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Choreographer

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Tauberbach

2014 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Platel, Alain (Belgium)

Déposé par Maison de la Danse de Lyon

en fr

Tauberbach

2014 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Platel, Alain (Belgium)

Déposé par Maison de la Danse de Lyon

en fr

Tauberbach

Un jour, Alain Platel reçoit un CD de musique de Bach chantée par un chœur de sourds. Cette musique ne l'a plus lâché depuis, sans doute parce qu'elle porte en elle deux de ses grands amours : Bach, de loin son compositeur favori et la langue des signes. Bach, Platel l'avait contemplé dans Iets op Bach (1998) et dans pitié ! (2008). Avec le spectacle Wolf (2003), il avait introduit deux acteurs sourds et exploré leur relation avec la musique. Quelqu'un qui ne sait pas qu'il écoute de la musique chantée par des sourds, ne comprend pas ce qu'il lui arrive. La gêne, le malaise, l'envie de rire se disputent la priorité. Mais Alain Platel décèle, comme personne d'autre, la beauté dans cette cacophonie, comme il la repère souvent dans ce qui est qualifié de laid, de déviant, de discordant, dans ce qui est souvent appelé une maladie ou un syndrome : les spasmes, les crampes, les convulsions... toute la gamme de tensions musculaires hors du commun. Platel force les gens de regarder différemment, d'écouter différemment. Le spectacle Tauberbach s'est inspiré également du film documentaire Estamira de Marcos Prado, un portrait pénétrant d'une femme brésilienne qui, depuis vingt ans, vit sur un dépotoir près de Rio de Janeiro. estamira est schizophrène et gravement abîmée par la vie, mais, malgré ou grâce à son aliénation mentale, elle est une personnalité charismatique porteuse d'idées philosophiques. Derrière sa psychose et ses traumatismes se cache une logique intérieure implacable. Estamira a inspirée le décor, la plus grande partie du texte et le jeu de l'actrice Elsie de Brauw. Les danseurs sont ses co-habitants dans cet environnement apocalyptique. Ici, phrases courtes et mouvements saccadés ne sont que de vagues références à une civilisation perdue. Depuis Bonjour Madame jusqu'à Wolf, Platel a voulu représenter notre monde avec ses diversités, sa multi-culturalité comme on dit, et il s'est entouré d'une équipe d'origines et de formations artistiques très diversifiées pour y donner expression. Depuis vsprs (2006), son œuvre intériorise, touche au plus profond, le spectacle devient plus expérience que représentation. Ce Tauberbach s'ajoute à cette galerie comme une initiation, un bizutage, un baptême, une immersion et par conséquent comme une guérison. 


Source : Hildegard de Vuyst, dramaturge 


Ceci n’est pas une pièce de théâtre. Mais il y a des personnages, ou plutôt des identités, des êtres, des créatures. Il y en a même un qui a un nom : Estamira. Elle parle constamment. Pour elle, parler c'est survivre. elle parle avec les voix dans sa tête, avec une voix au-dessus de sa tête. Estamira est hantée par sa biographie, par son combat journalier dans un monde où vivre et survivre sont devenus la même chose. Elle essaie d'exorciser l'énergie négative qui s'est entassée en elle en récitant une série infinie de formules. Estamira se sert d'un langage qu'elle a fabriqué elle-même. Les premières lettres sont « PTG ». Elle parle cette langue quand elle fait appel à une source invisible. « Elle téléphone à Dieu », comme dit Alain Platel. La langue PTG en dit long sur sa volonté de survivre, sur sa solitude. elle seule comprend ses questions. Les réponses ne sont que les reflets de ses propres besoins. Alain Platel utilise l'histoire d'Estamira et son univers pour raconter une autre histoire : celle du théâtre parlé, de la danse et de leur rencontre. Tauberbach est l'histoire des gens qui veulent se détacher des codes et le corps joue un rôle essentiel dans ce processus. Au cours des répétitions, un sujet de discussion était la nudité sur scène, et la gêne est devenue un fil rouge du spectacle. La gêne n'infériorise pas nécessairement l'homme, elle peut mener à la beauté et la conscience de soi. Lorsque Estamira envisage le monde, elle le vit comme un monde sans gêne, où il n'y a ni règle ni moralité. Jusqu'au moment où elle voit deux êtres qui s'adonnent à une parade nuptiale. Elle est témoin d'un événement qui dépasse -par son authenticité- toute question de moralité. Tauberbach est l'histoire d'une femme écorchée. Une femme qui mène sa vie à l'intérieur de sa tête mais qui, au fur et à mesure, découvre son corps. L'histoire d'une résistance et d'un environnement qui peut la démolir. De la vie qui continue. 


Source : Koen Tachelet, dramaturge

Platel, Alain

Alain Platel est orthopédagogue de formation et autodidacte en tant que metteur en scène. En 1984, il forme avec des amis et membres de sa famille une troupe fonctionnant en collectif. À partir de "Emma" (1988), il  se distingue plus clairement en tant que metteur en scène. Il crée "Bonjour Madame" (1993), "La Tristeza Complice" (1995) et "Iets op Bach" (1998), des productions qui propulsent les ballets C de la B (c'est le nom adopté par la troupe) au sommet international. En compagnie de l'auteur Arne Sierens, il accomplit un effet comparable pour la compagnie de théâtre jeune public Victoria de Gand, en proposant "Moeder en kind" (1995 Mère et enfant), "Bernadetje" (1996) et "Allemaal Indiaan" (1999 Tous des Indiens).
Après "Allemaal Indiaan" (Tous des Indiens), Alain Platel annonce qu'il ne produira plus de nouveaux spectacles. Mais Gerard Mortier le convainc de créer Wolf (2003), une pièce sur Mozart pour la Ruhr-Triennale. Le projet choral Coup de Chœurs monté par Alain Platel à l'occasion de l'ouverture du nouveau KVS marque le début d'une étroite collaboration avec le compositeur Fabrizio Cassol. "vsprs" (2006) signale un changement de cap. L'exubérance des spectacles précédents, s'exprimant par la diversité des interprètes et les thèmes abordés, cède la place à une plus grande introspection et une plus grande nervosité, en révélant un univers de pulsions et d'aspirations. Et aussi de violence, comme dans "Nine Finger" (2007) avec Benjamin Verdonck et Fumiyo Ikeda.

