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Choreographer

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Pantomimes

2018 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Massé, Marie-Geneviève (France) Cramér, Ivo (Sweden) Barrault, Jean-Louis Fokine, Michel (Russian Federation) Lifar, Serge (Ukraine) Gert, Valeska (Germany) Jooss, Kurt (Germany) Ohno, Kazuo (Japan) Gruwez, Lisbeth (Belgium)

Déposé par Maison de la Danse de Lyon

en fr

Pantomimes

2018 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Massé, Marie-Geneviève (France) Cramér, Ivo (Sweden) Barrault, Jean-Louis Fokine, Michel (Russian Federation) Lifar, Serge (Ukraine) Gert, Valeska (Germany) Jooss, Kurt (Germany) Ohno, Kazuo (Japan) Gruwez, Lisbeth (Belgium)

Déposé par Maison de la Danse de Lyon

Auteur : Sarah Nouveau
en fr

Découvrir

La première apparition de la pantomime en France, au 17ème siècle se trouve dans un genre spectaculaire chorégraphique, le Ballet de Cour. Mais c’est en 1760, avec ses Lettres sur la danse, que Noverre opère une sorte de fusion entre danse et pantomime, en théorisant le « ballet-pantomime », genre chorégraphique autonome.

Les mouvements du danseur expriment les sentiments du personnage qu'il interprète et le livret se charge de la narration.

Au 19ème siècle, Le ballet académique de Marius Petipa privilégie la virtuosité au détriment de l’expressivité chère à Noverre. La pantomime évolue de son côté et trouve un écho dans la danse moderne, ainsi que dans le cinéma naissant de l’avant film parlant—avec notamment ses deux représentants géniaux que sont Charlie Chaplin et Buster Keaton. La pantomime s’affirme donc en creusant son propre terrain, celui d’une corporéité primordiale où le corps s’émancipe du langage verbal et devient lui-même le lieu silencieux du théâtre et de la danse.

Description

Les petits riens - Noverre

Marie-Geneviève Massé a recréé en 2006 le ballet Les petits riens, à l’origine composé en 1778 par Noverre. La musique est d’un jeune compositeur à l’époque peu connu : Mozart. Les Petits riens témoignent d’un moment de l’histoire du ballet où celui-ci cherche à devenir un art autonome : l’histoire se raconte uniquement par des gestes, grâce à la pantomime expressive. Cet extrait, fait partie du troisième tableau : Espièglerie ou Le Travesti. Il raconte la farce faite par l’Amour fou, qui intervertit le costume d’un homme et d’une femme allongés à terre après s’être assommés dans le jeu du colin-maillard.

La Fille mal gardée - Ivo Cramer

La fille mal gardée est le premier ballet français à appliquer les idées de Noverre, notamment le choix d’un sujet réaliste. Composé en 1789 par Jean Dauberval, ce ballet alterne passages dansés et moments de pantomime ou d’action, dans une succession de séquences souvent humoristiques et très rythmées. La musique qui mélange de nombreux airs populaires français ponctue les gestes et renforce l’intensité dramatique. À l’occasion de la reconstitution de ce ballet deux cents ans plus tard, par le choréologue Ivo Cramer, Laurence Louppe disait qu’il marquait le passage à « une forme de spectacle dansé autonome où triomphe l’imitation naturaliste des gestes de la vie (…) et le réalisme des sujets quotidiens… ».

Les Enfants du Paradis - Marcel Carné

Le film de Marcel Carné de 1945, Les enfants du paradis, plonge dans le monde du spectacle du 19ème siècle. Le personnage central de cette gigantesque fresque est Baptiste, interprété par Jean-Louis Barrault, qui rend hommage au célèbre mime Jean-Gaspard Deburau. Baptiste, maltraité par son père qui le présente aux passants comme un apathique bon à rien, se révèle moins endormi qu’il n’y paraît, lorsqu’il sauve des griffes des gendarmes la belle Garance—qu’il vient d’apercevoir et dont il tombera éperdument amoureux. On accuse celle-ci, à tort, d’avoir volé une montre-gousset à un bourgeois ventripotent. Par son témoignage muet, Baptiste offre en même temps aux spectateurs un rare moment de grande pantomime.

La mort du cygne - Michel Fokine

En 1907, Michel Fokine crée La Mort du cygne pour Anna Pavlova, sur la musique du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. On trouve dans ce court ballet les thèmes romantiques de la mort et de l’idéal, la figure du cygne blanc symbolisant la pureté. L’abandon du buste et de la tête à la gravité terrestre, le brisement des lignes des bras et des mains, et la fin de cette danse au sol, sont autant d’éléments de langage expressif pour incarner le passage vers la mort. Dominique Delouche filme ici Yvette Chauviré en train de revivre son interprétation du ballet, lors de la passation du rôle à Dominique Khalfouni.

