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Jazz - Épreuves de danse 2022 - Variation n°18 - Fin de 3ème cycle diplômant (D.E.C.), garçon 1ère option

Ministère de la Culture 2021 - Director : Le Mao, Gilles

Choreographer(s) : Duhaldeborde, Marie (France)

Present in collection(s): Ministère de la Culture , Épreuves de danse 2022

Video producer : La Huit

en fr

Jazz - Épreuves de danse 2022 - Variation n°18 - Fin de 3ème cycle diplômant (D.E.C.), garçon 1ère option

Ministère de la Culture 2021 - Director : Le Mao, Gilles

Choreographer(s) : Duhaldeborde, Marie (France)

Present in collection(s): Ministère de la Culture , Épreuves de danse 2022

Video producer : La Huit

en fr

Variation n° 18 - Fin du 3ème cycle danseur à vocation de pratique diplômante (DEC), EAT

Titre : KANA TEGE


AVANT PROPOS :


Cette variation peut aussi bien être dansée par un garçon que par une fille. La tenue vestimentaire du danseur interprète ne doit en rien influencer le candidat ou la candidate, qui sera libre de choisir la tenue de son choix, du moment que le corps reste lisible et dans des couleurs de terre (marron, beige, taupe, ocre, orangé, vert, ...). De même que pour le port de chaussons de danse jazz, de chaussettes ou le fait de danser pieds-nus, je prends le parti de laisser le choix au candidat ou à la candidate. Nous avons exploré, Paul Redier et moi-même l’apprentissage de cette variation à travers différentes entrées en contact avec le sol : pieds nus pour l’ancrage et la stabilité, en chaussettes ou chaussons pour le glissé et le lié du mouvement. Mon danseur a choisi de vous présenter cette variation avec une matière au bout des pieds. Je vous invite cher(e) candidat(e) à tester différents supports avant de prendre votre décision, celle qui vous permettra de danser le plus sincèrement possible cette variation. 


Chorégraphier cette variation d’Examen d’Aptitude Technique fut pour moi un projet extrêmement passionnant à mener. J’ai souhaité mettre en valeur dans ma chorégraphie ce qui fait mon Jazz d’aujourd’hui. Les rencontres, les scènes partagées, l’évolution de ma technique et de mon expérience révèlent la chorégraphe que je suis devenue. Dans cette variation, il me tenait à cœur d’insérer quelques clins d’œil en référence au patrimoine chorégraphique de la danse Jazz. Je souhaite ainsi inviter le candidat ou la candidate à s’inspirer et découvrir des œuvres de danse Jazz. Il pourra reconnaître par moment les qualités de fluidité et d’impact chères au travail de Matt Mattox, ou le travail d’ondulation de colonne vertébrale comme nous pouvons l’apprécier dans plusieurs Œuvres de Garth Fagan, ou bien encore le très connoté « hinge » du Sweet Charity de Bob Fosse (1969). Cette liste n’est pas exhaustive, elle se veut justement d’insuffler au candidat ou à la candidate l’envie de faire des liens entre des passages de la variation et d’autres références de la danse Jazz ! 



AUTOUR DE LA MUSIQUE : 

La variation s’appelle Kana tege qui veut dire : ne jamais cesser. Cette musique a été créée en étroite collaboration avec Nicolas Baroin et Nicolas Robert, deux musiciens très inspirés par la culture africaine, notamment l’Afrique de l’Ouest. Les quelques expressions entendues dans la variation sont du dialecte Malinke :

-Kana tege : ne jamais cesser, continuer de…

-Dô ke : danser.

-Atonié dô ke lila : laissez-nous danser.

-Douma : donne moi.


D’autres expressions en français ponctuent la musique : 

-Garder la tête haute.

-Garder le souffle.

-Penser à demain.

-S’approcher.

-Se libérer.

-L’espoir ne meurt jamais.

-On continue de vivre, chanter, de danser.

-Le monde de demain sera ce qu’on en fait : cette dernière phrase sera répétée quatre fois à partir d’une minute. Lors de la dernière fois, je souhaite que le candidat ou la candidate inscrive sur ses lèvres ce propos. Il ou elle devient alors le messager, avant de prendre son élan pour une série de sauts, comme un envol vers l’avant, vers demain, le futur.


