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Un Monde en Soi

Au commencement était le vide. Un vide abyssal, dont la nature n'a jamais eu horreur, mais envie. Un désert absolu, qu'elle a dans la peau depuis la nuit des temps. Un pur néant, dont elle a jailli à l'aube du monde, et qu'elle abrite à jamais en son sein. Le rien, matrice du plein; le plein, foyer du rien: le joyau s'est fait écrin. De l'infime à l'immense, de l'atome à l'étoile, le vide nous habite et nous hante, nous fonde et nous tente - nous enchante. Au fond de nous gît un noyau de néant. Au coeur de l'intime s'ouvrent des abîmes infinis. Au centre de l'univers brûle un trou noir insatiable. Nous sommes bâtis sur une absence. Dès lors, de quoi sommes-nous faits? De l'étoffe de nos rêves et de poussières d'étoiles. D'espèces englouties et de vies antérieures. Chacun de nous est un univers en expansion indéfinie, un creuset secret où, en un sens, se rejoue l'histoire du cosmos tout entier. Ainsi, sur notre plateau se noue la création d'un monde, du dépouillement des origines au foisonnement des générations, du chaos primitif à la complexité ultime. En un espace défini par la vibration de seize cordes, telles sept sphères célestes, sept corps à histoire - aussi mouvants qu'émouvants - embrassent une grande traversée, du don de la naissance à l'éveil de la conscience, de l'apprivoisement de soi à l'appréhension de l'autre, de la construction de son identité à la constitution de la communauté. Aux métamorphoses de l'être en perpétuel devenir répond la prolifération des modes de relations: miracle de la rencontre, surprise de l'altérité, éclat du désir, violence des conflits, rêve de fusion, quête de la différence, fureur du dépassement, bonheur de la reconnaissance, expérience de la solitude...

Plonger dans Un Monde en Soi, c'est s'embarquer à corps éperdus dans un voyage au cœur de l'évolution, dans ses multiples dimensions - cosmos, espèce, individu, société. Sur des musiques de John Cage et Anton Webern, viennent s'y conjoindre tous les fils d'expression, impulsions du chorégraphe Abou Lagraa et vibrations du Quatuor Debussy, explosions des sept danseurs et horizons du dramaturge Gérald Garutti.


Source : Compagnie La Baraka


En savoir plus : www.aboulagraa.fr

Lagraa, Abou

Né à Annonay, c’est à l’âge de 16 ans qu’Abou Lagraa prend son premier cours de danse. Une porte ouverte par le jazz… C’est le coup de foudre immédiat, la danse devient sa forme d’expression première, du jazz au classique puis à la danse contemporaine, puisqu’il sort du Conservatoire national Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Comme sa danse, tout s’accélère pour Abou qui de 1992 à 1996, danse aux côtés de Rui Horta et du SOAP Dance Theater Frankfurt en Allemagne. Il devient son assistant à la chorégraphie pour le Ballet du Gulbenkian de Lisbonne. Un début de carrière européenne qui lui donne aussi une façon d’envisager, de manière très différente du modèle français, le mode économique d’une compagnie ; ouverte sur le partenariat et le mécénat privé.     

Le danseur est très vite remarqué pour son énergie, sa virtuosité et sa musicalité. Porté par une critique et des professionnels unanimes, il crée en 1997 sa compagnie qu’il nomme La Baraka (la chance, en arabe) car il estime « avoir eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment ». En 1998, il crée sa première pièce Violatus, tourbillon de duos intimes et de scènes de groupes enlevées, portés par un bouquet de danseurs en violet et rouge profond, salué par la critique et les professionnels. Suivent à un rythme intense : Kraft (1999), Nuit Blanche (2000)… Pièces après pièces, l’écriture chorégraphique s’enrichit devient plus ample et se confronte à d’autres univers. Il réussit de manière innovante une vraie rencontre, entre la danse hip-hop et sa danse contemporaine. Passage un trio d’hommes « choc » en janvier 2000, puis Allegoria Stanza en 2002, où ces trois danseurs hip-hop et les sept danseurs contemporains de sa compagnie sont mis face à une matière de base : le style Abou Lagraa pour mieux recréer une énergie propre et fulgurante. La pièce est lumineuse

La Baraka est désormais sur orbite. Abou Lagraa enferme ses danseurs dans un appartement Cutting Flat (2004), puise dans l’intime et l’épuisement Où Transe (2005) et enchaîne les résidences. À Bonlieu - Scène nationale d’Annecy comme artiste associé de 2004 à 2008, au Théâtre des Gémeaux - Scène nationale de Sceaux de 2009 à 2014, puis à la Maison de la Danse de Lyon en 2015. En 2009, le prix du meilleur danseur international est décerné à Abou Lagraa par le Movimento Dance Prize à Wolfsburg. 

