Meublé sommairement [par les étudiants du CNDC] 2/2

2010
Année de création : 1989

Représentation formée d’extraits de la pièce de Dominique Bagouet, présentée dans le cadre des Accroche-cœurs 2010

 
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Meublé sommairement [par les étudiants du CNDC] 2/2

Représentation formée d’extraits de la pièce Meublé sommairement de Dominique Bagouet et présentée le 12 septembre 2010 cale de la Savatte (front de Maine) à Angers dans le cadre des Accroche-cœurs 2010

 « L’œuvre du chorégraphe Dominique Bagouet, disparu en 1992, entre dans le programme de l’école supérieure du CNDC, sous l’angle de l’interprète, avec la pièce Meublé sommairement. Des extraits de la scène du “bal”, composée de quatre danses (chacha, rumba, tango et ballade), sont présentés à l’issue de cette transmission avec Sylvain Prunenec, Catherine Legrand et Annabelle Pulcini, artistes chorégraphiques ayant été interprètes des pièces de Dominique Bagouet.

Placé depuis février 2004 sous la direction de la chorégraphe Emmanuelle Huynh, le CNDC est aujourd’hui un centre chorégraphique national qui permet la création et la diffusion d’œuvres contemporaines, invite des artistes en résidence, partage la pratique de la danse et sa pensée. »

Source : programme des Accroche-cœurs 2010

 

Distribution :

chorégraphie

Dominique Bagouet

 

transmission de la pièce

Catherine Legrand

Annabelle Pulcini

Sylvain Prunenec

 

interprétation : étudiants de la Formation d’Artiste Chorégraphique 3 (FAC 3)

Lou Cantor

Clarisse Chanel

Talia De Vries

Malika Djardi

Martin Juvanon du Vachat

Miguel  Garcia Llorens

Corentin Le Flohic

Anatole Lorne

Martina Musilova

Johann Nöhles

Marie Orts

Mathilde Rance

Marcela Santander Corvalàn

Lina Schlageter

Pierre Tedeschi

 

compositeur de la musique

Raymond Boni

 

production

CNDC (Angers)

Bagouet, Dominique

Angoulême, 9 juillet 1951 - Montpellier, 9 décembre 1992

Elève de Rosella Hightower à Cannes dès 1965, il reçoit un enseignement classique et trouve son premier engagement chez Alfonso Cata au Ballet du Grand Théâtre de Genève en 1969. L'année suivante, il danse dans la compagnie de Félix Blaska puis entre aux Ballets du XXème siècle de Béjart à Bruxelles. L'expérience dure deux ans et se prolonge dans le groupe Chandra (où travaillait aussi Maguy Marin).

De retour à Paris en 1974, Dominique Bagouet prend des cours avec Carolyn Carlson et Peter Goss. Il danse aussi dans les compagnies de Joseph Russillo, Anne Béranger et Peter Goss. Il part quelques mois aux Etats-Unis où il découvre les techniques issues des écoles américaines, entre autres avec Jennifer Muller et Lar Lubovitch.

En 1976, à son retour en France, il présente sa première chorégraphie : « Chansons de nuit » au Concours de Bagnolet et remporte le premier prix avec mention « recherche ». Il fonde alors sa propre compagnie. Pour la faire vivre, il va enchaîner les créations à un rythme très soutenu qu'il déplore. Jusqu'en 1979, il crée quatorze pièces, parfois dans l'urgence et pas toujours de façon satisfaisante.

Avec « Sous la blafarde », le jeune chorégraphe commence à s'imposer et trouve un havre : la ville de Montpellier qui accueille la compagnie et lui donne les moyens d'exister puisqu'il est invité à mettre sur pied et à diriger le Centre chorégraphique régional de Montpellier. Il créera d'ailleurs dans cette ville le Festival International Montpellier Danse qu'il dirigera jusqu'en 1982.

Dominique Bagouet va alors créer certaines des pièces les plus marquantes de la chorégraphie contemporaine française, d' « Insaisies »(1982) jusqu'à « Necesito, pièce pour Grenade » (1991), ultime commande réalisée pour célébrer le 500ème anniversaire de la ville espagnole.

Avec des pièces comme « Déserts d'amour » (1984), « Le Crawl de Lucien » (1985) ou « Assaï » (1986), Dominique Bagouet impose clairement sa personnalité et son style. Il compose le mouvement de très nombreux petits gestes (jeux des pieds et des mains, inclinaison particulière du torse...) sans aucun maniérisme et d'une redoutable précision.

Autre constante, le chorégraphe a toujours su s'entourer d'artistes au talent reconnu. Il y eut Tristan Murail pour«Déserts d'amour », Pascal Dusapin pour « Assaï », Christian Boltanski pour « Le Saut de l'ange » (1987), ou l'actrice Nelly Borgeaud pour le superbe « Meublé sommairement » (1989), adaptation chorégraphique d'un roman d'Emmanuel Bove.

Avec Charles Picq, il a réalisé deux films : « Tant mieux, tant mieux ! » (1983) et « Dix anges, portraits » (1988) d'après « Le Saut de l'ange ».

S'il y avait un style Bagouet, il résiderait également dans cette curiosité qui a marqué toute une génération.

En 1993, les danseurs de sa compagnie fondent Les Carnets Bagouet afin de préserver et transmettre le patrimoine artistique du chorégraphe. Ils proposent le répertoire à d'autres compagnies et de nombreuses écoles.