La musique est un binaire afro-électro qui se compte en 8 temps. De nombreux instruments traditionnels africains ont été utilisés pour la variation : 

-le kamele n’goni (de la famille des harpes, dans la lignée de la Kora mais avec moins de cordes, 8 au total),

-les dunduns (tambours, joués à la baguette), 3 types existent sur cette musique : dundunba grave, sangban medium, kenkeni aigu,

-le djembe,

-les tablas (tambours indiens).

Mais aussi une basse, une contrebasse, un shaker, une batterie et de la MAO (musique assistée par ordinateur). 



AUTOUR DE LA VARIATION :


Les deux qualités principales que je souhaite voir dans cette variation sont : explosivité et félinité.


Le candidat ou la candidate arrive après 4 temps d’introduction musicale, du fond de scène côté jardin. Cette entrée doit être le plus spontané possible, avant d’être entrecoupée de différents pas. La direction vers l’avant est bien déterminée. J’ai eu envie de conclure ma variation comme je l’ai démarrée. Je souhaitais donner l’impression au spectateur d’un cadre, avec à la fin quelque chose de nouveau, cette direction vers l’avant qui se prolonge. Dans la captation vidéo, le plan fondu de caméra sert à faire comprendre cette notion d’avancée vers l’infini, vers « le monde de demain ». Lors de l’examen, le candidat ou la candidate prolongera de 5 pas (au ralenti) après avoir fini son dernier accent de buste vers la gauche avant de s’arrêter face au jury. 


J’ai souhaité accorder une liberté de composition à mon danseur Paul Redier et lui permettre de créer 4 phrases de 8 temps, avec une demande de travail d’isolations basé sur les différentes sonorités qui donnent une impression de rapidité de tempo, de 1’49 à 2’07 min. Le candidat ou la candidate ne cherche pas à improviser sur cette partie et apprend ce qu’il ou elle voit sur la vidéo.


Il était important pour moi de proposer une variation avec une musique aux couleurs de l’Afrique, le berceau de l’histoire de notre danse Jazz, mais d’intégrer via la MAO des résonnances modernes. Se servir d’hier pour aller vers demain… Nous avons commencé il y a quelques mois à écrire l’histoire de notre nouveau monde, nous servant de notre vécu…


Kana tege !

Marie DUHALDEBORDE


Duhaldeborde, Marie

Robert, Nicolas

Il découvre le rock dans son adolescence et commence la musique par la guitare électrique à l’âge de 12 ans. 4 ans plus tard, il essaie la basse et c’est une évidence. Les sons graves l’accompagneront dorénavant sur scène et en studio ! 

Apres un parcours musical autodidacte, à 19 ans il entre dans l’école de musique INFIMM CIM de Paris. Puis au conservatoire ENM de Noisiel où il prend des cours de contrebasse. Au cours de ces années, il joue plusieurs styles de musique, rock, reggea, funk et jazz. 

En 1999, il joue dans le groupe « FOOT RYTHM » qui décroche en 2000 le premier prix du concours EMERGENZA, il est élu meilleur bassiste de la finale. En 2001, il commence à travailler dans les écoles élémentaires en tant que musicien intervenant, il obtient son DUMI (Diplôme universitaire du musicien intervenant) en 2005. Il découvre la pédagogie auprès des enfants et la musique contemporaine. Curieux, il intègre l’orchestre classique de Melun à la contrebasse. 

Entre 2004/2009, il est le contrebassiste de la compagnie la « Mezzanine » pour la création et les tournées en France et en Europe du spectacle Nous sommes tous des papous. Il joue avec « les CHEMEMEPA » avec qui il tourne un peu partout en France au cours des années 2003/2015. 


En 2008, il crée une banda, « la banda Larrachos » où il évolue au soubassophone. Depuis, il joue dans plusieurs fanfares dixie land, harmonie et autres bandas. Autre projet personnel en 2009 RAB entre le jazz, le rock, le funk et la chanson. En 2012, il crée son premier spectacle pour enfant  CornoRhino. Les spectacles pour enfants et les spectacles vivants sont une direction importante de son parcours. Il développe cette activité dans les écoles où il crée énormément de spectacles.

