michèle Anne De Mey
Basé sur la pièce : Sonatas 555
Danseurs: Manolo Canteria, Pascale Gigon, Olivier Koch, Anouk Llaurens, Monica Marti, Joanna O'Keeffe, Pierre Rubio, Deborah Salmir, Mat Voorter.
Musique: Sonatas pour Harpischore de D. Scarlatti interprété par Scott Ross, Aria Nova Traditional Music de Calabria
Cinema: Luc Benhamou
Caméra: Philippe Guilbert et Jorge Léon
Montage : Rudy Maertens
Mixage son : Thomas Gauder
Son : Ricardo Castro
Responsable production : Anne Quirynen
Production supervisor: Christine Tinlot - Production : Eroïca Productions Coproduction Cie Michèle Anne De Mey, Centre de l'Audiovisuel à Bruxelles (CBA) Avec le soutien du Ministère de la Communauté Française de Belgique et BRTN

En savoir plus

www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : novembre 2012

De Mey, Michèle Anne

Chorégraphe belge, Michèle Anne De Mey (Bruxelles - 1959) étudie de 1976 à 1979 à Mudra, l'école fondée par Maurice Béjart (Bruxelles).
Elle donne une nouvelle orientation à la danse contemporaine en signant ses premières chorégraphies : Passé Simple (1981), les duos Ballatum (1984) et Face à Face (1986). Parallèlement, elle collabore durant 6 ans à la création et à l'interprétation de plusieurs pièces d'Anne Teresa de Keersmaeker dont Fase (1982), Rosas danst Rosas (1983), Elena's Aria (1984) et Ottone, ottone (1988). Bien qu'une attention particulière soit toujours portée au lien entre la danse et la musique, la structure chorégraphique des créations de Michèle Anne De Mey nourrit un contenu dramaturgique fort et place le danseur dans un rapport scène/public spécifique et novateur. En 1990, à l'occasion de la création de Sinfonia Eroica, elle fonde sa compagnie. Viennent ensuite une série de 15 créations rencontrant chacune un succès international. On citera 13 Reasons ...(to sing), création en collaboration avec Thierry De Mey pour le Folkwang Tanzstudio à Essen (2005), 12 Easy Waltzes (2004), Raining Dogs (2002), Utopie (2001), Katamenia (1997), Pulcinella (1994), Love Sonnets (1994), Châteaux en Espagne (1991), Cahier (1995), etc.

De plus, elle développe un important travail pédagogique (à Amsterdam, à l'INSAS-Bruxelles, au CNDC d'Angers, à l'École en Couleurs). Durant trois ans, elle travaille avec les enfants de l'École en Couleurs à l'élaboration de la création du Sacre en Couleurs présentée à l'occasion de Bruxelles/Brussel 2000.
Son travail chorégraphique est le point de départ de la réalisation de plusieurs films dont Love Sonnets et 21 Études à danser de Thierry De Mey, Face à Face d'Eric Pauwels. Créant son univers chorégraphique à partir de musiques fortes et des compositeurs de renom, elle a travaillé avec Thierry De Mey, Robert Wyatt, Jonathan Harvey. Depuis plusieurs années, elle développe des collaborations étroites avec d'autres artistes comme le plasticien-scénographe Simon Siegmann et le réalisateur-compositeur Thierry De Mey ainsi que Stéphane Olivier, membre du collectif Transquinquennal et Grégory Grosjean. Ils signent en collectif, le duo 12 Easy Waltzes.


En juin 2006 elle a recréé pour neuf danseurs Sinfonia Eroica, une de ses pièces phares des années 1990. Depuis lors, la pièce s'est produite plus de 100 fois, partout dans le monde. En décembre 2007 elle crée le spectacle P.L.U.G, sur la mécanique de l'accouplement. En juin 2009, Michèle Anne présente Koma, un solo pour une danseuse, dans le cadre du festival Made in Korea initié par BOZAR. Ce solo fait partie d'une série de quatre dont les trois autres sont de Sidi Larbi Cherkaoui, Arco Renz et Thomas Hauert. Neige, a fait l'ouverture de la Biennale de Charleroi Danses en novembre 2009 et poursuit ses tournées.

A l'occasion du festival VIA, en mars 2011, elle créé avec Jaco Van Dormael et en collectif avec Gregory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Nicolas Olivier et Sylvie Olivé, Kiss & Cry - NanoDanses, un spectacle inédit et ambitieux qui met en confrontation cinéma, danse, texte, théâtre et bricolages de génie. Plus de 20 dates sont déjà annoncées.

