Meguri (exubérance marine, tranquilité terrestre)

2017
Année de création : 2015

Création de Ushio Amagatsu, figure emblématique du mouvement Butô depuis 1970, dans laquelle le chorégraphe s'inspire des éléments naturels pour construire le mouvement.

 
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Meguri (exubérance marine, tranquilité terrestre)

"Meguri", le sous-titre de la pièce l’indique, renvoie en chacun de ses sept courts tableaux à la présence essentielle pour l’homme de la nature et de la quiétude intérieure retrouvée. « Si la nature est présente, précise Ushio Amagatsu, c’est qu’elle est importante dans notre vie quotidienne. J’utilise pour mes pièces une sorte de symbolique : la terre, l’eau, le vent, le feu. » Si les titres de chaque tableau évoquent la présence de la nature, l’arrière-plan de la scène révèle un décor de pierre inspiré de fossiles aux formes animales. De même, la scène est recouverte d’un sable de couleur ocre, alors que l’eau est représentée par une étendue bleue, et le feu par les couleurs chaudes des jeux de lumières.
Ushio Amagatsu révèle ici son intention en explicitant la signification de "Meguri" : « Le mot meguri vient de meguru, et fait référence à une rotation, à un cycle comme celui de l’eau par exemple et, au-delà, à toute chose en mouvement circulaire. Meguri signifie donc par extension ce qui circule en suivant un certain ordre ; par exemple, le passage du temps, les changements de saison, et l’évolution des choses ».

Source : Parisart

Générique

Chorégraphie, concept, direction : Ushio Amagatsu


Musique : Takashi Kako, YAS-KAZ, Yoichiro Yoshikawa


Danseurs : Ushio Amagatsu, Semimaru, Toru Iwashita, Sho Takeuchi, Akihito Ichihara, Dai Matsuoka, Norihito Ishii, Shunsuke Momoki

Coproduction Théâtre de la Ville - Paris, Kitakyushu Performing Arts Center - Fukuoka, Esplanade / Theatres on the Bay - Singapour, Sankai Juku - Tokyo

Durée : 80 min

 

 

Amagatsu, Ushio

Directeur, Chorégraphe et Designer

Il est né à Yokosuka, au Japon en 1949 et a fondé la société Butoh Sankai Juku en 1975. Il a créé « Amagatsu Sho » (1977), « Kinkan Shonen » (1978), « Sholiba » (1979) avant la première tournée mondiale en 1980. Depuis 1981, la France et le Théâtre de la Ville, Paris est devenu son lieu de création et de travail et cette année il a créé
« Bakki » pour le Festival d'Avignon. Il a créé 14 productions depuis 1982 en co-production avec le Théâtre de la Ville de Paris.

Amagatsu travaille également en dehors de la cie Sankai Juku. En 1988, il a créé "Fushi" lorsqu'il était invité de la Fondation Jacob Pillow, aux États-Unis, avec la musique de Philip Glass. En 1989, il a été nommé directeur artistique de la Spiral Hall à Tokyo où il a dirigé
"Apocalypse" (1989) et "Fifth-V" (1990). En février 1997, il a dirigé l'opéra de Bartok "Bluebeard's Castle" mené par Peter Eotvos au Forum International de Tokyo. En mars 1998, à l'Opéra National de Lyon, en France, il a dirigé l'opéra "Three Sisters" de Peter EOTVOS (première mondiale).

En mars 2008, Amagatsu a dirigé "Lady Sarashina", le nouvel opéra de Peter EOTVOS à l'Opéra National de Lyon (première mondiale), et a créé deux pièces: «Tobari - Comme dans un flux inépuisable» et «Utsushi». Ses dernières créations sont
"Kara · Mi - Two Flows" (2011) et "UMUSUNA - Memories before History" (premiered à Opera de Lyon, France).

Source : Site de la cie Sankai Juku

En savoir plus

sankaijuku.com

 

Sankai Juku

Direction artistique: Ushio Amagatsu

Année de création: 1975

Sankai Juku a été formé en 1975 par Ushio Amagatsu qui fait partie de la deuxième génération de danseurs butô ; Tatsumi Hijikata et Kazuo Ohno en étant les pères fondateurs. Le butô est une forme qui transcende les réactions de la génération «post-Hiroshima» au Japon et qui jette les bases d'une approche radicale de la danse contemporaine japonaise à partir de la fin des années 50. Son nom signifie littéralement «l'atelier de la montagne et de la mer» par référence à ces deux éléments déterminants de la topologie du Japon.
Sankai Juku, compagnie totalement indépendante, commence alors ses représentations au Japon dans des salles de spectacle louées. La première production d'importance de Sankai Juku fut «Kinkan Shonen» en 1978. Elle révéla la direction artistique d'Amagatsu qui donna du butô une image plus claire, plus transparente, plus cosmogonique. La force de chaque expression, de chaque mouvement, de chaque élan, ramène toujours aux origines du monde pour offrir une appréhension passionnée de la vie et de la mort. En 1980, Sankai Juku est invité pour la première fois en Europe. De cette première rencontre physique avec des cultures étrangères, Amagatsu développe sa théorie d'un équilibre entre les cultures «ethniques» dont la sienne, japonaise, avec une forme de recherche d'universalité. Pour Amagatsu, le butô n'est pas simplement une technique formelle ou un style académique, mais il tend à articuler le langage du corps afin de trouver, au plus profond des êtres, un sens commun, une universalité humaniste, quitte à recourir parfois à la cruauté ou à la brutalité.
Grâce à ses tournées internationales annuelles depuis près de 30 ans, mais aussi par des ateliers et master classes que Sankai Juku dirige à Paris, au Japon et ailleurs, le style propre de Sankai Juku et son esthétique si particulière, sont aujourd'hui diffusé dans le monde entier. Ils influencent désormais un nombre grandissant d'artistes dans les domaines aussi divers que ceux de la danse contemporaine, mais aussi du théâtre, de la peinture, de la mode, de la photo... Hors Sankai Juku, Ushio Amagatsu a créé deux pièces pour danseuses et danseurs occidentaux aux États-Unis et à Tokyo. Il a aussi chorégraphié la danseuse indienne Shantala Shivalingappa. Il a mis en scène «Barbe Bleue» de Bela Bartok au Japon et les créations mondiales des opéras «Trois Sœurs» et «Lady Sarashina» de Peter Eötvös à l'Opéra de Lyon.

Source : Programme de salle Maison de la Danse

En savoir plus

sankaijuku.com

 

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Dès sa création, la Maison de la Danse a fait preuve d’une conscience patrimoniale en mettant en place une politique de l’image. Une grande partie des spectacles programmés sont filmés, une collection vidéo se constitue et la danse y apparaît dans sa dimension internationale, sous toutes ses formes, genres et styles.

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