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Woyzeck, ou l'ébauche du vertige

Woyzeck, ou l'ébauche du vertige

Woyzeck, ou l'ébauche du vertige

Adaptation libre du Woyzeck de Büchner
Spectacle de Josef Nadj

     « Cette vérité, tout d'abord -connue et avérée, mais toujours oubliée : que Woyzeck est un drame inachevé, l'état d'une forme en devenir arrêtée net par la mort de l'auteur. Non pas une pièce en fragments, mais une pièce en morceaux : car le tout des morceaux n'est pas celui des fragments, il est moins noble, il n'a pas
séjourné dans la science et ne se constitue pas en réseau mais s'empile simplement, strate après strate. Morceaux à l'étal, empilés sur la scène, comme ci ou comme ça... Les voix qui parlent dans Woyzeck parlent dans la folie qu'il n'y ait pas (ou plus) de loi et que la nature soit ce qui, aux pauvres gens, tienne lieu de loi, mais comme un vide : bouteilles bues dans les cabarets, lueurs
animales dans la nuit. Parce qu'elle est écrite avant que les "pauvres gens" ne se constituent (ou ne soient constitués) en tant que sujet révolutionnaire -avant, donc, leur rassemblement autour d'une loi ou de ce qui peut en tenir lieu -, l'histoire de Woyzeck et de Marie, quoiqu'historiquement située, et même située dans le
trou de rat de l'Allemagne au ciel très bas du Vormäz, échappe à l'agitation héroïque comme à toute récitation orientée ou édifiante... »

Jean-Christophe Bailly

     Parmi les créations de Josef Nadj, Woyzeck ou l’Ébauche du vertige est la seule qui se fonde explicitement sur un texte dramatique. Cependant, il s’agit d’une oeuvre en chantier, de « l’état d’une forme en devenir, arrêtée net par la mort de l’auteur » (Jean-Christophe Bailly). Le manuscrit laissé par Georg Büchner se compose en effet de quatre versions distinctes, quatre « ébauches » plus ou moins longues, complètes, suivies, détaillées et superposables.

     Plutôt que d’isoler une version, plutôt que d’extraire arbitrairement un récit unique et linéaire de ces fragments épars, Nadj a cultivé leur inachèvement – et le caractère répétitif qui se dégage de l’ensemble. Il a creusé le texte, l’a morcelé plus encore, pour en faire surgir la « voix » de l’auteur et son questionnement obsédantsur la nature humaine et la marche inexorable du destin. Il a, par ailleurs, mis en relation la mort précoce de Büchner et la folie qui l’habitait à la fin de sa vie avec deux éléments clés du drame : le crime passionnel que commet le personnage de Woyzeck, et les pressions insoutenables qui s’exercent sur lui – un processus de déshumanisation qui le conduit à la folie, au meurtre.

     Dans le Woyzeck de Nadj, la tragédie a eu lieu : en un possible écho de la guerre fratricide qui déchirait la Yougoslavie à l’époque de la création (1993-1997), sa lecture propose une vision de la décomposition qui gagne alors progressivement les corps et les esprits.

    Woyzeck ou l’Ébauche du vertige est donc une pièce crue, triviale, organique, une pièce écorchée vive où règne pourtant un climat burlesque : enfermés dans un espace exigu, des êtres difformes, à la limite de l’apparence humaine, s’y livrent à des jeux cruels sur une petite musique de fête.

Myriam Bloedé


Ce spectacle a remporté le premier prix du public au 32e Festival du "BITEF" à Belgrade en 1998, et le "Masque d'or" du meilleur spectacle étranger présenté en Russie pour l'année 2002.

Nadj, Josef

Josef Nadj est né en 1957 à Kanjiza (province de Voïvodine en ex-Yougoslavie, actuelle Serbie).

Dès l'enfance, il dessine, pratique la lutte, l'accordéon, le football et les échecs, et se destine à la peinture.