Michèle Anne De Mey est aujourd'hui artiste associée à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En mai 2012, elle présente sa dernière pièce Lamento, solo créé pour et interprété par la danseuse Gabriella Iacono à partir du Lamento d'Arianna de Monteverdi.

De Mey, Thierry

Thierry De Mey, né en 1956, est compositeur et réalisateur de films. L'intuition du mouvement guide l'ensemble de son travail, lui permettant d'aborder et d'intégrer différentes disciplines. Le postulat préalable à son écriture musicale et filmique veut que le rythme soit vécu dans le(s) corps et qu'il soit révélateur du sens musical pour l'auteur, l'interprète et le public.
Il a développé un système d'écriture musicale du mouvement, à l'œuvre dans certaines de ses pièces où les aspects visuels et chorégraphiques sont d'importance égale au geste producteur de son : "Musique de tables" (1987), "Silence must be !" (2002), "Light Music" créé à la Biennale Musiques en scène de Lyon en 2004.

Une grande partie de sa production musicale est destinée à la danse et au cinéma. Pour les chorégraphes Anne Teresa De Keersmaeker, Wim Vandekeybus et sa sœur Michèle Anne De Mey, il fut souvent bien plus qu'un compositeur, mais aussi un précieux collaborateur dans l'invention de « stratégies formelles » ? pour reprendre une expression qui lui est chère. Ses principales réalisations et compositions sont "Rosas danst Rosas", "Amor constante", "April me, Kinok" (chorégraphies A. T. De Keersmaeker) ; "What the body does not remember" et "Les porteuses de mauvaises nouvelles", "Le poids de la main" (chorégraphies de W. Vandekeybus), "Dantons Töd" (dir. Bob Wilson), "Musique de tables", "Frisking" pour percussions, un quatuor à cordes, "Counter Phrases", etc.

Il a participé à la fondation de Maximalist ! et de l'ensemble Ictus qui a créé plusieurs de ses pièces (dir : G. E. Octors). Sa musique a été interprétée par de grands ensembles tels que le Quatuor Arditti, le Hilliard ensemble, le London Sinfonietta, l'Ensemble Modern, le musikFabrik et l'Orchestre Symphonique de Lille. Les installations de Thierry De Mey où interagissent musique, danse, vidéo et processus interactifs ont été présentées dans des manifestations telles que les biennales de Venise, de Lyon et en de nombreux musées. Son travail a été récompensé de prix nationaux et internationaux (Bessie Awards, Eve du Spectacle, Forum des compositeurs de l'Unesco, FIPA…). Le film/installation "Deep in the woods" (2002-2004) réunit plus de 70 danseurs/chorégraphes. Pour le film "Counter Phrases" (2003-2004), 9 compositeurs répondent à son invitation danse/film : S. Reich, F. Romitelli, M. Lindberg, T. Hosokawa, G. Aperghis, J. Harvey, L. Francesconi, R. De Raaf et S. Van Eycken. En 2003, le processus de travail avec A. T. De Keersmaeker sur " a fait l'objet d'un documentaire "Corps accord" produit par Arte, qui a par ailleurs diffusé et coproduit la plupart de ses films.

En 2006, il a réalisé une installation d'après le conte de Perrault, "Barbe Bleue", et un film, "One Flat Thing reproduced" sur la chorégraphie de William Forsythe, diffusé sur Arte. En 2007, pour la Biennale de Charleroi Danses, il crée "From Insid"e, une installation interactive en forme de triptyque. A l'occasion de la Biennale 09 Charleroi Danses, il crée "Equi Voci", polyptique de films de danse accompagné d'un orchestre comprenant entre autres "Prélude à la mer", film basé sur l'une des plus belles chorégraphies d'Anne Teresa De Keersmaeker qu'il a tourné en Mer d'Aral en octobre 2009. Son dernier film en date, "La Valse", chorégraphiée par Thomas Hauert et ZOO, vient compléter et clore ce projet. Enfin, sa nouvelle installation "Rémanences", réalisée grâce à un procédé de captation par caméra thermique est créée en mars 2010 en Belgique et en France aux festivals VIA et EXIT.

Thierry De Mey est aujourd'hui artiste associé à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Sa prochaine création, "Taxinomie du geste" (titre provisoire), est attendue pour novembre 2013 à l'occasion de la prochaine Biennale de Charleroi Danses.

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www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : novembre 2012

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Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Institution de référence sur le plan international, Charleroi Danses est dirigé depuis 2006 par Vincent Thirion, intendant général et directeur artistique et compte 3 artistes associés qui aux côtés de ce dernier, contribuent à forger les orientations et la politique artistique du Centre : les chorégraphes Michèle Anne De Mey et Pierre Droulers et le compositeur et réalisateur de films de danse Thierry De Mey.

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