Wasla (ce qui relie) [Solo]

Année de création : 1998

La singularité de notre danse repose sur une « identité - relation » toujours en mouvement, façonnée par les échanges qui fondent notre histoire.

 
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Wasla (ce qui relie) [Solo]

La singularité de notre danse repose sur une « identité - relation » toujours en mouvement, façonnée par les échanges qui fondent notre histoire. Notre collaboration artistique permet d'ouvrir un espace commun, véritable foyer d'interactions dans lequel nous confrontons nos particularités par de multiples croisements qui peuvent être assimilés à une forme de « créolisation » au sens où l'entend Edouard Glissant.

Le thème de la Méditerranée associé plus particulièrement au monde Arabomusulman est indéniablement porteur d'une charge émotive profonde pour nous du fait même de cette « identité - relation » qui fait s'entrecroiser nos deux modes d'être au monde, marqués par nos racines, orientales pour Héla Fattoumi, occidentales pour Eric Lamoureux. Il convoque une mosaïque de goûts, de saveurs, de souvenirs, d'expériences sensibles, de frissons de vie qui est inscrite dans notre danse depuis le début de façon souterraine, comme une « trace - mémoire ».

Participer à la Biennale de Danse de Lyon nous donne l'occasion de nous concentrer avec un autre degré de conscience sur ces notions de « trace - mémoire, identité - relation, créolisation ». Toujours par la mise en jeu des corps, nous espérons révéler combien ces notions participent à la réalité complexe qui relie les deux rives de la Méditerranée.

Chorégraphie Héla Fattoumi/Eric Lamoureux

Interprétation Héla Fattoumi Musique Christophe Séchet Scénographie Raymond Sarti Création lumières Xavier Lazarini Costume Sandrine Pelletier Production Cie Fattoumi-Lamoureux, Biennale de la Danse de Lyon, Théâtre de la Ville (Paris)

Réalisation vidéo : Charles Picq

Avec le soutien du Théâtre du Muselet / Scène nationale de Châlons-en-Champagne, AFFA

dernière mise à jour : avril 2012

Fattoumi, Héla et Lamoureux, Éric

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux fondent la Compagnie FATTOUMI/LAMOUREUX en 1988. Leur première pièce Husaïs est couronnée du prix de la 1re œuvre au concours international de Bagnolet en 1990, suivie du trio Après-midi, prix Nouveaux Talents Danse de la SACD en 1991.Ces deux œuvres les propulsent parmi les leaders d’une nouvelle génération de la création contemporaine et leur apportent une reconnaissance internationale.


Un espace de recherche dont la source est l’entremêlement de leurs particularités.

De pièce en pièce, ils sondent inlassablement l’intelligence sensible du corps, son pouvoir de dévoilement du sens qui est aussi pensée (penser) en mouvement. Durant cette première période plusieurs pièces marquantes voient le jour  dans la continuité d’Husais : Si loin que l’on aille (Théâtre de la Bastille et Théâtre de la Ville, 1992) ; Fiesta (Commande du Festival d’Avignon, 1992) ; Asile Poétique (Théâtre de la Ville, 2000) à partir des textes du poète Antonio Ramos Rosa ; Wasla (Biennale de Lyon, 1998) ; Vita Nova (Grande Halle de la Villette, 2000) avec la 11e promotion du Centre National des Arts du Cirque. Ces pièces affirment un travail chorégraphique relié aux notions de maîtrise/non maîtrise, de puissance/fragile, de minimalisme/performatif, faisant surgir une danse dont la charge expressive est traversée par une « énergie graphique ».

Nommés à la direction du CCN de Caen/Basse-Normandie en 2004, ils poursuivent alors leur démarche à travers des pièces plus portées sur des sujets à forte tonalité sociétale.