Entre l'âge de 15 et 18 ans, il fait des études secondaires au lycée des beaux-arts de Novi Sad (capitale de Voïvodine). Puis, pendant quinze mois, son service militaire en Bosnie-Herzégovine.

Après quoi, il part étudier l'histoire de l'art et de la musique, et s'initie à l'expression corporelle et au jeu d'acteur à l'université de Budapest.

En 1980, il part pour Paris afin de poursuivre sa formation auprès de Marcel Marceau et Etienne  Ducroux. En parallèle, il découvre la danse contemporaine alors en pleine expansion en France, suit l'enseignement de Larri Leong (qui mêle danse, kinomichi et aikido) et d'Yves Cassati, prend des cours de tai-chi, de butô ou de danse contact (avec Mark Tompkins), commence à enseigner l'art du geste à partir de 1983 (en France et en Hongrie) et participe, en tant qu'interprète, aux créations de Sidonie Rochon ("Papier froissé", 1984), Mark Tompkins ("Trahison Men", 1985), Catherine Diverrès ("l'Arbitre des élégances", 1988) ou François Verret ("Illusion comique" et "La", commande du GRCOP, 1986).

En 1986, il crée sa compagnie, Théâtre JEL (« jel » signifie « signe » en hongrois) et monte sa première pièce, Canard Pékinois, qu'il présente en 1987 au Théâtre de la Bastille et qui sera accueillie dès la saison suivante au Théâtre de la Ville à Paris.

Il est, à ce jour, l'auteur d'une trentaine de créations et performances.

En 1982, Josef Nadj a complètement arrêté le dessin et la peinture pour se consacrer à la danse. Il n'y reviendra qu'une quinzaine d'années plus tard. Cependant, en 1989, il commence à pratiquer la photographie, activité qu'il poursuit sans discontinuer jusqu'à aujourd'hui. Á partir de 1996, ses œuvres graphiques et plastiques – sculptures-installations, dessins, photos –, le plus souvent conçues en cycles ou séries, font régulièrement l'objet d'expositions dans des galeries ou des théâtres.

En 2006, Josef Nadj est l'Artiste associé du 60e Festival d'Avignon : il présente Asobu dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes, en ouverture du festival, ainsi qu'une performance en collaboration avec le peintre Miquel Barcelo, "Paso doble", à l'église des Célestins. Puis en 2010, il y retourne pour "Les Corbeaux", performance où il partage la scène avec son complice Akosh S. (saxophoniste et poly-instrumentiste).

A l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'Anton Tchekhov, Valéri Chadrine, directeur du Festival International de Théâtre Tchekhov et directeur artistique de l'Année France-Russie 2010, a invité Josef Nadj pour la création d'un spectacle dédié au dramaturge, spectacle présenté à Moscou et Saint Pétersbourg.

Josef Nadj était aussi présent à la Quadriennale de Prague du 16 au 26 juin 2011. Cette Quadriennale se tient à Prague depuis 1967 ; c'est l'événement le plus renommé au monde pour les arts vivants. Plus d'une soixantaine de pays, y sont présents cette année. Josef Nadj a été sélectionné pour participer au projet « Intersection » basé sur l'intimité et le spectacle : village éphémère composé de boîtes "Whites cubes / black boxes" dressé pour une trentaine d'artistes mondialement reconnus, chacun investissant sa propre boîte.

Josef Nadj a été directeur du Centre Chorégraphique National d'Orléans de 1995 à 2016. En 2017, il établit à Paris sa nouvelle compagnie Atelier 3+1.

Source : Josef Nadj

En savoir plus : http://josefnadj.com/

Générique Woyzeck, ou l'ébauche du vertige

Chorégraphie : Josef Nadj

Interprétation : Josef Nadj, Istvan Bickei, Denes Debrei, Gyork Joseph Szakonyi , Peter Gemza, Henriata Varga, Franck Micheletti

Musique originale : Aladar Racz

Lumières : Raymond Blot

Durée : 01:02:48

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