Les cahiers retrouvés de Nina Vyroubova

Nina Vyroubova transmet ici en compagnie de Cyril Atanassoff un extrait du ballet Phèdre créé en 1950 par Serge Lifar. Héritier des Ballets Russes de Diaghilev, Lifar a collaboré pour ce ballet avec des artistes d’avant-garde: Jean Cocteau pour l’argument, George Auric pour la musique. Dans cet extrait, l’héroïne se confronte au fils de son mari Thésée, Hippolyte, dont elle est secrètement tombée amoureuse. La pantomime se décline en un alliage de gestes ayant une signification précise et d’intentions théâtrales—ici, l’autorité pour Phèdre, le respect et la soumission pour Hippolyte, ainsi que l’amour contenu. On observe cette dépendance de la gestuelle au langage verbal lors de cette transmission : chaque geste et chaque intention corporelle sont accompagnés d’un sous-texte, à la manière des didascalies dans une pièce de théâtre.

Tänzerische pantomimen - Valeska Gert

La danseuse moderne allemande Valeska Gert incarna différentes figures, dans des solos présentés dans des cabarets. S’inspirant de la réalité sociale, elle avait une prédilection pour tous les objets du mépris de la bourgeoisie et un goût certain pour la provocation. Cette vidéo donne à voir des passages de trois de ses solos les plus célèbres. Dans La Mort son corps tout entier est pris dans une alternance de tensions et de relâchements. La tête rejetée en arrière, sa bouche s’ouvre pour laisser passer un cri muet, témoignant du combat de la vie jusqu’au dernier souffle.

Dans L’entremetteuse, Valeska Gert donne à voir ses talents pour les grimaces et les transformations rapides de tout son corps. Le solo Canaille, quant à lui, fait vivre une prostituée qui roule des hanches pour attirer le client, et renvoie le bourgeois à ses propres travers.

La Table verte - Kurt Joos

Dans la veine expressionniste, Kurt Jooss, créateur du théâtre dansé, développe une dramaturgie du geste, en s’inspirant des postures de la vie quotidienne. En 1932, La Table verte dénonce l’absurdité de la guerre et le rôle hypocrite des politiciens. Il les représente avec des masques de vieillards en smoking noir et des gants blancs : ils ne se salissent pas les mains dans le conflit qu’ils vont déclencher. À l’issue d’une discussion animée, ils tirent un coup de pistolet en l’air, faisant place à la guerre.

La Argentina - Kazuo Ono

Kazuo Ono, est le cofondateur avec Tatsumi Hijikata du butô, danse moderne née au Japon à la fin des années 1950, La France le découvre en 1980, avec son Hommage à la Argentina, où il s’inscrit malgré lui dans la tradition japonaise de l’« onnagata », où un homme interprète un rôle féminin. Ono part de la mémoire d’une émotion forte, lorsque, jeune homme, il vit danser sur scène Antonia Mercé y Luque, surnommée « la Argentina ». Cinquante ans plus tard, ce souvenir émotionnel fut réactivé pour lui à la vue d’un tableau la représentant, et un appel est venu de son corps afin de danser cette émotion.

It’s going to get worse and worse my friend - Lisbeth Gruwez

Dans la pièce It’s going to get worse and worse, my friend, Lisbeth Gruwez s’intéresse à l’extase produite par le discours sur le corps. Elle questionne la manière dont le corps d’un orateur se modifie au fur et à mesure de l’énoncé. Elle a visionné plusieurs exemples de discours, et l’observation des gestes et postures des orateurs a permis un travail de « récolte », dans l’idée de véritablement les incorporer, pour en faire la base d’une chorégraphie. En enlevant le contenu de ces discours et en se concentrant sur le langage corporel, la danseuse dévoile la violence à l’œuvre, le désir compulsif de persuasion faisant passer le corps de l’orateur d’une apparence aimable et pacifique à une forme de transe vociférante.

Approfondir

Ouvrages

GERT Valeska, Je suis une sorcière, Kaléidoscope d’une vie dansée, trad. Philippe Ivernel, éditions Complexe, Centre National de la Danse, 2004.
- MARTINEZ Ariane, La pantomime, théâtre en mineur (1880-1945), Presses Sorbonne nouvelle, 2008.

