Resistencia

2002
Année de création : 2002
Déposée par : Biennale de la danse

Lorsque je chorégraphie, je suis mue par l'envie de dire et de comprendre. C'est pourquoi j'ai construit "Resistencia" comme une enquête… Une en-quête d'Humain dans son incroyable capacité à résister.

 
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Resistencia

RESISTENCIA / création 2002

"Tout a commencé par la lecture du livre-témoignage sobre et fort de Miguel Benasayag, prisonnier d'opinion durant la dictature argentine. Ce récit : "Malgré tout, contes à voix basse des prisons argentines", fut pour moi, danseuse, chorégraphe, chercheuse de ce laboratoire de l'Humain dans sa chair, une grande émotion et un déclencheur artistique. Alors est née la nécessité d'interroger ce mot, résister. Questionner la matière du corps résistant et dire par la danse, les sens multiples, poétiques de cet acte crucial. Faire du verbe résister : chair, sang, sueur, mouvement.

"Dis-moi, corps, dis-moi résister"
Que faut-il pour ne pas se désintégrer, réagir, surmonter, dire non intellectuellement et physiquement à l'inconcevable, à l'insupportable ?
Que faut-il pour redonner la dignité aux âmes martyrisées, à la volonté défaite, au chaos de la ruine intérieure ?
Que faut-il pour rester debout à chaque instant ?
De l'énergie, beaucoup  d'énergie. Je vois la danse de "Resistencia" comme cela.
Les corps, pour dire cela, je crois, les corps exulteront dans leur puissance énergétique.
Et au-delà des corps la danse montrera la force d'âme, le désir de la transcendance, la quête d'espérances humaines. La résistance est loi de la  matière et de l'univers, elle est aussi secret des hommes, le secret du corps et des poètes.

Lorsque je chorégraphie, je suis mue par l'envie de dire et de comprendre. C'est pourquoi j'ai construit "Resistencia" comme une enquête… Une en-quête d'Humain dans son incroyable capacité à résister. J'ai rencontré et écouté ces hommes et ces femmes qui, tous, ont vécu, survécu, lutté, face aux Etats tortionnaires, aux états de terreur. J'ai laissé leurs récits, leurs témoignages m'imprégner, résonner dans mon travail de chorégraphe jusqu'à trouver l'écho, les métaphores, une matière artistique. Ma nécessité, dans cette patiente captation des états du corps résistant, était de trouver comment restituer, par la danse, les émotions et l'indicible qui se prolongent au-delà des mots, au-delà des corps et des sensations du visible.

Source : Compagnie Acte

Générique

Direction artistique Annick Charlot
Réalisation Charles Picq
Danseurs Jorge Arias,  Annick Charlot, Carla Frison, Anne Laurent, Emilie Tournaire, Lan Qiu-Touret
Lumières Frédéric Dugied
Scénographie Paula Licastro
Composition originale Cristian Morales-Ossio
Costumes Frédéric Llinares
Production Monique Reboul

Durée  1h00

Mise à jour : avril 2012

Charlot, Annick

Après un parcours universitaire en génétique, elle embrasse dès 1986 une vie professionnelle de danseuse contemporaine. Dix années danseuse interprète de la Cie Hallet Eghayan à Lyon, elle dirige depuis 2000 la Cie Acte pour laquelle elle crée plus de 10 pièces, soutenues pour nombre d’entre elles, à Lyon, par la Biennale et la Maison de la danse.

En 2008 elle prend la décision avec son équipe, de donner à la compagnie un lieu de travail, à Lyon, le Studio des Hérideaux.

Son désir de transmission la conduit à encadrer des ateliers, conférences dansées et master-class (festival international de danse de Canton-Chine, ENSATT de Lyon, festival international de danse contemporaine de Freibourg-Allemagne, IRTS de Montrouge…).