Sources : Philippe Verrièle - Extrait de « 99 biographies pour comprendre la jeune danse française », Les Saisons de la danse-hors série été 97.

En savoir plus : www.lescarnetsbagouet.org

Dernière mise à jour : octobre 2014

la FAC, Formation d'Artiste Chorégraphique

Deux formations sont proposées par le CNDC sous la direction d’Emmanuelle Huynh (2004-2012) : la Formation d’Artiste Chorégraphique (FAC) en deux ans et la formation Essais (d'abord en un an puis deux ans).

 

LES ENJEUX DE L’ANNÉE

La Formation d’Artiste Chorégraphique, cursus de deux ans, a été créée pour encourager de jeunes danseurs à s’investir dans le cadre d’un contexte professionnel existant tout en gardant un point de vue critique. Ceci doit leur permettre de s’engager dans une direction spécifique à l’intérieur du champ artistique qu’ils se choisiront.

 

LE CURSUS

Le programme a été pensé par un groupe de travail sous la direction d’Emmanuelle Huynh, à partir de questions essentielles à tout projet de formation en danse : quelle technique et quel imaginaire du corps pour quel projet esthétique ? Quels sont nos classiques aujourd’hui ? Que travaillons-nous et comment travaillons-nous ? Quelles sont les conditions d’émergence d’un projet artistique, comment se mène un processus de création ?

Cette école s’organise ainsi autour de quatre enjeux propres à l’art contemporain :

   la réappropriation de certaines traditions techniques et savoirs faire

   le développement d’une attitude critique et autoréflexive

   l’entretien du dialogue avec les autres pratiques artistiques (notamment la musique, les arts plastiques et le cinéma)

   le goût pour l’expérimentation

Ces préoccupations sont actives dans le choix des œuvres du répertoire et des artistes intervenants, dont la démarche a nourri ou nourrit encore les forces vives de la danse contemporaine.

Le programme de la FAC s’étalant sur deux ans a été mis en place pour aider de jeunes artistes danseurs à construire la confiance nécessaire pour s’engager dans un cadre professionnel. Ces deux ans doivent leur permettre d’élaborer progressivement les conditions et les cadres de leurs futurs choix artistiques.

L’étudiant va se construire à partir de l’apprentissage réfléchi de techniques, de la transmission de pièces du répertoire, de l’apprentissage de l’analyse du mouvement dansé, de chantiers (ateliers chorégraphiques à partir des notions importantes), et par un travail de composition. La formation entend ainsi conduire les étudiants à développer leur propre projet d’interprète.

 

Les étudiants de la promotion 2007/2009 ont pu faire l’apprentissage de pièces d’artistes dont le travail continue de remettre en question le champ chorégraphique contemporain. La formation a impliqué un contact avec la scène lors d’ouvertures publiques et de représentations. Parmi ces expériences : Newark/Re-worked de Trisha Brown, une session butô avec le chorégraphe japonais Ko Murobushi, le duo A Vida Enorme/épisode 1 d’Emmanuelle Huynh et une création par le chorégraphe français Alain Buffard. 

Les étudiants de la promotion 2009/2011 ont notamment pris part à une recréation de Le Sacre du printemps de Vaslav Nijinski par Dominique Brun, un travail avec Emmanuelle Huynh sur Bord, tentative pour corps, texte et tables et une création par le chorégraphe Faustin Linyekula. Ces expériences ont été aussi l’occasion pour eux de prendre contact avec la scène.

Le programme 2011/2013 pose les fondamentaux d’une bonne connaissance de son corps comme outil d’expression. Le cursus inclut également l’approche et l’expérimentation d’univers artistiques distincts (Marion Ballester, Sylvain Prunenec, Julie Nioche, Loïc Touzé), de même que des investigations autour de pratiques actuelles liées au répertoire et à la création. Foray forêt de Trisha Brown, sous la direction artistique de Leah Morrison et Kathleen Fisher, et un projet de création avec l’artiste brésilienne Lia Rogrigues, sont les deux pièces qui verront le jour en mai 2013 à Angers à l’occasion de Schools, rencontres internationales des écoles de danse.

 

À la rentrée 2009, l’étudiant de la FAC obtient à l’issue de la formation un diplôme national supérieur reconnu par l’État de niveau licence (DNSPD) et peut conjointement obtenir une licence en arts du spectacle chorégraphique délivrée par l’université Paris 8, en suivant pleinement le programme de l’école à Angers.

 

PROFIL DES ÉTUDIANTS

La FAC est ouverte à des candidats âgés de 18 à 24 ans, de niveau BAC+1. Chaque promotion est constituée d’étudiants de nationalités française ou étrangère. De grandes aptitudes physiques sont essentielles, de même qu’une forme de curiosité et d’inventivité pour la recherche dans le domaine chorégraphique, par une démarche à la fois individuelle et collective. À l’entrée en formation, les étudiants doivent avoir une bonne compréhension du français ainsi que des notions d’anglais.

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CNDC Angers

CNDC Angers

Le Centre national de danse contemporaine - Angers est un centre chorégraphique national (CCN). Il est doté de cinq missions à partir desquelles se définit son projet artistique et pédagogique mis en œuvre par Robert Swinston, directeur du CNDC depuis janvier 2013 : création, résidences, programmation, sensibilisation et formation avec l’École supérieure.

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