NOVERRE Jean-George, Lettres sur la danse, Paris : éd. du Sandre, DL 2006.
219 p.

PORTE Alain, François Delsarte, une anthologie, Coeuvres-et-Valsery : Ressouvenances, impr. 2012. 287 p. (Pas à pas).

RYKNER, Arnaud (dir.). Pantomime et théâtre du corps : transparence et opacité du hors-texte, Presses Universitaires de Rennes, 2009. 245 p. (Le spectaculaire. Série Théâtre).

Articles et revues

BOUCHON, Marie-Françoise. « Pantomime » in Dictionnaire de la danse, Larousse, 1999.

CLARKE, Jan. (2009). « Du ballet de cour à la foire: les origines de la pantomime au XVIIe siècle ». In RYKNER, Arnaud, Pantomime et théâtre du corps: transparence et opacité du hors-texte, Presses Universitaires de Rennes, p. 21-31.

DOUSTEYSSIER Catherine, « Pantomime et cinéma : jeux corporels et génériques dans Drôle de drame de Marcel Carné », in RYKNER, Arnaud, Pantomime et théâtre du corps: transparence et opacité du hors-texte, Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 197-204.

GAUTIER Théophile. « Shakespeare aux Funambules », in Revue de Paris, 4 septembre 1842.

GREINER, Christine. « Ôno Kazuo, le corps où les mots ne s’inscrivent pas », in ROUSIER, Claire, La danse en solo, une figure de la modernité, Pantin, Centre National de la Danse, 2002. (Recherches - CND).

LEFEVRE, Maurice. « La pantomime », in STOULLIG, Edmont (dir.), Revue d’art dramatique, Paris , A. Dupret, mai 1892, p. 257.

LOUPPE, Laurence. « La fille mal gardée », in Libération, 25 février 1989.

RIZZONI, Nathalie, « Le Nouveau Spectacle Pantomime à Paris, une réplique transparente à la censure (1746-1749) », in RYKNER, Arnaud (dir.). Pantomime et théâtre du corps, Transparence et opacité du hors-texte, Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 33-46.

RYKNER, Arnaud. « Le « corps imprononçable » de la pantomime fin-de-siècle : de la défection du verbe à l’absolu de l’image », in RYKNER, Arnaud, Pantomime et théâtre du corps : transparence et opacité du hors-texte, Presses Universitaires de Rennes, 2009, p. 77-91.

Plus d'information

Biographie de l’auteur :

Sarah Nouveau a un parcours de danseuse contemporaine auprès de différents chorégraphes (Haïm Adri, Jean Rochereau, Nadège Macleay, Régis Bouchet-Merelli, Michèle Ettori, Elisabeth Schwartz, Monique Duquesne) et metteurs en scène (Brigitte Mounier). Après une formation longue en théâtre corporel (Le chemin du Théâtre), elle a été clown pour la Cie Elixir, et comédienne pour la Cie les Détours. Diplômée d’Etat pour l’enseignement de la danse contemporaine, elle a une expérience d’enseignement de la danse auprès de publics divers. Elle a également suivi un cursus universitaire en philosophie à la Sorbonne et en culture chorégraphique auprès de Laurence Louppe au CEFEDEM d’Aubagne. Elle enseigne l’histoire de la danse, anime régulièrement des conférences, et a publié aux éditions L’Harmattan « Le corps wigmanien d’après ‘Adieu et Merci’ », « Danser l’ailleurs », et « La culture chorégraphique au coeur de l’enseignement de la danse ». Depuis 2010, elle créé des spectacles au sein de sa compagnie, le quadrille des homards, et développe des conférences dansées : le spectacle « C.O.R.P.uS. », sur les débuts de la modernité en danse, créé avec les comédiens de la compagnie de l’Oiseau-Mouche, personnes en situation de handicap mental, a tourné en Pologne et en Russie. Pratiquant le yoga depuis 2003, elle se forme également auprès de Bénédicte Pavelak (« Transmettre un art du corps et de la voix »), et sa recherche l’amène à positionner différemment son enseignement, la danse devenant médium privilégié d’une découverte de soi.

Le Parcours "Pantomimes" a pu voir le jour grâce au soutien du Secrétariat général du Ministère de la Culture et de la Communication - Service de la Coordination des politiques Culturelles et de l'Innovation (SCPCI)

Auteur

Sarah Nouveau

Générique

Sélection des extraits

Sarah Nouveau

Textes et sélection de la bibliographie

Sarah Nouveau

Production


Maison de la Danse

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