Têtes de Sardines

2008
Déposée par : Numeridanse.tv

Les péripéties chorégraphiées de 4 têtes intrépides sans corps dans 16 mises en boîtes de 3 minutes tournées en plan séquence et cadre fixe garanties sans effets spéciaux accompagnées par un accordéon.

 
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Tête de sardine

Conception, scénario, mise en scène et chorégraphie Denis Plassard

Quand un chorégraphe réalise un film muet en épisodes pour le jeune public
Ou les péripéties chorégraphiées de 4 têtes intrépides sans corps dans 16 mises en boîtes de 3 minutes tournées en plan séquence et cadre fixe garanties sans effets spéciaux accompagnées par un accordéon

Elles sont quatre têtes enfermées dans une boîte noire : Micheline la râleuse, Jeannine la vieille qui se tord la bouche, Joséphine qui perd la tête et Claudine la simplette aux joues roses.

Sans corps, la vie n'est pas facile : pas commode de manger un yaourt ou de dompter un os.
Avec leurs caractères bien trempés, ces "sardines", muettes comme des carpes, apprennent à se débrouiller et à évoluer dans cet espace insolite.
Chaque objet qu'elles rapportent de derrière leur tête est prétexte à toutes sortes de jeux plus ou moins sympathiques : Jeannine fait des acrobaties avec une corde et Claudine est agressée par des pinces à linge...
La cohabitation n'est pas toujours facile dans cet univers délirant, il est impossible de savoir ce que les autres ont derrière la tête et les coups tordus sont fréquents !

Source : Cie Propos

 

Générique

Conception, scénario, mise en scène et chorégraphie Denis Plassard
Les sardines Pauline Laidet (Claudine), Géraldine Mainguet (Jeannine), Anne-Sophie Fayolle (Joséphine), Corinne Pontana (Micheline), Denis Plassard ( Les mains et La Tête avec oreilles)

Création musicale Norbert Pignol (Accordéon solo)
Images Pascal Nottoli Cadreurs Eric Chevillard, Pascal Nottoli Assistant caméraman Xavier Gresse
Lumières Nicolas Boudier Conception costumes invisibles Béatrice Vermande Conception et réalisation cagoules invisibles Armelle Ewande Réalisation costumes Alexandra Berthet, Béatrice Vermande Habilleuse et accessoiriste Alexandra Berthet Maquillages Christelle Paillard, Mireille Sourbier
Répétiteur Xavier Gresse Stagiaire Giulia Arcuda Construction Nicolas Boudier, Damien Ghenassia Régie générale Nicolas Boudier, Damien Ghenassia, Bruno Izard Générique Pascal Nottoli Mastering Son Pascal Cacouault
Durée du film 50 min. environ (16 épisodes de 3 min)

2008

Mise à jour : juillet 2013

Plassard, Denis

Denis Plassard a commencé à danser sur un malentendu : emmitouflé dans du papier crépon pour le spectacle de fin d'année de son école maternelle, il était persuadé que les pas avaient une signification et que l'assemblage de ces pas construisait des phrases qui racontaient une histoire... Depuis cette époque, une question (un peu décalée pour un danseur/chorégraphe) le hante : que signifie le mouvement ? Que dit-on en bougeant ?

Après une formation en danse classique et contemporaine au Conservatoire National de Région puis au CNSMD de Lyon, il danse pendant deux saisons avec la Compagnie de la Place Blanche (Josette Baïz - Aix en Provence).

En 1990, Denis Plassard crée le solo "Propos" qui donnera son nom à la compagnie qu'il fonde l'année suivante.

Dès ses débuts, il tente de tisser des liens dynamiques entre la parole et le mouvement et explore la question du sens et le rapport entre le texte et le geste ("Propos Solo", "Pour Voir, "D4", "Issue de secours", "Anecdote", "En Pièces"...). Dans "Ondes de choc" puis dans "Parloir", "Discours", "Camping" ou encore "Rites", il prolonge sa recherche autour de la parole. Les mises en scène du "Terrier" de Kafka et de "Chalet 1" d'André Baillon lui permettent de mettre en mouvement des comédiens dans des partitions millimétrées.

Qu'elle soit enregistrée, déclamée ou chantée, compréhensible ou non, la parole est un élément important du travail du chorégraphe.

Son écriture chorégraphique se nourrit du décalage et n'hésite pas à utiliser le ressort de la dérision et de l'humour. Tenace (sur ses questions d'enfant) et curieux, il recherche inlassablement les frottements, les rencontres avec des esthétiques et des univers différents.

Pour "Elle semelle de quoi ? (Carmen)" et "L'affaire de la rue de Lourcine", il travaille avec des danseurs hip-hop ; les objets et personnages de Michel Laubu du Turak accompagnent les quatre chorégraphies de L.O.U.P... Artiste invité au CNAC à Châlons-en-Champagne, il y travaille avec les étudiants-circassiens et de cette collaboration naît "ZOOO", spectacle créé sous chapiteau. En 2008, il réunit des interprètes issus de ces aventures indépendantes (danseurs contemporains, circassiens et danseurs hip-hop) pour la création "DéBaTailles".

Le jeune public n'est pas oublié, avec le spectacle d'ombre "Danlécoin" et le jeu de manipulation verbale "Suivez les instructions".

La recherche autour de la manipulation et du dédoublement constitue un autre axe important : sous la forme d'un solo pour un danseur bicéphale dans "Derrière la tête" ou celle d'un spectacle roman-photo avec "Les cadavres se regardent dans le miroir", ou encore par le truchement de la magie dans "Encore quelques illusions".
Denis Plassard explore encore le thème de la manipulation dans une trilogie, dont le premier volet est un conçu pour le jeune public : "Suivez les instructions". Le cycle se poursuit avec une chorégraphie pour marionnettes et danseurs manipulateurs, et se clot avec un solo sur l'opéra "Macbeth" de Verdi : un danseur équipé de capteurs de mouvements anime en direct tous les personnages de l'opéra.

De Kafka à Daniel Mermet, de Bizet à Labiche, des planches à la piste, les idées se bousculent et les genres se rencontrent : hip-hop, vaudeville, cirque, musique classique ou électronique, danse et textes.

Source : Site de la companie Propos

En savoir plus

compagnie-propos.com

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