One flat thing, reproduced

2006
Année de création : 2006

One Flat Thing, reproduced, est à la fois un prolongement d'un projet scénique, et une œuvre complètement inédite, spécialement conçue comme un film.

 
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One flat thing, reproduced

THIERRY DE MEY

film / Francfort / 2006 / 26'

One Flat Thing, la chorégraphie La pièce de William Forsythe commence par un éclat. Vingt tables sont propulsées et couvrent la scène ; elles deviennent la surface et l'horizon de toute l'action suivante entre les quatorze danseurs. Des corps mouvants élastiques et électriques traversent cet espace composé, créant une pièce en constante tension, à la fois retenue et étincelante. William Forsythe est reconnu comme l'un des plus grands chorégraphes de danse contemporaine. C'est un artiste complet et un citoyen du monde. D'origine américaine il a étudié à New York, en Floride et à Stuttgart et n'a cessé de voyager, au Canada, en Europe, et en Asie, notamment. Dès le début des années 1980 et pendant plus de vingt ans, il s'est occupé de la direction artistique du Ballet de Francfort faisant accéder la troupe au statut de compagnie mythique. Son œuvre, réunissant plus de cinquante pièces, fut intégrée au répertoire des plus grands théâtres du monde, notamment à celui de l'Opéra National de Paris. Son travail se caractérise par un mouvement permanent et une recherche perpétuelle de genres, de formes et de figures ; sa création sollicite tant l'espace que le corps. En 2004, William Forsythe crée sa propre fondation de danse, composant de nouvelles pièces, toujours plus créatives et ambitieuses. One Flat Thing en fait partie. La première mondiale a eu lieu à Francfort en 2000 et la pièce était à l'affiche du Palais de Chaillot en juillet dernier. Unanimement acclamée par la presse comme un « époustouflant traité » (Le Monde - 4 juillet 2004), cette œuvre d'une grande intensité scénique oscille entre désordre et symétrie. Le jeu des danseurs, qui entrent sur scène en hurlant et traînant les tables, crée une multitude de conjonctures et de relations atypiques. Les tables disposées de manière symétrique sont le théâtre d'un chaos ordonné à la perfection.

Le film de Thierry De Mey

One Flat Thing, reproduced, est à la fois un prolongement de ce projet scénique, et une œuvre complètement inédite, spécialement conçue comme un film. Cette création constitue une étape d'importance majeure dans le parcours de Forsythe, en donnant lieu pour la première fois à une œuvre audiovisuelle. Le film réalisé par Thierry de Mey - un des plus importants réalisateurs de films de danse et qui est également compositeur - est conçu comme une œuvre filmique à part entière. La disposition scénique a été spécialement conçue pour le tournage en studio permettant à deux caméras HDCAM de filmer la création comme un film d'action. Une alternance de plans fixes, travellings et arrêts sur image, est montés de manière saccadée et tranchante. Thierry De Mey filme la danse également sous des angles inhabituels (au-dessus et en dessous des tables) pour élaborer une syntaxe d'images originales et transcrire cette danse. Grâce aux rapports entre les objets fixes, les corps en mouvement et l'articulation de la caméra, le film capture les principes chorégraphiques développés par Forsythe, fondés sur un système de signes visuels et interactifs entre les danseurs, en les transformant en langage du cinéma. La manière de filmer, sensible aux regards et aux échanges entre les danseurs permet de mieux percevoir la complexité de la création, sans négliger les détails. La sensibilité musicale du réalisateur et les moyens techniques permettent ainsi de transcrire le rythme des mouvements. Ainsi, surgissent de manière apparente : l'esthétisme des formes, l'intensité des gestes et également une certaine humanité, due aux échanges des regards. Cette nouvelle expérience offre au spectateur la possibilité d'appréhender cette création de manière complètement différente, en dehors d'une salle de théâtre. Elle introduira des approches jusqu'alors réservées aux films d'arts martiaux et cinéma d'action, dans le domaine de la danse contemporaine, et marquera ainsi une date importante dans l'histoire de ses représentations. Chorégraphie William Forsythe Création et interprétation chorégraphique les danseurs de The Forsythe Company Yoko Ando, Cyril Baldy, Francesca Caroti, Dana Caspersen, Amancio Gonzalez, Sang Jijia, David Kern, Marthe Krummenacher, Prue Lang, Ioannis Mantafounis, Jone San Martin, Fabrice Mazliah, Roberta Mosca, Georg Reischl, Christopher Roman, Elizabeth Waterhouse, Ander Zabala Réalisation Thierry De Mey Musique Thom Willems Directeur de la photographie Philippe Guilbert Cadreur Aliocha Van der Avoort Assistant caméra Benoît Deleris Assistant réalisateur Pipo Tafel Montage image Boris Van der Avoort Montage son Isabelle Boyer Machinistes Romain Gouillart, Frédéric Barbier, Maurizio Pipitone Chef costumière Dorothée Merg Directeur technique Peter Kanneberger Chef opérateur son Marc Apruzzese MK2TV / Production déléguée Charles Gillibert Direction de production Servane Veillon Directrice de la Forsythe Foundation Rebecca Groves

