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Le Cerf se voyant dans l'eau

Maison de la Danse de Lyon 2005 - Réalisateur-rice : Picq, Charles

Chorégraphe(s) : Cekwana, Boyzie (South Africa)

Présentée dans la/les collection(s) : Maison de la Danse de Lyon , Saisons 2000 > 2009

Producteur vidéo : Maison de la Danse

Vidéo intégrale disponible à la Maison de la danse de Lyon

en fr

Le Cerf se voyant dans l'eau

Maison de la Danse de Lyon 2005 - Réalisateur-rice : Picq, Charles

Chorégraphe(s) : Cekwana, Boyzie (South Africa)

Présentée dans la/les collection(s) : Maison de la Danse de Lyon , Saisons 2000 > 2009

Producteur vidéo : Maison de la Danse

Vidéo intégrale disponible à la Maison de la danse de Lyon

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Le Cerf se voyant dans l'eau

Cette fable incarne un archétype moral, puissant et palpable qui laisse une grande place à l’exploration d’un créateur. Il n’est pas fréquent que l’on puisse travailler sur une ligne narrative aussi claire ; cette perspective est alors intimidante. 

Le Cerf se voyant dans l’eau de Boyzie Cekwana est un conte qui parle des plaines africaines où il a décidé de transposer le cerf en gazelle. « Le défi est d’évoquer la tension et la couleur d’un vaste paysage avec deux corps dansants. J’espère révéler, à travers le pari dangereux d’un seul animal, l’esprit de survie qui accompagne tous ceux qui marchent sur les étendues africaines.» 

Source : Programme de salle de la Maison de la Danse de Lyon

Cekwana, Boyzie

Né dans le quartier de Dube dans le township de Soweto en 1970, Ntiskelelo Cekwana, plus connu sous son surnom de 'Boyzie', commence par pratiquer le yoga et l'afro-jazz avant de découvrir la technique Graham et le style lyrique d'Alvin Ailey. Il suit l'enseignement du chorégraphe Carly Dibakwane implanté dans la zone de Meadowlands, avant de recevoir une bourse de trois ans qui lui permet de se former à la Johannesburg Dance Foundation : technique classique, technique graham... Il y rencontre les compagnies de danse les plus importantes du pays en particulier celle d'Adèle Blank : « Avec cette femme, on pouvait être passablement technique, mais si elle choisissait de collaborer avec vous, elle le décidait aussi en fonction de vos défauts et de ce qu'elle pouvait vous apporter pour les transformer. J'y ai cru. » En 1993, il devient chorégraphe résident pour la Playhouse Dance Company, une scène publique disparue en 1997, alors située à Durban dans la région du KwaZulu-Natal.
 

L'année 1994 est une année de consécration pour Boyzie Cekwana : il bénéficie des Standard Bank Young Artist Award et FNB Young Choreographers Grant – des récompenses dispensées par deux des plus importantes banques du pays – ainsi que le premier prix de la Third International Competition à Helsinki pour sa pièce « Brother, Brother » l'année suivante. Désigné « Wonderkind » (enfant prodige) de la danse sud-africaine, il tourne au sein de diverses compagnies internationales dont le Scottish Dance Theatre et le Washington Ballet pour lequel il crée la pièce « Savannah » en 1996 en coproduction avec le Kennedy Center for Performing Arts, à l'occasion de l'African Odyssee Festival.

En 1997, Boyzie Cekwana fonde sa compagnie à Durban, aux côtés de la performeuse Desire Davids : The Floating Outfit Project. Le nom de la compagnie revendique la flexibilité de fonctionnement : « Nous avions besoin de rompre avec les formats contraignants de la danse traditionnelle et des compagnies de ballet sud-africain. Nous avons imaginé une entité flottante, sans structure fixe ni danseurs permanents, qui permette à chacun de continuer à travailler avec d'autres dans le monde, tout en rendant possible la naissance de nos propres créations. Cela correspondait aussi à une nécessité économique. Pour une petite compagnie indépendante, il n'était plus possible de survivre en Afrique du Sud et plus réaliste de continuer nos parcours séparés pour pouvoir ensuite réinvestir les bénéfices dans notre projet commun. » (dossier de presse pour le festival Montpellier Danse, 2000). Outre la création de spectacles de danse, la compagnie souhaite également promouvoir la danse en Afrique au moyen d'ateliers et de projets. Boyzie Cekwana prend également part à des conférences internationales telles que « Inroads Africa » à New York en 1996, « Confluences 2 » au Cap en 1999 et à Afrique en création à Lille en 2000.
 

