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Dominique Mercy danse Pina Bausch

Ministère de la Culture 2003

Chorégraphe(s) : Obadia, Régis (France) Bausch, Pina (Germany)

Producteur vidéo : Zadig productions, Arte/France

Dominique Mercy danse Pina Bausch

Ministère de la Culture 2003

Chorégraphe(s) : Obadia, Régis (France) Bausch, Pina (Germany)

Producteur vidéo : Zadig productions, Arte/France

Dominique Mercy danse Pina Bausch

Dominique Mercy danse Pina Bausch

 

C'est le parcours d'un danseur d'exception, mais aussi l'histoire de sa rencontre et de sa collaboration exemplaire avec l'une des figures majeures de la danse contemporaine que retrace ce film. Une collaboration artistique et une amitié jamais démenties en trente ans, dans lesquelles le souci d'être soi-même n'a jamais pris le pas sur la générosité, la modestie et la dévotion à l'œuvre.

Membre du Tanztheater de Wuppertal dès sa fondation en 1973, Dominique Mercy est indissociable de l'aventure artistique de Pina Bausch et de la plupart de ses créations. Sa virtuosité, la qualité tout à fait particulière de son mouvement, sa maîtrise et l'éventail de ses possibilités – alliés à la capacité de dépasser la technique, de s'en dégager –, ainsi que ses qualités humaines et la nature de son engagement ont fait de lui l'un des plus remarquables interprètes de la chorégraphe. Pour composer ce portrait sensible auquel Pina Bausch, Françoise Adret, Jean Babilée, Carolyn Carlson, Malou Airaudo et Lutz Gregor apportent leur témoignage, Régis Obadia, également chorégraphe et danseur, a longuement dialogué avec Dominique Mercy. Il s'est intéressé aux différents aspects de son travail : temps de recherche, répétition, enseignement... Et, à l'aide de photographies et de nombreux extraits de spectacles, il nous montre l'évolution d'un être qui s'est totalement consacré à son art.


(Myriam Bloedé)

 

Générique

2003, 56', couleur, documentaire

 

Conception : Lisa Wiergasova.

Réalisation : Régis Obadia.

Production : Zadig productions, Arte/France.

Participation : CNC, Procirep, Angoa-Agicoa.

 

Contact

Ministère de la Culture et de la Communication : claire.perrus@culture.gouv.fr

CNC Images de la culture : alain.sartelet@cnc.fr


Dernière mise à jour : septembre 2013

Obadia, Régis

Régis Obadia est né en 1958 à Oran (Algérie), il étudie la danse de 1976 à 1979 à l'institut des Arts et du mouvement (Françoise et Dominique Dupuy) et s'initie au théâtre avec Jacques Lecoq. En 1980, il crée avec Joëlle Bouvier la compagnie l'Esquisse. Leurs premières pièces les propulsent au premier plan de la scène nationale et internationale.

Directeurs du centre national de danse contemporaine du Havre de 1986 à 1992, ils sont nommés directeurs artistique du centre national de danse contemporaine d'Angers en 1993, rebaptisé  CNDC l'Esquisse qu'ils dirigent jusqu'en 2003. 

En 1998, Régis Obadia s'engage dans une démarche individuelle de création.
Figure importante de la danse contemporaine depuis le début des années 80, Régis Obadia, a tatoué les mémoires des spectateurs par des pièces à la sensualité fiévreuse et au geste puissant. Avec la création de sa propre compagnie depuis 2003, il impose sa patte singulière et son ouverture d'esprit en œuvrant aussi bien du côté de la danse pure que du théâtre. Collaborant régulièrement à des projets avec la Russie, en tandem avec Lisa Wiergasova, il a obtenu différents prix prestigieux dont "Le Masque d'Or" en 2004 pour sa chorégraphie "Le Sacre du Printemps" et L"a Mouette "en 2004 pour sa mise en scène de "L'Idiot" au festival Tchaïka de Moscou. Après "Le Sacre du Printemps" (2003) sur la musique de Stravinski, il a signé "Réversibilité" (2005), inspiré des Fleurs du mal de Baudelaire et Trois (2006), sur la musique de La jeune fille et la mort de Schubert, présenté au Théâtre Sylvia Montfort à Paris. Parallèlement, il a réalisé un documentaire Dominique Mercy "Danse Pina Bausch" (2003), hommage à l'interprète iconique de la chorégraphe allemande.


