Bliss

2015
Année de création : 2015

enregistré au CND le 16 janvier 2015

 
close

Bliss

Pour cette nouvelle création percussive et jubilatoire, Anthony Égéa remonte aux origines de la danse hip-hop et de sa propre écriture : transposant sur scène l’univers des boîtes de nuit, BLISS (« extase » en anglais) offre une immersion dans les extravagances de ces lieux, où les danses se distinguent par une gestuelle hybride et actuelle. Sur de la musique électronique, véritable lien entre les sensations et les mouvements, la pièce suit le parcours d’individus dont les histoires se dévoilent, se croisent, se manquent. Les rapports aux corps et aux apparences se multiplient, entre légèreté et gestuelle massive. Le public est invité à se fondre dans l’universalité d’une danse tribale, fiévreuse, où l’identité peut se perdre dans la contagion. BLISS est le voyage d’une nuit, où la danse se retrouve et se nourrit dans une intoxication intensive, affamée, obstinée, dans une gestuelle brassée et énergique.

Générique

Conception : Anthony Égéa
Interprètes : Lydie Alberto, William Domiquin (Talents Adami), Jérôme Fidelin (Talents Adami), Romain Guillermic (Talents Adami), Jocelyn Laurent (Talents Adami), Sandrine Lescourant, Jérôme Luca, Laura Luca, Marie Marcon (Talents Adami), Brandon Masele (Talents Adami)
Musiciens : Yvan Talbot, Philippe Pham Van Tham
Direction musicale : Yvan Talbot
Assistants chorégraphiques : François Lamargot, Célia Thomas
Aide à la mise en scène : Monique Garcia
Création lumière / Scénographie : Florent Blanchon
Costumes : Hervé Poeydomenge


Coproduction CND – Création en résidence
« Bliss » est une production réalisée en partenariat avec l’opération « Talents Danse Adami »

Durée : 62 minutes

Réalisation : CND

Mise à jour : avril 2015

Égéa, Anthony

Dès 1984, Anthony Egéa amorce un long processus d’apprentissage de la danse hip hop. Sensibilisé à de nombreuses techniques, il parfait sa formation à l’Ecole Supérieure Rosella Hightower de Cannes grâce à l’obtention de la bourse chorégraphique du Ministère de la Culture. Egalement lauréat de la bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères, Anthony Egéa suit une formation au Dance Theater de Alvin Ailey à New York.
Le travail sur la matière le pousse naturellement vers l’épuration de sa gestuelle et la construction de formes plus abstraites, confrontant le virtuose à l’infime, le démonstratif à l’expressif.
Il a fait son nid dans une humanité rageuse et dans la révolte de la danse hip hop.
Depuis 1999, ses créations en font évoluer le style en confrontant son vocabulaire à d’autres langages. Anthony Egéa a le désir de « donner à voir la danse de l’intérieur, plus profondément, de la peau jusqu’aux sentiments ». Il choisit les voies de la transformation, pour, au fil des pièces et des projets, remettre en question le mouvement en développant des formes hybrides, qui s’écartent des conventions et des attendus. De solos en pièces de groupe, son travail se modifie au gré des rencontres.
Anthony Egéa place le corps au centre de son propos, travaillant l’énergie et l’expressivité des gestes, avec des créations comme Tryptik (2000), Amazones (2003),  Soli (2005), où le hip hop est revisité au féminin. Dans Urban Ballet (2008), la relation entre musique et danse lui ouvre un autre objectif : mixer danse urbaine et partition classique. Cette création sera d’ailleurs l’objet d’une notation Laban. Avec Clash (2009), deux danseurs s’engagent dans un débat de corps qui interroge sur la question du pouvoir, du territoire et de la frontière.
En 2010, il écrit Tetris pour le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux et, en 2011, Middle pour le Beijing Dance Theater.
En 2012, il crée Rage, pièce pour 6 danseurs africains, offrant un travelling sur une Afrique contemporaine qui l’interpelle. Il y montre toute la révolte vitale, l’ardeur et la soif artistique de danseurs qui offrent, grâce à leur présence saisissante, un regard sur leur continent.
En 2013, il entame une nouvelle aventure en s’inspirant de l’univers du Magicien d’Oz pour développer une pièce à l’attention du jeune public. Cette relecture d’Oz l’emmène vers de nouveaux horizons où conte, hip hop, virtuosité gestuelle et vidéo se rencontrent.
Désireux de poursuivre ses collaborations avec des danseurs d’autres horizons, il s’associe au projet Käfïg Brasil, création pour onze danseurs brésiliens, de Mourad Merzouki, pour en écrire un des tableaux.
Depuis 2002, parallèlement à ses activités artistiques, il dirige le Centre de Formation Professionnelle pour interprètes hip hop de la Compagnie Rêvolution.

Cette vidéo est aussi présente dans


Collections

Centre national de la danse

Centre national de la danse

Menant une politique active de soutien à la création et à la diffusion, le CND favorise la rencontre entre publics et professionnels autour de toutes les esthétiques. Les services et ressources proposés s’adressent à tous les acteurs du secteur (danseurs, chorégraphes, professeurs, administrateurs, chercheurs, programmateurs, compagnies, lieux de création et de diffusion, lieux de formation ou écoles de danse, relais culturels…).

Voir la collection