Les premières pièces qu'il crée pour sa compagnie sont « ...like posing pictures with a smile » et « Rona », qui signifie « Nous » en langue sotho. Cette dernière pièce, conçue pour deux danseurs et un musicien, lui vaut le premier prix des 3e Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien à Antananarivo en 1999. Une grande tournée européenne s'ensuit : Cologne, Utrecht, Bruxelles, Londres, Vienne, et en France, à Strasbourg et Marne-La-Vallée...
 

Dans le cadre du festival Dance Umbrella de Johannesburg, il crée « Shift » en 2000, un trio qui interroge la place de la femme dans la nouvelle Afrique du Sud : « On parle trop peu de la dynamique de la peur et du pouvoir qui influence et met en place la politique des races, des sexes, de la violence, des droits humains, de l'amour, des préjudices... En Afrique du Sud, trop de silence règne autour de ces problèmes. Et ce silence est un problème en soi. Je n'essaie plus ici d'explorer la tranquillité, je l'explose. L'Afrique du Sud arbore aujourd'hui une ‘psyché' nouvelle en réponse aux crimes isolés ou massivement organisés, qu'elle combine à la diabolisation stéréotypée du ‘mâle' africain considéré comme une constante menace pour la société. Le spectacle interpelle ces ‘shifts' et leurs lacunes dans le contexte sud-africain contemporain. » Et de préciser : « Le travail explore des problématiques qui vont du viol au crime et à la guerre en passant par le racisme et la religion. Il n'essaie pas de raconter une histoire linéaire et concrète. Il s'achemine latéralement à travers les images, le mouvement, la musique, le texte écrit et parlé, qui, je l'espère, véhiculeront l'effet subliminal d'un certain dessillement. » (http://archive.kfda.be/fr/2001/stl/stl05.html)
 

En 2003, il présente « Ja, nee » d'abord sous une forme expérimentale au Centre national de la danse, puis au festival Africalia de Bruxelles dans sa version définitive avant d'entamer une tournée européenne (Utrecht, Ljubljana, Limoges, Genève, Brest, Weimar, Berlin). En 2005, la pièce est programmée conjointement à « Rona » au Théâtre de la Ville (Paris). La même année, Boyzie Cekwana est invité par les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis où il présente « Cut ! » créé au Dance Umbrella de Johannesburg, et imagine également une proposition inspirée de la fable « Le Cerf se voyant dans l'eau » dans le cadre du projet des Fables à La Fontaine porté par la productrice Annie Sellem, dans laquelle le cerf est remplacé par une gazelle.

En 2009, B. Cekwana initie la trilogie « Influx Controls ». Le titre fait référence à une loi discriminatoire établie en 1923 par le gouvernement sud-africain visant à empêcher les noirs de se déplacer et de s'installer librement dans les villes. Au coeur de cette trilogie, le sujet de l'identité humaine dans le contexte de l'apartheid et du colonialisme mondial. La première partie, « I wanna be wanna be » est un solo inspiré d'un voyage en République démocratique du Congo, présenté au Kaaitheater de Bruxelles. Il trouve son point de départ dans la profonde indignation ressentie face à la déshumanisation – tant dans le passé qu'à l'heure actuelle – de l'Afrique, de ses peuples et de son patrimoine, et se transforme en jeu autour des identités et de leur ambiguïté. Le deuxième volet « On the 12th night of never, I will not be held black » est créé en mai 2010. Il y explore « la crise identitaire de l'Afrique à l'ère postcoloniale et partage la scène avec Pinkie Mtshali, une chanteuse d'opéra dont la carrière s'est vue freinée par un physique "non conforme". De la politique individuelle du corps au corps global de la politique, le spectacle questionne la façon dont, à travers le regard des autres, l'identité est construite par les stéréotypes. Comment l'Afrique peut-elle pulvériser le prisme "tiers-mondiste" pour se réinventer ? Engagé dans le développement d'une création artistique autonome sur le continent noir, Boyzie Cekwana se lance dans le combat avec un immense talent. » (Kunsten Festival des Arts, programme 2010). « In the case of fire, run for the elevator », le dernier volet de la trilogie, est un trio où s'incarnent l'Amour, le Pouvoir et les Privilèges aux prises avec les inégalités alimentaires : « Ceci est une histoire de nourriture et de sa poésie complexe, inégale et invisible, raconte le chorégraphe. Racontée par l'intermédiaire de trois personnages “universels”qui représentent l'amour, le pouvoir et le privilège. C'est l'histoire de la nourriture en tant que réalité de la différence, le terrain d'entente pour tout ce qui est commun et inégal. Dans cette pièce, nous présentons une comédie musicale silencieuse, d'interventions rythmiques à la partition entendue uniquement par les interlocuteurs. Ceci est donc notre essai médiocre sur l'inquiétude d'un ventre en colère, grognant face au vacarme assourdissant de la bienséance culinaire. » (Institut français, Saisons croisées 2012-2013 France-Afrique du Sud). 

