Des mots sur des gestes

2010
Année de création : 2010
Déposée par : Montpellier Danse

Ce montage d’images donne un aperçu du fonds d’archives audiovisuelles constitué par les Carnets Bagouet au fur et à mesure des reprises de pièces du répertoire.

 
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Des mots sur des gestes

Les Carnets Bagouet, depuis leur création en 1993, constituent de nouvelles traces des œuvres de Dominique Bagouet par des reprises de pièces, des actions pédagogiques et des transmissions pour différents publics.

Dans les corps en premier lieu, par les interprètes créateurs des rôles que le chorégraphe avait conçus avec eux, mais aussi sur la pellicule, avec la complicité de réalisateurs, témoins du travail.

Ce montage d'images donne un aperçu du fonds constitué jusqu'en 2009.

Ces documents sont désormais disponibles à la médiathèque du Centre national de la danse

 

Crédits

Montage d'archives

2010

Durée : 45'

Artistes apparaissant à l'image : Sylvie Giron, Marie Angibaud, Delphine Jacobacci, Clément Layes, Johana Lemarchand, Serge Malet, Lise Manavit, Léa Pérat, François Renault, Lucie Thomas, Simon Courchel, Catherine Legrand, Olivia Grandville, Dominique Noel, Mickaël Phelippeau, Jean-Pierre Alvarez, Tania Arias Winogradow, Michèle Rust, Dominique Bagouet, Laurent Pichaud, Hélène Cathala, Muirne Bloomer, Liz Roche, Robert Connor, James Hosty, Samuel Letellier, Loretta Yurick, Magali Caillet.

Montage : Stéphane Caroff

Conception : Anne Abeille

Production : Centre national de la danse

Remerciements : Centre national de la danse pour le traitement des images

Dernière mise à jour : décembre 2013

Bagouet, Dominique

Angoulême, 9 juillet 1951 - Montpellier, 9 décembre 1992

Elève de Rosella Hightower à Cannes dès 1965, il reçoit un enseignement classique et trouve son premier engagement chez Alfonso Cata au Ballet du Grand Théâtre de Genève en 1969. L'année suivante, il danse dans la compagnie de Félix Blaska puis entre aux Ballets du XXème siècle de Béjart à Bruxelles. L'expérience dure deux ans et se prolonge dans le groupe Chandra (où travaillait aussi Maguy Marin).

De retour à Paris en 1974, Dominique Bagouet prend des cours avec Carolyn Carlson et Peter Goss. Il danse aussi dans les compagnies de Joseph Russillo, Anne Béranger et Peter Goss. Il part quelques mois aux Etats-Unis où il découvre les techniques issues des écoles américaines, entre autres avec Jennifer Muller et Lar Lubovitch.

En 1976, à son retour en France, il présente sa première chorégraphie : « Chansons de nuit » au Concours de Bagnolet et remporte le premier prix avec mention « recherche ». Il fonde alors sa propre compagnie. Pour la faire vivre, il va enchaîner les créations à un rythme très soutenu qu'il déplore. Jusqu'en 1979, il crée quatorze pièces, parfois dans l'urgence et pas toujours de façon satisfaisante.

Avec « Sous la blafarde », le jeune chorégraphe commence à s'imposer et trouve un havre : la ville de Montpellier qui accueille la compagnie et lui donne les moyens d'exister puisqu'il est invité à mettre sur pied et à diriger le Centre chorégraphique régional de Montpellier. Il créera d'ailleurs dans cette ville le Festival International Montpellier Danse qu'il dirigera jusqu'en 1982.

Dominique Bagouet va alors créer certaines des pièces les plus marquantes de la chorégraphie contemporaine française, d' « Insaisies »(1982) jusqu'à « Necesito, pièce pour Grenade » (1991), ultime commande réalisée pour célébrer le 500ème anniversaire de la ville espagnole.

Avec des pièces comme « Déserts d'amour » (1984), « Le Crawl de Lucien » (1985) ou « Assaï » (1986), Dominique Bagouet impose clairement sa personnalité et son style. Il compose le mouvement de très nombreux petits gestes (jeux des pieds et des mains, inclinaison particulière du torse...) sans aucun maniérisme et d'une redoutable précision.

Autre constante, le chorégraphe a toujours su s'entourer d'artistes au talent reconnu. Il y eut Tristan Murail pour«Déserts d'amour », Pascal Dusapin pour « Assaï », Christian Boltanski pour « Le Saut de l'ange » (1987), ou l'actrice Nelly Borgeaud pour le superbe « Meublé sommairement » (1989), adaptation chorégraphique d'un roman d'Emmanuel Bove.

Avec Charles Picq, il a réalisé deux films : « Tant mieux, tant mieux ! » (1983) et « Dix anges, portraits » (1988) d'après « Le Saut de l'ange ».

S'il y avait un style Bagouet, il résiderait également dans cette curiosité qui a marqué toute une génération.