En parallèle, il joue dans plusieurs formation de jazz et autres groupes 2010/2020 : Beatles History, Balthaze, Chemempa, Paris tenu, Hendrix Coffee, 11h11, Banda larrachos etc... Enfin, il participe à plusieurs enregistrements d’album studio.


Il est aussi pédagogue, il donne des cours de basse, contrebasse et ukulélé au conservatoire depuis 2008, parallèlement à son travail de musicien intervenant en milieu scolaire. Enfin, il travaille pour le CFMI en tant que formateur depuis 2017.


Aujourd’hui, il continue ses activités musicales et a développé les spectacles pour enfants. Il écrit et compose des chansons pour enfants et a monté un nouveau projet en binôme Nico&Co, dédié à la création et à la diffusion aux enseignants d’école primaire de supports pédagogiques en lien avec ses compositions. 


Baroin, Nicolas

Il est un auteur-compositeur et interprète qui a débuté son parcours musical depuis maintenant plus de 20 ans. Après un court passage par le conservatoire d’une durée de 4 ans de 1990 à 1994, d’où il ressort quand même avec une bonne formation musicale, très rapidement en 1995, il croise la route de la musique africaine et ne la quittera plus.


De 1995 à aujourd’hui, il se forme lors de stage que propose de grands djembé Fola comme Mamady Keïta, Adama dramé, Christian Nicolas, Layba Kourouma, Vincent Lassale, Eric Genevois… En 2018, il part en guinée pour un stage de percussions intensif au village natal de  Layba Kourouma avec le groupe « les percussions de Kouroussa » avec comme professeurs des grands maîtres du djembé tel que Facely Kourouma, Mamady Condé. Il évolue depuis 2017 au sein du groupe Sodia, dirigé par ce même Layba Kourouma (directeur musical du groupe les percussions de Kouroussa), qu’il considère comme son papa de musique.


En parallèle, il découvre en 2001, les percussions afro cubaines et débute du même coup sa formation dans ce  nouveau style musical. Pour les congas, il va commencer avec Francis Herbin (diplomé de l’école nationale de Paris) et ensuite il fera la rencontre du très talentueux Christian Nicolas. Il étudiera également avec celui ci les Batas ( tambours religieux cubains).


Chanteur également depuis l’âge de 15 ans, il a suivi de nombreux cours de chant auprès de professeurs tel que Marie Laure Potel, Julia Pelez, Valérie Philipin…

Il apprend également en autodidacte la guitare, ce qui lui permet de composer ces premiers morceaux en s’accompagnant au chant. De ses compositions naitront son 1er projet musical en tant que chanteur, avec le groupe Chémempa, qui durera de 2001 à 2017 avec plus de 400 concerts à travers l’Europe et 3 albums.


Il intègre en 2017, le groupe Smokin Fuzz, aux influences rocksteady, ska et soul dans lequel il évolue au chant et aux percussions. 

Depuis 2018, il a également formé un nouveau projet ‘N’kobarika » avec Eric genevois (qui évolue à la Kora) un mélange de saveurs africaines à la sauce reggae, chansons françaises.

C’est d’ailleurs à l’aide de ce projet, que Nicolas a commencé à étudier le N’Goni, une petite Kora africaine de 8 cordes, duquel il se sert pour s’accompagner sur certain morceau, dont celui composé pour Marie Duhaldeborde à travers ce magnifique projet de danse que lui a commandé le ministère de la Culture.


Depuis 2006, il enseigne également et transmet sa passion pour la musique. Il enseigne à la fois la percussions africaines dans différents conservatoires (Collégien (77), Tournan en Brie (77)) sur des publics enfants, ados et adultes et  en parallèle, étant  titulaire du DUMI (Diplôme universitaire de musicien intervenant) depuis 2011 à la faculté d’Orsay, il enseigne également le chant, l’improvisation, l’invention et la pratique en chorale dans les écoles élémentaires en tant que Musicien intervenant.

Le Mao, Gilles

La Huit Production

La Huit Productions is a motion pictures and film company based in Paris. 

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