La Madâ'a [Film]

2006
Année de création : 2004

Le film La Madâ'a tourné dans les décors naturels du lac salé du Shot El Jérid du village de Nefta en Tunisie, est une réécriture à partir de la pièce des chorégraphes Héla Fattoumi et Eric Lamoureux.

 
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Madâ'a (La)

(FILM)

Le film La Madâ'a tourné dans les décors naturels du lac salé du Shot El Jérid du village de Nefta en Tunisie, est une réécriture à partir de la pièce des chorégraphes Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, elle-même inspirée de la poésie arabe d'Adonis à la croisée de l'Orient et de l'Occident. La danse joue sur des qualités de corps en perpétuelles transformations, sur la densité du geste, du temps et de l'espace, déclinant la figure de l'entrelacs. Une danse d'où jaillit une énergie calligraphique irriguant des corps en métamorphoses, suscitant d'ondoyantes visions. Des corps qui puisent dans la mémoire d'un temps d'où revenir, d'un temps à venir.

Chorégraphie Héla Fattoumi/Eric Lamoureux

D'après le spectacle La Madâ'a interprété par Philippe Chosson, Hafiz Dhaou, Héla Fattoumi, Anne Foucher, Eric Lamoureux, Laura Simi, Moustapha Ziane Musique composée par François Narboni film réalisé par Benjamin Silvestre

Coproduction Heure d'été Production, Arte France, Centre Chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie 2004.

dernière mise à jour : avril 2012

Fattoumi, Héla et Lamoureux, Éric

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux fondent la Compagnie FATTOUMI/LAMOUREUX en 1988. Leur première pièce Husaïs est couronnée du prix de la 1re œuvre au concours international de Bagnolet en 1990, suivie du trio Après-midi, prix Nouveaux Talents Danse de la SACD en 1991.Ces deux œuvres les propulsent parmi les leaders d’une nouvelle génération de la création contemporaine et leur apportent une reconnaissance internationale.


Un espace de recherche dont la source est l’entremêlement de leurs particularités.

De pièce en pièce, ils sondent inlassablement l’intelligence sensible du corps, son pouvoir de dévoilement du sens qui est aussi pensée (penser) en mouvement. Durant cette première période plusieurs pièces marquantes voient le jour  dans la continuité d’Husais : Si loin que l’on aille (Théâtre de la Bastille et Théâtre de la Ville, 1992) ; Fiesta (Commande du Festival d’Avignon, 1992) ; Asile Poétique (Théâtre de la Ville, 2000) à partir des textes du poète Antonio Ramos Rosa ; Wasla (Biennale de Lyon, 1998) ; Vita Nova (Grande Halle de la Villette, 2000) avec la 11e promotion du Centre National des Arts du Cirque. Ces pièces affirment un travail chorégraphique relié aux notions de maîtrise/non maîtrise, de puissance/fragile, de minimalisme/performatif, faisant surgir une danse dont la charge expressive est traversée par une « énergie graphique ».

Nommés à la direction du CCN de Caen/Basse-Normandie en 2004, ils poursuivent alors leur démarche à travers des pièces plus portées sur des sujets à forte tonalité sociétale.

Ce seront La Madâ’a (Arsenal de Metz, 2004) avec les frères Joubran, virtuoses palestiniens du oud ; Pièze (Unité de pression) et La danse de Pièze (Festival Dialogue de corps, Ouagadougou, 2006 ; Théâtre de la Bastille), autour de la notion d’« homosensualité » dans le monde arabo-musulman ; Just to dance... (Espace des Arts de Chalon-sur-Saône, 2010 ; Tokyo), pièce autour de la notion de « créolisation » développée par Édouard Glissant ; MANTA, solo créé au Festival Montpellier Danse 2009 puis en tournée internationale (Tokyo, Berlin, Tunis, Bruxelles, Malmö, Oslo...), à partir de la problématique que soulève le port du niqab ; Lost in burqa, (ésam de Caen, 2011) performance pour 8 interprètes réalisée à partir des « vêtements-sculptures » de la plasticienne marocaine Majida Khattari lors de la 6e édition du Festival Danse d’Ailleurs ; Masculines (Arsenal de Metz, 2013) sur les représentations du féminin de part et d’autre de la Méditerranée.  
Ils réactivent une recherche chorégraphique se ressourçant au potentiel expressif et poétique de la danse.

Une douce imprudence co-signée avec Thierry Thieû Niang (Festival Ardanthé 2013, Marrakech, Théâtre National de Chaillot) sur la notion du « Care » ; Waves commande pour le NorrlandsOperan et l’orchestre symphonique dans le cadre de Umeå 2014, capitale européenne de la Culture. Ils s’associent avec le chanteur et compositeur suédois Peter von Poehl.


Ils s’aventurent régulièrement hors des théâtres pour réagir in-situ à d’autres contextes de réactivité.

En février 2009, ils signent la performance Stèles dans le cadre d’une « Nocturne » exceptionnelle, commande du Musée du Louvre. En 2008 il créent Promenade au Grand Palais et imaginent un dialogue avec les sculptures monumentales de Richard Serra. En janvier 2012 ils créent Circle invitant le public au centre d’un dispositif circulaire où la danse s’enivre à l’énergie mêlée de 26 danseurs professionnels et amateurs. En 2013, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, ils investissent l’exposition « Un été au bord de l’eau » du Musée des Beaux-Arts de Caen pour une Flânerie chorégraphique.