Après le style baroque de "pitié!" (2008), "Out Of Context – for Pina" (janvier 2010) constitue une réflexion quasiment ascétique sur l’arsenal de mouvements entourant les spasmes et les tics. A travers ce langage du mouvement, Alain Platel poursuit logiquement sa recherche d’une traduction pour les sentiments trop forts. Son aspiration à quelque chose qui dépasse l’individu est de plus en plus palpable. En collaboration avec Frank Van Laecke, "Gardenia" (juin 2010) s’est créé, dans lequel la fermeture d’un cabaret pour travestis constitue le point de départ d’une plongée au cœur des vies privées d’un mémorable groupe de vieux artistes. En 2015, Alain Platel et Frank Van Laecke renouvèlent leur collaboration avec la création de "En avant, marche !", un spectacle qui s'inspire de la tradition des orchestres de fanfare et des harmonies et dont la direction musicale est dans les mains du compositeur Steven Prengels. A la demande de Gerard Mortier, Alain Platel a créé "C(H)ŒURS" (2012) avec les fameuses scènes chorales des opéras de Verdi. La connotation politique de spectacles comme "tauberbach" (2014) et "Coup Fatal" (collaboration avec Fabrizio Cassol 2014) réside dans la joie de vivre et l'énergie qui éclatent de la scène et qui manifestent des moyens de (sur)vivre dans des circonstances indignes comme sur un dépotoir (tauberbach) ou dans la réalité quotidienne des musiciens au Congo ("Coup Fatal"). « Lust for life » comme moyen de rébellion.

Mais pour éviter tout malentendu: Platel ne cherche pas forcément l'expansion. Sa collaboration à des petits projets comme Nachtschade (pour Victoria en 2006) et le coaching comme pour Pieter et Jakob Ampe et leur création "Jake & Pete’s big reconciliation attempt for the disputes form the past" (2011) en sont la preuve. Ces deux projets ont d'ailleurs laissé des traces indéniables dans ses pensées sur ce qu'est le théâtre. Entre-temps, il a multiplié les films de danse en toute discrétion, que ce soit avec la réalisatrice britannique Sofie Fiennes ("Because I Sing en 2001", "Ramallah!Ramallah!Ramallah!" en 2005 et "VSPRS Show and Tell" en 2007) ou en solo avec les ballets de ci de là (2006), une plongée impressionnante dans la vie d’une troupe formée il y a vingt ans et qui nous amène jusqu’au Vietnam et au Burkina Faso. Il s’agit aussi et surtout d’une ode à la ville de Gand, son port d’attache.


Source : Les Ballets C de la B


En savoir plus : lesballetscdela.be

Plasson, Fabien

Fabien Plasson est réalisateur, principalement dans le domaine du spectacle vivant (danse, musique, etc.).

C’est au cours de sa formation à l’École Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Lyon qu’il intègre en 1995 que Fabien découvre l’art vidéo. Il se forme alors auprès de divers artistes vidéastes (Joël Bartoloméo, Pascal Nottoli, Eric Duyckaerts, etc).
Son approche s’inscrit d’abord dans une recherche plastique avec la création d’installations et d’objets filmiques.

En 2001, il rejoint l’équipe de la Maison de la Danse de Lyon et s’occupe durant 10 ans de la programmation du Vidéo-Bar Ginger&Fred. Il découvre alors l’univers chorégraphique et les enjeux de la vidéo pour la diffusion et la transmission de la danse aux côtés de Charles Picq alors vidéaste et directeur du service vidéo de la Maison de la Danse.

En parallèle, il continue son activité de création plastique, réalise des vidéos de concerts, de pièces de théâtre et crée également des décors vidéos pour le spectacle vivant.

Aujourd’hui, Fabien Plasson est réalisateur vidéo au Pôle Image de la Maison de la Danse de Lyon et pour Numeridanse.tv, vidéothèque internationale de danse en ligne.


Source : Maison de la Danse, Fabien Plasson


En savoir plus : fabione.fr

Tauberbach

Direction artistique / Conception : Alain Platel

Interprétation : Bérengère Bodin, Elie Tass, Elsie de Brauw, Lisi Estaras, Romeu Runa, Ross McCormack

Conseil artistique / Dramaturgie : Hildegard de Vuyst, Koen Tachelet

Musique additionnelle : Steven Prengels

Lumières : Carlo Bourguignon

Costumes : Teresa Vergho

Décors : Alain Platel et les Ballets c de la b, Luc Laroy, Patrick Legein (transport)

Son : Bartold Uyttersprot

Autres collaborations : Wim Van de Cappelle (régie plateau), Steve de Schepper (responsable de tournée)

Production / Coproduction de l'œuvre chorégraphique : Valerie Desmet (direction de production), Les Ballets C de la B

Durée : 03:31

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