Les fuyantes

2012
Année de création : 2011

 
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Fuyantes (Les)

Création 2011

Conception, scénographie Boris Gibé
Mise en scène Camille Boitel
Compagnie Les Choses de Rien

La recherche de Boris Gibé et Camille Boitel s'articule essentiellement autour de la perception du monde, de la mise en perspectives, et de la recherche du point de fuite. Dans un univers burlesque, Les Fuyantes emmène le spectateur dans une déconstruction de ses repères, lui proposant un nouvel angle d'observation... La réalité n'est-elle pas qu'une construction ?

Les Fuyantes traite de la perception de la réalité dans la société numérique de demain. C'est une véritable prise de recul sur le système de pensée actuel et particulièrement sur la place qu'a pris le virtuel sur ce qui étaient, encore récemment, des réalités tangibles.

Pour cette nouvelle création, Boris
 Gibé s'appuie de nouveau sur les arts du cirque mais également sur la danse acrobatique, l'exploration aérienne, la manipulation d'objets...
 La scénographie repose sur un principe évolutif faisant apparaître d'un espace vide, une boîte à magie, sorte d'écran déformable en lycra, baptisée
 la monade. Elle donne la sensation de troubles optiques grâce à des projections de lignes de fuites, de lumières et d'ombres projetées sur des volumes, mobiles et déformables. Le décor mouvant et les corps en mouvement, en perpétuelles transformations, emmènent le public vers des territoires instables, en jouant de sa confiance en l'image.
 Boris Gibé et Camille Boitel ont travaillé pendant deux ans sur la création de cette architecture insensée. Dans un premier temps, le spectateur assiste à la construction d'une ville, dont les lignes d'horizons sont étirées. En lutte pour 
ne pas perdre le point de fuite, les cinq interprètes sont très vite victimes de cette drôle de ville géométrique jusqu'à s'y retrouver enfermés. Les acrobates ne sont alors plus que des corps en mouvement qui dépendent les uns des autres. Ils marchent, dansent sur les murs, grimpent à la verticale. Dans un système devenu autonome, chacun tente de redevenir partisan d'une réalité qui lui échappe.

La démarche : le fond, le sens, la forme

Pour bouleverser, toucher profondément, la Cie les Choses de rien souhaite emmener ses spectateurs vers une évasion, une réflexion, un retour aux sources. C'est l'ambition d'offrir à chacun un élan de reconstruction, de remise en question... Ainsi naît un univers fort qui ne tient qu'à un fil, une forme intime où chaque spectateur est convié à la réalité éphémère de la représentation ; placé en position d'acteur de sa propre lecture, il peut ainsi créer sa vision personnelle de ce qui ne lui est que suggéré.
alors, dans la générosité, l'émotion, peut se révéler toute la fragilité poétique de l'instant.

Une écriture évolutive

C'est dans un long processus de création en aller-retour entre laboratoires
 de recherches sur le mouvement, résidences d'écriture, constructions scénographiques, réalisations de courts-métrages, improvisations, que se développe et se finalise l'écriture scénique. Les procédés utilisés pour développer ce scénario s'appuient également sur des nouvelles conventions liées à l'imagerie virtuelle (défragmentation de l'image, zoom dans le plan, simulations 3D), ainsi que sur le détournement de conventions plus théâtrales : monde parallèle, huis clos, espace évolutif, labyrinthe spatio-temporel, principe de « mise en abîme »... Ces notions nous permettrons d'immerger le public dans un espace déroutant sans cesse son point de vue.

D'où part le mouvement ?

D'une histoire commune provenant
 de notre vie itinérante circassienne et d'une même volonté à s'affranchir de notre pratique initiale pour s'orienter vers l'écriture d'une nouvelle forme de langage chorégraphique, nous poussons le corps à de nouvelles limites quant à sa maîtrise au sol ou dans les airs. Les techniques gestuelles des interprètes se construisent à partir de la dramaturgie du spectacle qui elle-même s'en nourrit jusqu'à son écriture finale.
 Un attachement à l'essence du cirque
.