Création du Festival Danse d’Ailleurs (2005)

Dès 2005, ils initient le Festival Danse d’Ailleurs qui a vocation à remettre en perspective la notion d’universalisme en questionnant les cadres référents de la modernité en art selon les horizons culturels. Les quatre premières éditions ont fait focus sur des artistes issus du vaste et divers continent africain et ont valu à ce jeune festival un rayonnement international grandissant,  les éditions suivantes ont ouvert le spectre jusqu’en Asie en lien avec le Festival Hot Summer in Kyoto au Japon.

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux sont fortement engagés dans différentes instances à la promotion et à la défense de l’art chorégraphique.

De 2001 à 2004, Héla Fattoumi est vice-présidente Danse de la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques). Elle est à ce titre chargée de la programmation du « Vif du sujet » au Festival d’Avignon. De 2006 à 2008, elle préside l’ACCN (Association des Centres Chorégraphiques Nationaux). Présidence reprise de 2010 à 2013 par Éric Lamoureux, qui assure depuis la vice-présidence. Depuis septembre 2013 Héla Fattoumi est présidente déléguée à la prospective au SYNDEAC.

dernière mise à jour : juin 2014

Silvestre, Benjamin

Diplômé de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs, Benjamin Silvestre travaille en tant que réalisateur.

Dans ses films, il s'intéresse à l'approche du corps, de sa gestuelle et de son expression comme langage et mode de narration.

Il réalise plusieurs films où le corps prend le pas sur la parole, notamment des films de danse: ANIMAL REGARD, ENTRE TEMPS, LA MADÂ'A, primés en festivals et diffusés à la télévision (Arte, Mezzo, France Ô) et QUATUOR, film réalisé autour du Quatuor Diotima, sur une musique de françois NARBONI.

Il participe également à la création PIEZE-Unité de Pression (Cie Fattoumi-Lamoureux/Woudi-Tat), pièce chorégraphique interactive pour deux danseurs, dispositif sonore et vidéo projetée. (Théâtre de la Bastille, Paris et tournée dans toute la France).

Depuis 2003, il réalise également de nombreuses captations pour des compagnies de danse contemporaine (Cie Fattoumi-Lamoureux, Ex Nihilo, CFB 451, Sophie Bocquet, Radhouane El Meddeb...) et une série de portraits de chorégraphes, TRACES, Paroles d'auteurs.

Il conçoit et réalise des films et installations dans le cadre de projets muséographiques, tels que La Forteresse Royale de Chinon (4 fictions historiques diffusées en projection), Musée de la résistance et de la déportation / LIMOGES (Installation vidéo en diptyque sur la propagande de Vichy).

Son travail met l'accent sur le rapport aux corps dans les espaces, privilégiant un travail sonore approfondi.

Il termine actuellement l'écriture d'une fiction, en cours de financement et l'écriture d'un documentaire.

FILMOGRAPHIE

VICHY, Actualités et Propagande (2012) Installation Vidéo

(Musée de la Résistance et de la déportation / LIMOGES)

COLÈRE ET LUMIÈRE / À L'AUBE DE LA RÉVOLTE / LE COMBAT DES ROIS / LA DESTINÉE (2010) Fictions / Installation (Forteresse Royale de Chinon)

LA MADÂ'A (2006) Film de danse (Arte, Festivals :Espagne, France, Italie, Japon, Suede, Pays-Bas, Brésil..)

QUATUOR – LA PLAISANTERIE (2005) (Instants vidéo, Montréal, Festival les musiques, Marseille…)

ENTRE TEMPS (2005) Film de danse (Mezzo, Festivals : Portugal, Italie, Israël, Grèce…)

ANIMAL REGARD (2004) Film de danse ( France 3, France Ô, Grand Prix au festival Del Cinema d'Arte de Bergame, Festivals en Italie, Etats-Unis, Grèce, Sicile…)

TRACES PAROLES D'AUTEURS (2002-2004) Série d'entretiens de Chorégraphes (Festivals les Subsistances, Videodance, MontpellierDanse)

www.benjaminsilvestre.com

dernière mise à jour : avril 2013

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Collections

Collection CNC - Images de la culture

Collection CNC - Images de la culture

Sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication, le catalogue Images de la culture, géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), présente 300 de ses films consacrés à la danse. Réunissant captations de spectacle, fictions, entretiens ou documentaires, cette collection donne à voir une précieuse diversité d’esthétiques et d’approches de l’art chorégraphique du XXe siècle à aujourd’hui.

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Héla Fattoumi & Éric Lamoureux

Héla Fattoumi & Éric Lamoureux

De 1990 à 2008, le CCNFCB a été dirigé par Odile Duboc. Laurent Vinauger en a assuré la direction par intérim de 2009 à mai 2010. De mai 2010 à février 2015, Joanne Leighton en a été la directrice. En mars 2015, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux ont été nommés co-directeurs. Le Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort est un espace exemplaire dédié à la danse qui offre les conditions idéales pour créer un spectacle dans sa globalité.

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