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©2006 MK2TV / ARTE France / The Forsythe Company / Forsythe Foundation / ARCADI / Charleroi Danses

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www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : novembre 2012

Forsythe, William

Natif de New York, William Forsythe fait ses classes en Floride aux côtés de Nolan Dingman et Christa Long, danse au Joffrey Ballet puis plus tard au Ballet de Stuttgart, où il est nommé chorégraphe résident en 1976. Au cours des sept années suivantes, il crée de nouvelles œuvres pour le Stuttgart Ensemble et les ballets de Munich, La Haye, Londres, Bâle, Berlin, Francfort, Paris, New York et San Francisco. En 1984, il commence un mandat de vingt ans à la tête du Ballet de Francfort, où il crée Artifact (1984), Impressing the Czar (1988), Limb's Theorem (1990), The Loss of Small Detail (1991, en collaboration avec le compositeur Thom Willems et le styliste Issey Miyake), ALIE/NA(C)TION (1992), Eidos : Telos (1995), Endless House (1999), Kammer/Kammer (2000) et Decreation (2003).

Après la dissolution du Ballet de Francfort en 2004, il fonde un nouvel ensemble plus indépendant : The Forsythe Company, basée à Dresde et à Francfort, entreprend de nombreuses tournées internationales. Le nouvel ensemble signe les œuvres Three Atmospheric Studies (2005), You made me a monster (2005), Human Writes (2005), Heterotopia (2006), The Defenders (2007), Yes we can't (2008), et I don't believe in outer space (2008).

Les créations les plus récentes de William Forsythe sont développées et interprétées exclusivement par la Forsythe Company tandis que ses œuvres antérieures figurent au premier rang du répertoire des principaux ballets internationaux. Forsythe et ses ensembles sont lauréats de nombreux prix. Ses créations – films, performances et installations – ont été présentées dans de nombreux musées et expositions, notamment au Whitney Biennial (New York), à la Biennale de Venise, au musée du Louvre, au 21_21 Design Sight de Tokyo, à la Pinacothèque d'art moderne de Munich, au Wexner Center for the Arts de Columbus et à la Hayward Gallery de Londres. En collaboration avec des spécialistes et enseignants des médias, Forsythe a développé de nouvelles approches de la danse en matière de documentation, recherche et éducation. Son application informatique Improvisation Technologies : A Tool for the Analytical Dance Eye, mise au point en 1994 avec le Centre de l'art et des technologies des médias, est utilisée dans le monde entier comme outil pédagogique par les compagnies professionnelles, les conservatoires de danse, les universités, les programmes de troisième cycle d'architecture et l'enseignement secondaire. En 2009 il lance Synchronous Objects for One Flat Thing, reproduced, une partition numérique en ligne développée avec la Ohio State University qui dévoile les principes organisationnels de la chorégraphie et met en lumière leur possible application au sein d'autres disciplines. En tant que pédagogue, Forsythe est aussi régulièrement invité à animer des conférences et des ateliers dans les universités et les institutions culturelles.