Elle nourrit son énergie artistique de collaborations avec des chercheurs, architectes, philosophes, urbanistes, géographes…

Elle est régulièrement invitée à présenter ses projets lors de rencontres publiques (avec notamment : Maud Le Floch, directrice du Pôle des arts urbains ; Pascal Lebrun-Cordier, directeur artistique des ZAT de Montpellier et responsable du Master Projets culturels dans l’espace public, Sorbonne (Paris) ; Dominique Pestre, historien des sciences lors d’une conférence au Musée des Confluences (Lyon); Raphaël Enthoven, les Nouveaux chemins de la connaissance sur France culture ; Luc Gwiazdzinski, géographe, directeur du Master innovation et territoire à l’IGA de Grenoble…).

En 2013, elle travaille avec les musiciens d’Odyssée ensemble & Cie et participe à leur création "Peplum" dont elle réalise la mise en chorégraphie.

Elle travaille actuellement à sa prochaine création pour l’espace public, "Journal d’un seul jour", drame chorégraphique dans la ville en 24 heures.

Source : site de la Compagnie Acte

En savoir plus

www.compagnie-acte.fr

 

 

Compagnie Acte

COMPAGNIE ACTE

Une compagnie, un équipage, un lieu

Dirigée par Annick Charlot depuis 2000, la Compagnie Acte est née de l'envie de questionner une continuité entre l'art et le monde. Ce désir premier se traduit dans la démarche de création de la chorégraphe Annick Charlot qui quitte peu à peu les lieux dédiés à l'art et les scènes des théâtres pour investir l'espace public de la ville et va parfois jusqu'à inscrire le public dans le processus de création, à l'instar de sa dernière création : « LIEU d'ÊTRE, Manifeste chorégraphique pour l'utopie d'habiter » actuellement en tournée.
« J'aspire à partager ce réel que l'on n'attend pas. Intuitif, il ouvre, libère, émancipe ». Le temps d'une résidence, d'un spectacle, il s'agit de provoquer l'irruption du sensible dans l'espace urbain. Un parti-pris aussi bien esthétique, éthique que politique.

Depuis 10 ans, la Compagnie Acte a créé plus de 10 pièces chorégraphiques sur les scènes régionales et nationales,  soutenues pour nombre d'entre elles, à Lyon, par La Biennale et la Maison de la danse.   
Concentrée au quotidien autour d'un noyau de 4 personnes, la compagnie se déploie jusqu'à 15 collaborateurs (artistes, techniciens, équipe de production...) lors de résidences dans l'espace public.
Chacun, fortement associé, contribue à la fabrique d'une démarche et, au delà de ses talents et compétences  nourrit une pensée en acte, un développement, une politique.

La Compagnie Acte se définit également par son lieu de travail implanté à Lyon : le Studio des Hérideaux, lieu de création et de pratiques artistiques, inauguré en 2008, au cœur d'une ancienne manufacture métamorphosée depuis 2002 par l'agence d'architecture Tekhnê, en espace de travail partagé. Architectes, urbanistes,... et aujourd'hui artistes, se côtoient au quotidien dans ce lieu privilégié.  Dans le prolongement de ses créations, la compagnie y génère des rencontres publiques et mène un chantier artistique collaboratif : les SOIREES en ACTE, causeries parlées-dansées pour se dire le monde et résister. Interface perméable avec différents réseaux inter-disciplinaires, le Studio des Hérideaux est un lieu à haute qualité relationnelle et artistique ancré dans un paysage urbain, humain et professionnel.

« Si la Compagnie fait aujourd'hui de la ville son objet de recherche et son lieu de création, c'est en inscrivant sa présence artistique dans un lieu où l'équipe trouve une continuité, intellectuelle et relationnelle essentielle. Cette présence participe de ma recherche chorégraphique dans un aller-retour entre l'espace public et le studio, un espace "protégé et confortable" et la ville, le dehors,
le béton et ses multiples possibles où l'écriture chorégraphique se déploie ».

Source : la compagnie Acte

En savoir plus

www.compagnie-acte.fr Mise à jour : avril 2012