En 2011, il présente « Crosswords puzzles », une pièce pour 8 danseurs du CCN-Ballet de Lorraine dont la construction s'inspire des mots-croisés imprimés dans les journaux : « De même nous voulons réfléchir à une sélection personnelle de phrases chorégraphiques interprétées, et les restituer par rapport à l'individu. L'idée sera développée avec un groupe de quatre danseurs et peut-être concentrée sur les idées d'explorer la friction, où la tension entre des identités vraies et fictives. Ces identités peuvent être manipulées pour créer et recréer des versions individuelles "authentiques" et/ou inventées. »

Dans « The Inkomati (Dis)cord », sa dernière création qu'il présente en France lors du festival Montpellier Danse 2013, il chorégraphie aux côtés du chorégraphe mozambicain Panaibra G. Canda avec qui il a déjà collaboré pour le développement d'un groupe de réflexion the South-South Think Tank, visant à promouvoir des artistes et à faire circuler leur travail dans l'hémisphère sud. une pièce inspirée du pacte de non-agression signé en 1984 par le Mozambique de Samora Machel et l'Afrique du Sud de Pieter Botha, portant le nom du fleuve qui sépare les deux pays antagonistes.

En savoir plus

Vernay, Marie-Christine. « Boyzie Cekwana Soweto en couleurs ». Libération, 6 juin 2013.

Boisseau, Rosita. « Tensions nues, tensions noires », Le Monde, 9 mai 2010.

Boisseau, Rosita. « Boyzie Cekwana, les pas du passé sud-africain ». Le Monde, 12 janvier 2005.

Boisseau, Rosita. « Boyzie Cekwana s'attaque à l'oisiveté mortifère en Afrique du Sud ». Le Monde, 7 janvier 2005.

Mensah, Ayoko. « “Shift” : Boyzie Cekwana brouille les pistes », Africultures, 1er mai 2001.

Bedarida, Catherine. « Une danse moderne émerge en Afrique », Le Monde, 18 novembre 1999.

Pienaar, Samantha. « Boyzie Cekwana : the South African dancing body in transition », Th : Art : université de Rhodes : 1996.

Dernière mise à jour : novembre 2013

Picq, Charles

Auteur, réalisateur et vidéaste, Charles Picq (1952-2012) entre dans la vie professionnelle dans les années 70 par le théâtre et la photographie. Après une reprise  d'études (Maîtrise de Linguistique - Lyon II, Maîtrise des Sciences et Techniques de la Communication - Grenoble III), il se consacre à la vidéo, d'abord dans le champ des arts plastiques à l'Espace Lyonnais d'Art Contemporain (ELAC) et avec le  groupe "Frigo", puis dans celui de la danse.