Plus d'informations

http://www.theforsythecompany.com/

Dernière mise à jour : octobre 2012

De Mey, Thierry

Thierry De Mey, né en 1956, est compositeur et réalisateur de films. L'intuition du mouvement guide l'ensemble de son travail, lui permettant d'aborder et d'intégrer différentes disciplines. Le postulat préalable à son écriture musicale et filmique veut que le rythme soit vécu dans le(s) corps et qu'il soit révélateur du sens musical pour l'auteur, l'interprète et le public.
Il a développé un système d'écriture musicale du mouvement, à l'œuvre dans certaines de ses pièces où les aspects visuels et chorégraphiques sont d'importance égale au geste producteur de son : "Musique de tables" (1987), "Silence must be !" (2002), "Light Music" créé à la Biennale Musiques en scène de Lyon en 2004.

Une grande partie de sa production musicale est destinée à la danse et au cinéma. Pour les chorégraphes Anne Teresa De Keersmaeker, Wim Vandekeybus et sa sœur Michèle Anne De Mey, il fut souvent bien plus qu'un compositeur, mais aussi un précieux collaborateur dans l'invention de « stratégies formelles » ? pour reprendre une expression qui lui est chère. Ses principales réalisations et compositions sont "Rosas danst Rosas", "Amor constante", "April me, Kinok" (chorégraphies A. T. De Keersmaeker) ; "What the body does not remember" et "Les porteuses de mauvaises nouvelles", "Le poids de la main" (chorégraphies de W. Vandekeybus), "Dantons Töd" (dir. Bob Wilson), "Musique de tables", "Frisking" pour percussions, un quatuor à cordes, "Counter Phrases", etc.

Il a participé à la fondation de Maximalist ! et de l'ensemble Ictus qui a créé plusieurs de ses pièces (dir : G. E. Octors). Sa musique a été interprétée par de grands ensembles tels que le Quatuor Arditti, le Hilliard ensemble, le London Sinfonietta, l'Ensemble Modern, le musikFabrik et l'Orchestre Symphonique de Lille. Les installations de Thierry De Mey où interagissent musique, danse, vidéo et processus interactifs ont été présentées dans des manifestations telles que les biennales de Venise, de Lyon et en de nombreux musées. Son travail a été récompensé de prix nationaux et internationaux (Bessie Awards, Eve du Spectacle, Forum des compositeurs de l'Unesco, FIPA…). Le film/installation "Deep in the woods" (2002-2004) réunit plus de 70 danseurs/chorégraphes. Pour le film "Counter Phrases" (2003-2004), 9 compositeurs répondent à son invitation danse/film : S. Reich, F. Romitelli, M. Lindberg, T. Hosokawa, G. Aperghis, J. Harvey, L. Francesconi, R. De Raaf et S. Van Eycken. En 2003, le processus de travail avec A. T. De Keersmaeker sur " a fait l'objet d'un documentaire "Corps accord" produit par Arte, qui a par ailleurs diffusé et coproduit la plupart de ses films.

En 2006, il a réalisé une installation d'après le conte de Perrault, "Barbe Bleue", et un film, "One Flat Thing reproduced" sur la chorégraphie de William Forsythe, diffusé sur Arte. En 2007, pour la Biennale de Charleroi Danses, il crée "From Insid"e, une installation interactive en forme de triptyque. A l'occasion de la Biennale 09 Charleroi Danses, il crée "Equi Voci", polyptique de films de danse accompagné d'un orchestre comprenant entre autres "Prélude à la mer", film basé sur l'une des plus belles chorégraphies d'Anne Teresa De Keersmaeker qu'il a tourné en Mer d'Aral en octobre 2009. Son dernier film en date, "La Valse", chorégraphiée par Thomas Hauert et ZOO, vient compléter et clore ce projet. Enfin, sa nouvelle installation "Rémanences", réalisée grâce à un procédé de captation par caméra thermique est créée en mars 2010 en Belgique et en France aux festivals VIA et EXIT.

Thierry De Mey est aujourd'hui artiste associé à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Sa prochaine création, "Taxinomie du geste" (titre provisoire), est attendue pour novembre 2013 à l'occasion de la prochaine Biennale de Charleroi Danses.

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www.charleroi-danses.be

Dernière mise à jour : novembre 2012

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Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Institution de référence sur le plan international, Charleroi Danses est dirigé depuis 2006 par Vincent Thirion, intendant général et directeur artistique et compte 3 artistes associés qui aux côtés de ce dernier, contribuent à forger les orientations et la politique artistique du Centre : les chorégraphes Michèle Anne De Mey et Pierre Droulers et le compositeur et réalisateur de films de danse Thierry De Mey.

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