Source : site de la compagnie Régis Obadia


En savoir plus : regisobadia.com

Bausch, Pina

Danseuse, pédagogue et chorégraphe allemande.


Elle grandit à Solingen, petite ville de la Ruhr où ses parents tiennent une brasserie. Élève de l'École d'Essen alors dirigée par K. Jooss, lauréate du Prix Folkwang en 1959, elle part ensuite étudier à la Juilliard School de New York. Parallèlement, elle danse dans la compagnie P. Sanasardo, au New American Ballet et au Metropolitan Opera Ballet. Elle retourne à Essen en 1962.


Im Wind der Zeit, un de ses premiers essais chorégraphiques, est primé au Concours de Cologne en 1969. H. Züllig, nouveau directeur de l' École d'Essen, lui confie alors un poste de professeur et la direction du FTS, où elle crée plusieurs pièces dévoilant déjà toute la complexité psychologique qui restera la marque de son travail.


En 1973, Arno Wüstenhoffer lui propose de diriger le Ballet de Wuppertal. Sur ses conseils, afin de ménager le public habitué au répertoire classique, elle présente des versions nouvelles d'Iphigénie en Tauride (1974) ou Orphée et Eurydice (1975) parallèlement aux productions issues de ses recherches. Malgré cela, son travail est parfois rejeté brutalement.


Les scandales se succèdent, comme au théâtre de Bochum lors de la première de Er nimmt sie bei der Hand (1978) inspiré du Macbeth de Shakespeare : la chorégraphe résiste, travaillant sans relâche, créant dans les moments de désespoir des œuvres majeures comme Café Müller (1978) et trouvant en Wüstenhoffer un soutien inébranlable.


En 1971, les yeux exorbités, l'horreur sur le visage, P. Bausch danse Philipps 836 885 (mus. P. Henry), se frappant le corps comme si ses mains pouvaient exorciser le mal qui l'habite. Elle transmet le malaise d'une conscience tourmentée, apeurée et en quête d'expiation. La peur exprimée dans ce solo restera la plus fidèle compagne de la chorégraphe ; elle l'avouera souvent : peur d'elle même, de ses limites, mais aussi des autres et constat de leurs propres peurs.


P. Bausch est la première danseuse de formation moderne qui accède à l'institution théâtrale très fermée de l'Allemagne d'après-guerre. Soutenue par toute la finesse du style Jooss-Leeder, elle donne à la danse-théâtre une écriture des corps totalement contemporaine.


À partir de la Légende de la chasteté (1979), P. Bausch s'oriente vers plus de dérision, d'humour et même de légèreté. Son désespoir est toujours là, mais il s'ouvre à des problématiques plus larges liées à l'évolution économique et politique du monde, qu'elle observe toujours du point de vue de l'individu.


Dès 1976, P. Bausch abandonne définitivement la composition chorégraphique traditionnelle : accolant des séquences discontinues selon un procédé proche du montage cinématographique moderne, elle construit ses pièces « non pas d'un bout à l'autre, mais de l'intérieur vers l'extérieur ». Dans un processus basé sur l'improvisation, elle aborde ses créations par des questions qu'elle se pose et pose à ses interprètes, notamment sur les thèmes de l'identité, du souvenir, du désir, du rapport homme-femme.


Entre Yvonne, la princesse muette qu'elle interprète dans l'opéra de B. Blacher mis en scène par Witold Grombrowicz en 1974, et l'aveugle étrangement lucide qu'elle incarne dans le film E la nave va (1983) de Federico Fellini, P. Bausch est surtout une visionnaire de l'être qui trouve son expression au-delà des mots. Reconnue mondialement comme une des chorégraphes les plus marquantes de la fin du XXe s. elle renouvelle totalement le rapport entre danse et théâtre et construit une forme de tragique contemporain qui influence nombre de créateurs bien au-delà de la danse.


Source : Marilén Iglesias-Breuker, Dictionnaire de la danse, sous la direction de Philippe Le Moal, Larousse, 2008

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