Ce seront La Madâ’a (Arsenal de Metz, 2004) avec les frères Joubran, virtuoses palestiniens du oud ; Pièze (Unité de pression) et La danse de Pièze (Festival Dialogue de corps, Ouagadougou, 2006 ; Théâtre de la Bastille), autour de la notion d’« homosensualité » dans le monde arabo-musulman ; Just to dance... (Espace des Arts de Chalon-sur-Saône, 2010 ; Tokyo), pièce autour de la notion de « créolisation » développée par Édouard Glissant ; MANTA, solo créé au Festival Montpellier Danse 2009 puis en tournée internationale (Tokyo, Berlin, Tunis, Bruxelles, Malmö, Oslo...), à partir de la problématique que soulève le port du niqab ; Lost in burqa, (ésam de Caen, 2011) performance pour 8 interprètes réalisée à partir des « vêtements-sculptures » de la plasticienne marocaine Majida Khattari lors de la 6e édition du Festival Danse d’Ailleurs ; Masculines (Arsenal de Metz, 2013) sur les représentations du féminin de part et d’autre de la Méditerranée.  
Ils réactivent une recherche chorégraphique se ressourçant au potentiel expressif et poétique de la danse.

Une douce imprudence co-signée avec Thierry Thieû Niang (Festival Ardanthé 2013, Marrakech, Théâtre National de Chaillot) sur la notion du « Care » ; Waves commande pour le NorrlandsOperan et l’orchestre symphonique dans le cadre de Umeå 2014, capitale européenne de la Culture. Ils s’associent avec le chanteur et compositeur suédois Peter von Poehl.


Ils s’aventurent régulièrement hors des théâtres pour réagir in-situ à d’autres contextes de réactivité.

En février 2009, ils signent la performance Stèles dans le cadre d’une « Nocturne » exceptionnelle, commande du Musée du Louvre. En 2008 il créent Promenade au Grand Palais et imaginent un dialogue avec les sculptures monumentales de Richard Serra. En janvier 2012 ils créent Circle invitant le public au centre d’un dispositif circulaire où la danse s’enivre à l’énergie mêlée de 26 danseurs professionnels et amateurs. En 2013, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, ils investissent l’exposition « Un été au bord de l’eau » du Musée des Beaux-Arts de Caen pour une Flânerie chorégraphique.

Création du Festival Danse d’Ailleurs (2005)

Dès 2005, ils initient le Festival Danse d’Ailleurs qui a vocation à remettre en perspective la notion d’universalisme en questionnant les cadres référents de la modernité en art selon les horizons culturels. Les quatre premières éditions ont fait focus sur des artistes issus du vaste et divers continent africain et ont valu à ce jeune festival un rayonnement international grandissant,  les éditions suivantes ont ouvert le spectre jusqu’en Asie en lien avec le Festival Hot Summer in Kyoto au Japon.

Héla Fattoumi et Éric Lamoureux sont fortement engagés dans différentes instances à la promotion et à la défense de l’art chorégraphique.

De 2001 à 2004, Héla Fattoumi est vice-présidente Danse de la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques). Elle est à ce titre chargée de la programmation du « Vif du sujet » au Festival d’Avignon. De 2006 à 2008, elle préside l’ACCN (Association des Centres Chorégraphiques Nationaux). Présidence reprise de 2010 à 2013 par Éric Lamoureux, qui assure depuis la vice-présidence. Depuis septembre 2013 Héla Fattoumi est présidente déléguée à la prospective au SYNDEAC.

dernière mise à jour : juin 2014

Dossier Wasla (solo)

Dossier Wasla (solo)

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Héla Fattoumi & Éric Lamoureux

Héla Fattoumi & Éric Lamoureux

De 1990 à 2008, le CCNFCB a été dirigé par Odile Duboc. Laurent Vinauger en a assuré la direction par intérim de 2009 à mai 2010. De mai 2010 à février 2015, Joanne Leighton en a été la directrice. En mars 2015, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux ont été nommés co-directeurs. Le Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort est un espace exemplaire dédié à la danse qui offre les conditions idéales pour créer un spectacle dans sa globalité.

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