Dès la création de la Maison de la Danse à Lyon en 1980, il est sollicité pour y entreprendre un travail de documentation vidéo qu'il poursuit toujours depuis. Durant les années 80, marquées en France par l'explosion de la danse  contemporaine et le développement de l'image vidéo, il fait de nombreuses rencontres avec des artistes tels qu'Andy Degroat, Dominique Bagouet, Carolyn Carlson, Régine Chopinot, Susanne Linke, Joëlle Bouvier et Régis Obadia, Michel Kelemenis. Son activité se déploie dans le champ de la création avec des installations et des vidéos en scène, ainsi que dans celui de la télévision avec des spectacles filmés, des recréations et des documentaires. Avec Dominique Bagouet (80-90), la rencontre est particulière. Il documente sa création, l'assiste sur " Le Crawl de Lucien" et co-réalise avec lui les films "Tant Mieux, Tant Mieux" et "10 anges". 

Dans les années 90, il devient le directeur du développement vidéo de la Maison de la danse et œuvre, avec le soutien de Guy Darmet et son équipe, pour une place grandissante de l'image vidéo au sein du théâtre à travers plusieurs initiatives :

   • Il fonde une vidéothèque de films de danse, d'accès public et gratuit. C'est une première en France. Poursuivant la documentation vidéo des spectacles, il en organise la gestion et la conservation.
  •  Il impulse la création d'un vidéo-bar et d'une salle de projection vidéo dédiée à l'accueil scolaire.
  •  Il initie les "présentations de saisons" en image.
  •  Il conçoit l'édition du DVD "Le tour du monde en 80 danses", une vidéothèque de poche produite par la Maison de la Danse pour le secteur éducatif.

   •  Il lance la collection « Scènes d'écran » pour la télévision et le web,  il entreprend la conversion numérique de la vidéothèque et crée Numeridanse.
 

Ses principaux documentaires sont : "Enchaînement", "Planète Bagouet", "Montpellier le Saut de l'Ange", "Carolyn Carlson, a woman of many faces", "Grand Ecart", "Mama Africa", "C'est pas facile", "Lyon, le pas de deux d'une ville", "Le Défilé", "Un Rêve de cirque".
  Il a également réalisé des films de spectacle : "Song", "Vu d'Ici" (Carolyn Carlson),"Tant Mieux, Tant Mieux", "10 anges", "Necesito" et "So Schnell", (Dominique Bagouet), "Im bade wannen","Flut" et "Wandelung" ( Susanne Linke), "Le Cabaret Latin" (Karine Saporta), "La danse du temps"(Régine Chopinot), "Nuit Blanche"( Abou Lagraa), "Le Témoin" (Claude Brumachon), "Corps est Graphique" (Käfig), "Seule" et "WMD" (Françoise et Dominique Dupuy), " La Veillée des Abysses" (James Thiérrée), Agwa »(Mourad Merzouki), Fuenteovejuna (Antonio Gadès), Blue Lady revisted (Carolyn Carlson)…
 

Source : Maison de la Danse de Lyon

La Petite Fabrique

Annie Sellem crée la Petite Fabrique en 2001, en même temps qu’elle conçoit le projet des Fables à la fontaine. 

La  Petite Fabrique, petite maison de production indépendante, s’est donnée pour mission de créer un projet fédérateur par la mise en réseau d’artistes, de producteurs et de diffuseurs au niveau régional, national et international, pour un public jeune en matinée et familial en soirée .Créer  des  petites  pièces  courtes,  aux  esthétiques  multiples,  allant  du  hip-hop  au classique déhanché, tel est le projet initié par Annie Sellem. Chaque  pièce,  d’une  durée  de  quinze  à vingt  minutes,  peut  se  donner  de  façon isolée et, associée à deux ou trois autres,composer une soirée. Chaque pièce peut se   jouer   dehors,   dans   le   kiosque   à musique d’un jardin public, à l’ombre d’un lavoir, dans un préau d’école... 

Source : Arte.tv

Le Cerf se voyant dans l'eau

Chorégraphie : Boyzie Cekwana

Interprétation : Vinciane Gombrowicz,Téo Fdida

Musique originale : Madala Kunene

Lumières : Éric Wurtz

Costumes : Shawn Majola, NosiphoDiko (Nguni Shades) ; Andrew Verster (masques)

Production / Coproduction de l'œuvre chorégraphique : La Petite Fabrique

Production / Coproduction de l'œuvre vidéo : Maison de la Danse de Lyon - Charles Picq, 2005

Durée : 20'

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