Planète Bagouet

1994
Déposée par :

Plus qu’un portrait, ce film tente de saisir la portée de l’œuvre de Dominique Bagouet.

 
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Planète Bagouet

(vol. 24)

Classique dans la forme, ce documentaire est à la hauteur de son ambition : questionner la danse contemporaine, son présent et sa mémoire, dans le sillage d'un homme qui cherchait à trouver "l'âme du mouvement et la grandeur du petit geste". Plus qu'un portrait, ce film tente de saisir la portée de l'oeuvre de Dominique Bagouet.

Il le fait en évoquant le travail du chorégraphe, ses rapports avec les interprètes et son installation au début des années 1980 au Centre chorégraphique de Montpellier qui fut le premier à s'ouvrir en France. L'enseignement qu'il y dispensa ne fut pas la moindre de ses actions. Tourné lors du festival Montpellier Danse 1993, quelques mois après la mort du chorégraphe et quelques semaines avant la dissolution de sa compagnie, le film donne la parole aux danseurs et aux fidèles de son équipe (Christine Lemoigne, Alain Neddam, Sven Lava Pohlhammer...) dans un ultime hommage qui fut le fil conducteur de l'ensemble du festival.

 

(Fabienne Arvers)

 

Générique

1994, 90', couleur, documentaire

 

Réalisation : Charles Picq

Production : Agat films & cie, Les Carnets Bagouet, CGP

Participation : CNC, ministère de la Culture et de la Francophonie (DMD), CR Languedoc-Roussillon, Maison de la danse de Lyon, ministère des Affaires étrangères, La Sept-Arte

 

Contact

Ministère de la Culture et de la Communication : claire.perrus@culture.gouv.fr

CNC Images de la culture : alain.sartelet@cnc.fr

 

Dernière mise à jour : octobre 2013

Bagouet, Dominique

Angoulême, 9 juillet 1951 - Montpellier, 9 décembre 1992

Elève de Rosella Hightower à Cannes dès 1965, il reçoit un enseignement classique et trouve son premier engagement chez Alfonso Cata au Ballet du Grand Théâtre de Genève en 1969. L'année suivante, il danse dans la compagnie de Félix Blaska puis entre aux Ballets du XXème siècle de Béjart à Bruxelles. L'expérience dure deux ans et se prolonge dans le groupe Chandra (où travaillait aussi Maguy Marin).

De retour à Paris en 1974, Dominique Bagouet prend des cours avec Carolyn Carlson et Peter Goss. Il danse aussi dans les compagnies de Joseph Russillo, Anne Béranger et Peter Goss. Il part quelques mois aux Etats-Unis où il découvre les techniques issues des écoles américaines, entre autres avec Jennifer Muller et Lar Lubovitch.

En 1976, à son retour en France, il présente sa première chorégraphie : « Chansons de nuit » au Concours de Bagnolet et remporte le premier prix avec mention « recherche ». Il fonde alors sa propre compagnie. Pour la faire vivre, il va enchaîner les créations à un rythme très soutenu qu'il déplore. Jusqu'en 1979, il crée quatorze pièces, parfois dans l'urgence et pas toujours de façon satisfaisante.

Avec « Sous la blafarde », le jeune chorégraphe commence à s'imposer et trouve un havre : la ville de Montpellier qui accueille la compagnie et lui donne les moyens d'exister puisqu'il est invité à mettre sur pied et à diriger le Centre chorégraphique régional de Montpellier. Il créera d'ailleurs dans cette ville le Festival International Montpellier Danse qu'il dirigera jusqu'en 1982.

Dominique Bagouet va alors créer certaines des pièces les plus marquantes de la chorégraphie contemporaine française, d' « Insaisies »(1982) jusqu'à « Necesito, pièce pour Grenade » (1991), ultime commande réalisée pour célébrer le 500ème anniversaire de la ville espagnole.

Avec des pièces comme « Déserts d'amour » (1984), « Le Crawl de Lucien » (1985) ou « Assaï » (1986), Dominique Bagouet impose clairement sa personnalité et son style. Il compose le mouvement de très nombreux petits gestes (jeux des pieds et des mains, inclinaison particulière du torse...) sans aucun maniérisme et d'une redoutable précision.

Autre constante, le chorégraphe a toujours su s'entourer d'artistes au talent reconnu. Il y eut Tristan Murail pour«Déserts d'amour », Pascal Dusapin pour « Assaï », Christian Boltanski pour « Le Saut de l'ange » (1987), ou l'actrice Nelly Borgeaud pour le superbe « Meublé sommairement » (1989), adaptation chorégraphique d'un roman d'Emmanuel Bove.

Avec Charles Picq, il a réalisé deux films : « Tant mieux, tant mieux ! » (1983) et « Dix anges, portraits » (1988) d'après « Le Saut de l'ange ».

S'il y avait un style Bagouet, il résiderait également dans cette curiosité qui a marqué toute une génération.

En 1993, les danseurs de sa compagnie fondent Les Carnets Bagouet afin de préserver et transmettre le patrimoine artistique du chorégraphe. Ils proposent le répertoire à d'autres compagnies et de nombreuses écoles.

Sources : Philippe Verrièle - Extrait de « 99 biographies pour comprendre la jeune danse française », Les Saisons de la danse-hors série été 97.

En savoir plus : www.lescarnetsbagouet.org

Dernière mise à jour : octobre 2014

Cette vidéo est aussi présente dans


Collections

Collection Bagouet

Collection Bagouet

Déposée par : Montpellier Danse

Dominique Bagouet a créé plus de 45 pièces en 15 ans. Certaines ont marqué le paysage chorégraphique entre 1980 et 1992, année de sa disparition. Charles Picq, très tôt sensible à cette danse, les a captées. Cette collection montre les œuvres les plus emblématiques et s’enrichira au fur et à mesure de films liés à la transmission de son répertoire grâce au travail mené par l’association Les Carnets Bagouet.

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Collection CNC - Images de la culture

Collection CNC - Images de la culture

Sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication, le catalogue Images de la culture, géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), présente 300 de ses films consacrés à la danse. Réunissant captations de spectacle, fictions, entretiens ou documentaires, cette collection donne à voir une précieuse diversité d’esthétiques et d’approches de l’art chorégraphique du XXe siècle à aujourd’hui.

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