Abou est aussi sollicité pour créer des pièces pour de grandes compagnies néo-classiques prestigieuses. Fly Fly en 2001 avec le ballet Lorraine, en 2006 Le Souffle du Temps pour le ballet de l’Opéra national de Paris avec 21 danseurs. La dernière en date, est une petite merveille, Wahada pour les 22 danseurs du ballet du Grand théâtre de Genève (2019). 

La Baraka à deux, évolution, ébullition ! En 2006, Nawal Lagraa Aït Benalla entre à La Baraka par le biais d’une audition. C’est la rencontre de deux artistes de double culture dont les différences, vont les faire évoluer. Sous l’influence de Nawal, La Baraka se transforme car Abou renoue avec ses origines et prend de plus en plus de plaisir à transmettre le matériau chorégraphique qu’il a accumulé, à ses danseurs, mais aussi aux amateurs. À partir de 2009, il opère un double retour aux sources. D’abord de l’autre côté de la Méditerranée, avec l’aventure du Ballet Contemporain d’Alger et la pièce Nya, pour laquelle le chorégraphe reçoit le prix de la meilleure chorégraphie de l’année par le Syndicat de la Critique en 2011.

En février 2018, La Baraka s'implante à Annonay (en Ardèche) dans la Chapelle Sainte-Marie qui, dans l’esprit d’une « Villa Médicis » pour la danse, devient un lieu d’accueil en résidence pour des chorégraphes français et internationaux. Abou et Nawal Lagraa décident, ensemble, de codiriger La Baraka et le Studio Chorégraphique Chapelle Sainte-Marie.

En 2019, Les Lagraa & Les Fondations Edmond de Rothschild élaborent le programme Premier(s) Pas qui propose un accompagnement sur-mesure à 360° destiné à des danseurs professionnels. En découlera en 2020, la création Premier(s) Pas sur les 8 lauréats du programme.

En 2023 et pour la première fois, Abou Lagraa se verra confier la mise en scène et la chorégraphie d’Orphée et Eurydice de Gluck pour l’Opéra de Sarrebruck en Allemagne.

2020 - Premier(s) Pas, de Nawal Lagraa Aït Benalla (volet 1) & d’Abou Lagraa (volet 2)

2018 - Wahada pour les 22 danseurs de Ballet du Grand Théâtre de Genève

2017 - Wonderful One, première au Festival Oriente/Occidente, Rovereto (Italie)

2017 - Dakhla, première à Suresnes Cité Danse 2017

2015 - Le Cantique des cantiques, première à la Maison de la Danse de Lyon

2013 - El Djoudour pour l’ouverture de Marseille – Provence 2013, capitale européenne de la Culture

2012 - Univers…l’Afrique pour les Gémeaux Scène Nationale de Sceaux

2010 - Nya pour le Ballet Contemporain d’Alger

2010 - Un Monde en Soi avec le Quatuor Debussy

2009 - Cérémonie de clôture du Festival Panafricain à Alger (Algérie)

2008 - Everyone's one pour le Memphis Ballet (USA)

2008 - D'Eux Sens

2007 - Nawal (ou l’offrande) pour le Centre Méditerranéen de Danse Contemporaine de Tunis

2007 - My Skin pour la Hochschule de Francfort

2007 - Matri(K)is

2006 - Le Souffle du Temps pour les étoiles (Marie-Agnès Gillot, Manuel Legris et Wilfried Romoli) et le Ballet de l’Opéra de Paris

2006 - Le Pas Suspendu avec l'Orchestre des Pays de Savoie « La Jeune Fille et La Mort » (Schubert) et les « Trois Tempéraments » (Hindemith) 

2006 - R.B.V.B.

2005 - Où Transe

2004 - Cutting Flat

2003 - Leïla pour l’école supérieure du Centre de Danse Contemporaine d’Angers

2002 - Allegoria Stanza

2001 - Fly, Fly au CCN Ballet de Lorraine (au répertoire de l’ABC Dance Company - Saint Pölten, Autriche)

2000 - Nuit Blanche

2000 - Passage

1999 - Kraft

1998 - Violatus

1998 - Les 2

Un monde en soi

Chorégraphie : Abou Lagraa

Interprétation : Nawal Lagraa, Aurélia Picot, Marion Renoux, Anthony Couroyer, Amala Dianor, Rolando Rocha, Oliver Tida Tida

Conseil artistique / Dramaturgie : Gérald Garutti, Sophie Walon

Musique live : John Cage, Anton Webern, Jean-Sébastien Bach par le Quatuor Debussy

Lumières : Gérard Garchey

Direction technique : Antoine de Gantho

Son : Christophe Germanique

Production / Coproduction de l'œuvre chorégraphique : Compagnie La Baraka ; coproductions Le Quatuor Debussy, Les Gémeaux / Sceaux / Scène Nationale, le Dôme-Théâtre – Albertville, Bonlieu Scène Nationale – Annecy, la Communauté de Communes du Bassin d'Annonay, La Rampe – Echirolles, la Maison de la Danse – Lyon, le Festival Oriente Occidente – Rovereto

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