En 1993, les danseurs de sa compagnie fondent Les Carnets Bagouet afin de préserver et transmettre le patrimoine artistique du chorégraphe. Ils proposent le répertoire à d'autres compagnies et de nombreuses écoles.

Sources : Philippe Verrièle - Extrait de « 99 biographies pour comprendre la jeune danse française », Les Saisons de la danse-hors série été 97.

En savoir plus : www.lescarnetsbagouet.org

Dernière mise à jour : octobre 2014

Abeille, Anne

Après une double formation classique et contemporaine chez Rosella Hightower et Peter Goss, elle danse dans plusieurs compagnies, travaillant avec les chorégraphes Jean Pomarès, Francine Lancelot, François Raffinot et Elisabeth Schwartz.

En 1989 elle devient assistante auprès de Dominique Bagouet qu'elle accompagne jusqu'en 1992 avec les créations de « Meublé sommairement », « So Schnell » et « Necesito » et les reprises de pièces du répertoire. Puis elle assiste Olivia Grandville pendant trois ans.
Elle fait partie du conseil artistique des Carnets Bagouetdès 1995  et en assume la coordination générale jusqu'en 2008. Elle conduit l'édition du livre « Les Carnets Bagouet, la passe d'une œuvre » et du livre-DVD « Bagouet ».

Elle est administratrice  de la Compagnie Balades-Sylvie Giron à partir de 2010.

Parallèlement, elle est scripte auprès de la réalisatrice Marie-Hélène Rebois pour ses films sur la danse.

Les Carnets Bagouet

Les Carnets Bagouet sont nés du désir de donner la danse de Dominique Bagouet à d'autres danseurs et ont ainsi ouvert le champ du répertoire contemporain, notion devenue évidente aujourd'hui. Ce désir est toujours présent, différemment sans aucun doute, puisque les chemins parcourus depuis sont si variés. Mais l'expérience de ces artistes interprètes se place à d'autres endroits, sur d'autres territoires, sous d'autres formes, et le travail de transmission continue de s'accomplir.

« La disparition de Dominique Bagouet a posé avec brutalité le problème de la préservation et de la transmission d'un patrimoine chorégraphique marquant dans le domaine de la danse contemporaine. Des interprètes de Dominique appartenant à ce qui est sa dernière équipe mais d'autres aussi ayant quitté la Compagnie pour mener de nouvelles aventures se sont mis au travail. Ils veulent faire en sorte que soient conservées et transmises une œuvre et une pédagogie qui aujourd'hui vivent à travers eux. A cet effet ils ont créé une structure, Les Carnets Bagouet, qui fonctionnera sous forme d'association Loi 1901 et aura pour vocation de coordonner et de réaliser toutes les initiatives à prendre dans ce domaine. » dit le texte d'intention écrit en 1993.

Dans la confrontation à d'autres danseurs, commanditaires, structures, les choix de l'action ont imposé une discussion permanente des moyens, des méthodes, des objectifs. Les réponses se sont chaque fois situées dans le collectif, dans le partage et le débat, au sein de la cellule de réflexion bientôt nommée "conseil artistique". Accepter la diversité des avis, laisser s'exprimer la parole contradictoire, les remises en cause. Plus que cela, accepter que la contradiction ne soit pas résolue dans la parole. Faire l'expérience du temps, de la durée, reconnaître ce qui relève du deuil, pour trouver chacun sa distance propre.

Aujourd'hui, un regard sur ces vingt années révèle une réalité bien différente de celle qui était posée à l'origine. La multiplicité des réponses, des manières de faire, des supports, des formulations, fait qu'au lieu d'apparaître limité, le travail de mémoire s'ouvre. Au nombre prévisible et relativement clos de tâches se substitue le travail d'une ouverture vers de nouveaux projets.

L'objectif de conserver vivante la danse de Dominique Bagouet s'est dissout. La trace est vivante dans les danseurs, pour un temps. Nous savons que la danse de Dominique n'est plus. Le travail du sensible maintenu en éveil par la force de ce collectif découvre une nouvelle nécessité, à côté du travail sur le répertorie, celle de l'ouverture à d'autres regards, à d'autres pensées, celle de la confrontation, dans le travail de mémoire, à d'autres disciplines, à d'autres modes de réflexion, à d'autres modes d'action, à des personnes qui n'ont pas rencontré, elles-mêmes, Dominique Bagouet.

Sources : www.lescarnetsbagouet.org

En savoir plus : www.lescarnetsbagouet.org

Dernière mise à jour : octobre 2014

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Collections

Collection Bagouet

Collection Bagouet

Déposée par : Montpellier Danse

Dominique Bagouet a créé plus de 45 pièces en 15 ans. Certaines ont marqué le paysage chorégraphique entre 1980 et 1992, année de sa disparition. Charles Picq, très tôt sensible à cette danse, les a captées. Cette collection montre les œuvres les plus emblématiques et s’enrichira au fur et à mesure de films liés à la transmission de son répertoire grâce au travail mené par l’association Les Carnets Bagouet.

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