My Ladies Rock [Teaser VD ]

2017
Année de création : 2017

 
close

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

 

Groupe Émile Dubois / Compagnie Jean-Claude Gallotta

À partir de son travail de création et des chorégraphies qu'il présente en France et dans le monde depuis plus de trente ans (plus de soixante-dix pièces, dont Ulysse, Daphnis é Chloé, Mammame, Yves P., Docteur Labus dans les années 80, jusqu'à 99 duos, Trois générations, Des Gens qui dansent, l'Homme à tête de chou, le Sacre du printemps, My Rock) Jean-Claude Gallotta ne cesse de travailler à l'extension du domaine de la danse.

Avec la compagnie qu'il a créée en janvier 2016 – le Groupe Émile Dubois -  il poursuit à Grenoble le travail qu'il a mené pendant trois décennies avec le Centre chorégraphique national.

Attaché à sa ville et à sa région, il inscrit son travail chorégraphique dans un dialogue, dans un double mouvement, entre son territoire local et régional et les grandes scènes nationales et internationales, préoccupé d'aller à la fois à la rencontre d'autres continents (notamment en Asie, avec laquelle il a des attaches particulières) et au devant des publics à conquérir dans son territoire immédiat, qu'il s'agisse des petites localités de l'Isère et des départements limitrophes, des espaces de jeu inventés pour l'occasion (places de villages), des lieux nouvellement investis (bibliothèques, salles de mairie, etc).

Comme l'écrit son dramaturge, «  la danse consiste à être attentif au territoire de l'autre », qu'il s'agisse du danseur dans l'espace de la scène ou du chorégraphe en son pays.

Le Groupe Émile Dubois s'inscrit aujourd'hui hors institution dans une nouvelle économie. L'occasion pour lui de s'interroger sur ses propres modes de développement, de trouver des articulations avec de nouveaux partenaires, d'inventer des façons de travailler plus souples et plus mobiles. L'occasion également d'ouvrir plus larges encore les portes entre les différentes disciplines scéniques, de continuer à sensibiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de faire vivre le patrimoine chorégraphique, d'oser confronter la danse aux questions sociétales, politiques ou éthiques d'un monde dont, chaque jour, elle foule et féconde le sol.

 

 

www.gallotta-danse.com

My Ladies Rock

Existe-t-il un rock des hommes et un rock des femmes ? 
Non, parce que toute l’histoire du rock est marquée par l’androgynie, c’est à dire par cette quête désespérée de la réunion du masculin et du féminin. Mick Jagger, Patti Smith, David Bowie, P.J. Harvey, Lou Reed, Nico... et d’autres, en ont été les hérauts en faisant exploser l’étroit corset genré dans lequel suffoquaient les corps avant la venue du Rock.
My Ladies Rock va donc raconter la même histoire que My Rock, s’ouvrir sur le même paysage musical et culturel, mais vu d’en face, de la fenêtre qui donne sur le versant féminin, moins exposé au soleil de la gloire mais tout aussi fertile, peut-être plus enthousiasmant aujourd’hui puisqu’il rejoint le combat loin d’être achevé de la cause des femmes. C.-H.B.

Gallotta, Jean-Claude

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l'univers de la post-modern Dance (Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Lucinda Childs, Trisha Brown, Steve Paxton, Stuart Sherman...), Jean-Claude Gallotta fonde à Grenoble – avec Mathilde Altaraz – le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Installé depuis ses débuts à la Maison de la culture (dont il sera le directeur de 1986 à 1989), il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents, dont Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Trois générations, Cher Ulysse...


Il a également chorégraphié plusieurs pièces pour le Ballet de l'Opéra de Lyon et pour le Ballet de l'Opéra de Paris. Invité par le metteur en scène Tadashi Suzuki à Shizuoka (Japon), il y a créé et fait travailler une compagnie japonaise de 1997 à 2000. Après l'Homme à tête de chou (à partir de l'album de Serge Gainsbourg dans une version d'Alain Bashung) en 2009, il crée en 2011 Daphnis é Chloé (Théâtre de la Ville) et le Sacre du printemps (Théâtre national de Chaillot) ; fin 2012, il présente Racheter la mort des gestes - Chroniques chorégraphiques 1 au Théâtre de la Ville, puis à la MC2 ; début 2013, la recréation d'Yvan Vaffan cherchant ainsi patiemment à partager avec le public un même récit, celui d'une histoire et d'un avenir artistique communs.

En octobre 2013, il co-signe le spectacle l'Histoire du soldat de Stravinsky et l'Amour sorcier de Manuel de Falla avec le chef d'orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Jacques Osinski. En 14-15, il présente le Sacre et ses révolutions à la Philharmonie de Parie et en juin, crée l'Étranger à partir du roman d'Albert Camus à la MC2 : Grenoble.

Il ouvre la saison 2015-2016 avec My Rock à la MC2 : Grenoble, puis au Théâtre du Rond-Point à Paris.