Le cirque reste la matrice de nos projets. Ce n'est pas la spécificité démonstrative, colorée ou festive qui nous y lie, mais bien plus simplement sa manière d'approcher le public, sa faculté à toucher universellement, son aptitude à briser les frontières, à dépasser les limites. Car le cirque est multiple, se nourrit de toutes les disciplines artistiques pour mieux se révéler “art populaire“ tout en restant inventif et exigeant.
 Nourri par la danse acrobatique, l'exploration aérienne, la manipulation d'objets, nous développerons ces techniques sur des matériaux tels que : des échafaudages, sangles rebondissantes, escaliers, échelles, sols glissants, treillis métalliques, plaques de bois et de plexiglas, murs d'escalades recouverts de lycra, aimants, cordes, élastiques...)
. Le vocabulaire utilisé est ludique dans sa forme. En redonnant une certaine légèreté à la dramaturgie, ainsi redensifié celui-ci touche au plus direct...

Source : Maison de la Danse - Programme de salle

Générique

Conception, scénographie Boris Gibé 
Mise en scène Camille Boitel

Interprétation Florent Blondeau, Anna Calsina Forrellad, Boris Gibé, Xavier Kim, Eric Lecomte

Création sonore et conception du dispositif interactif Antoine Villeret
Création lumière Annie Leuridan 
Dispositif temps réel Cyrille Henry
 Création images Olivier Arnaud, Camille Baudelaire, Cyrille Henry, Annie Leuridan, Emmanuelle Vié le Sage, Antoine Villeret Création textile, costumes Florinda Donga Construction décor Nil Admirari, Les Choses de Rien
 Coordination technique sur la création, régie plateau Bertrand Duval
 Régie plateau, construction machinerie Mathieu Delangle
 Régie plateau en alternance avec Mathieu Delangle, Marinette Julien
 Régie Générale, régie son Fabrice Duhamel 
Régie lumière, vidéo Emmanuelle Vié le Sage Photos Jérôme Vila

Réalisation vidéo Fabien Plasson (Maison de la Danse)

Durée du spectacle 1H

Mise à jour : octobre 2012

Gibé, Boris

Concepteur du projet "les Choses de Rien", acteur de cirque et danseur.

Immergé dès son plus jeune âge dans
 le monde du cirque et de l'itinérance, Boris connaît ses premières expériences professionnelles à l'âge de douze ans. Cofondateur de la Cie Zampanos en 1996, il tourne quatre créations qui sillonnent les villages de France et 14 pays d'Afrique en 2003. Il a confirmé depuis le choix d'une vie itinérante. Viennent les rencontres, les échanges avec d'autres compagnies qui le mènent à jouer avec : le Cirque Médrano, la Cie Cahin Caha, la Cie DCA (Philippe Decouflé), la Cie Ezec le Floc'h, Clowns sans Frontières, Néry, les Ogres de Barback , le Cirque Electrique, le Cirque Pocheros, la Cie Christophe Haleb - la Zouze, la Cie les Cambrioleurs – Julie Bérès, Kitsou Dubois...

Début 2004, Boris fonde la Cie Les Choses de Rien avec laquelle il crée "Le Phare" qui reçoit la bourse Beaumarchais- SACD et le prix Jeunes Talents Cirque 2004. Il créé ensuite "Installation Tripode" et "Bull".

Source : Programme de salle Maison de la Danse

En savoir plus

leschosesderien.com

Les Choses de Rien

Direction artistique: Boris Gibé

Année de création: 2004

Les Choses de Rien est une association implantée à Paris, qui depuis sa naissance en 2004 soutient et produit les créations de Boris Gibé. S’affirmant depuis 10 ans dans un processus d’écriture chorégraphique et de création artistique dans le domaine du cirque contemporain, La Cie Les Choses de rien  poursuit la recherche d’un langage artistique original où la question du mouvement vient interroger celle de l’espace. Ce langage chorégraphique y pousse le corps à ses limites physiques dans une poésie du mouvement à l’état brut. Inspiré de techniques acrobatiques et aériennes issues du cirque, il se construit à partir de la dramaturgie du spectacle. Elle-même se nourrit dans une interaction de tous les médiums qui la composent (scénographie, son, lumière, machinerie et bricole technologique) jusqu’à son écriture finale. La recherche de Boris Gibé, s’articule essentiellement autour de la perception du monde mis en abîme dans des huis clos absurdes ou des univers cinématographique liés à des sujets existentialistes questionnent le conditionnement humain. Ses créations jouent des impressions visuelles, sensitives et émotives du spectateur, lui proposant un nouvel angle d'observation dans une déconstruction de ses repères.

Source : Site de la cie Les Choses de Rien

En savoir plus

leschosesderien.com

 

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