Rouge

2016
Année de création : 2014

Le rouge est omnipotent, de part les états de corps, la chorégraphie, l’émotion, ce qui est vu et ressenti. Couleur ambigüe, elle joue sur les paradoxes et anime des sentiments intenses et passionnels en totale contradiction.

 
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Rouge

Le leitmotiv : « Tout est rouge »

La couleur rouge est visuellement éclipsée, elle n’apparaît ni dans les éléments scénographiques, ni dans les costumes, ni dans les lumières. Le rouge est omnipotent, de part les états de corps, la chorégraphie, l’émotion, ce qui est vu et ressenti.
Couleur ambigüe, elle joue sur les paradoxes et anime des sentiments intenses et passionnels en totale contradiction. Que les passions qu’elle provoque soient bénéfiques ou néfastes, cette couleur ne laisse donc pas indifférent et c’est là toute sa force. Le rouge est véritablement l’état global du spectacle.

Le parti pris gestuel

Je souhaite m’appuyer sur une écriture contemporaine sur des techniques de danse hip hop dans la continuité des pièces précédentes.
Les danseurs retenus pour cette création sont sept « b-boys » virtuoses, qui évoluent avec force et sensibilité à travers une danse hip hop qui s’inspire de différents styles. Certains des danseurs ont développé une gestuelle hybride en suivant des formations en danse classique et/ou danse contemporaine. Les interprètes ont des gestuelles et des rapports au sol discordants, l’idée est de s’appuyer sur ce contraste entre les danseurs pour soutenir le propos de la pièce. En faisant appel à l’histoire de chacun, à leur singularité, leurs richesses et leurs expériences, ils traversent ensemble les émotions pour transformer le groupe et leurs danses. C’est véritablement le sens des émotions qui est recherché à travers cette création. Si la danse hip hop était une couleur, elle serait rouge.

La musicalité

Comme pour les précédentes créations, une collaboration avec un compositeur donnera lieu à une composition originale à l’image de la définition couleur rouge : éclectique et paradoxale
Depuis « Instable », Fabrice Tison nous accompagne pour spatialiser la composition musicale, par un système de multidiffusion sonore. L’intention est de créer un système de diffusion sonore original afin de sortir des codes de représentation classique en cassant le rapport frontal qui s’opère entre les spectateurs et les danseurs sur scène. Il s’agit de faire en sorte que les musiques soient diffusés dans divers endroits de la salle pour permettre une immersion totale du public dans la pièce et ainsi accentuer la perception et les émotions qui suscitent la musique.
« Le rapport frontal auditif en spectacle est devenu pour moi antinomique. Notre audition est pourvue de cette capacité à recevoir des informations dans l’espace, mais jamais flattée. La stéréo a pourtant supplanté le mono, mais restent deux formes frontales de projections audio. Antinomique de se contenter d’un son que l’on « voit ». Un auditeur est, selon moi, formaté à un style de présentation auditif. En concert, en théâtre, et surtout en danse, on n’entend ce que l’on voit. Antinomique de confronter notre perception auditive omnidirectionnelle à un rapport frontal. Envelopper un auditeur dans un confort naturel me paraît une direction non négligeable, apportant à un public une écoute mettant en relation ce que l’on voit sur scène avec l’interprétation artistique sonore d’une œuvre musicale, et ce, depuis ma première expérience avec Yann Tiersen en 2003 dans quelques Zénith de France. Dès lors, on n’entend plus ce que l’on voit, mais on voit ce que nous voulons bien entendre. L’imaginaire, l’illusion conversent avec le réel, et la jonction entre la vision et l’audition s’accordent, c’est en tout cas ma démarche. » - Fabrice Tison.

L’organisation dans l’espace

Dans les précédentes créations, je mettais délibérément l’accent sur l’organisation dans l’espace en choisissant des scénographies mobiles aptes à démultiplier les espaces scéniques. Dans « Rouge », la scène sera avant tout habitée par les danseurs, il s’agit d’une volonté de laisser place aux corps, aux mouvements et à la danse.
J’utilise une scénographie, qui contrairement aux précédentes créations, ne prend pas la forme de « mobilier » et ne sera pas amovible, cependant je tiens à ce qu’elle permette de redéfinir l’espace urbain de manière poétique dans la continuité des pièces existantes.

Mickaël Le Mer

Générique

Chorégraphie : Mickaël Le Mer
Regards exterieurs : Laurent Brethome
Danseurs interprètes : Thomas Badreau, Aurélien Desobry, Dylan Gangnant, Giovanni Leocadie, Nicolas Sannier, Teddy Verardo, Dara You
Création lumière : Nicolas Tallec
Spatialisation sonore : Fabrice Tison
Composition originale : Julien Camarena
Costumes : Amandine Fonsin
Scénographie : Olivier Menanteau « Moon »

Réalisation vidéo : Fabien Plasson
Production : Maison de la Danse - 2016

Le Mer, Mickaël

Né en 1977, Mickaël Le Mer découvre le hip hop au début des années 90, lors de la « 2ème vague ». Il se forme avant tout au sein de l’aventure collective de la Compagnie S’Poart dès 1996. C’est dans ce contexte collectif que Mickaël Le Mer fit son premier essai en tant que chorégraphe et c’est avec "In Vivo" (2007), qu’il inaugure et assume une écriture exigeante qui prend appui sur l’expérience personnelle des danseurs. Le résultat est marqué d’une sensibilité à la fois poétique et urbaine, tout en développant une grande maîtrise de l’espace scénique, et de toutes les composantes du spectacle (lumière, scénographie, musique…).

Son travail fut notamment récompensé en 2009 par le second prix du jury au concours de danse contemporaine "Re-Connaissance", qui est un concours organisé conjointement par la Maison de la danse de Lyon et le Centre de développement chorégraphique de Grenoble. Suite à ce succès, Mickaël Le Mer, directeur artistique et chorégraphe de la compagnie, fut invité par l’Institut Français (anciennement Cultures France) à créer une pièce dans le cadre de l’année croisée France-Russie 2010. Cette demande aboutira à la création de la pièce franco-russe "Na Grani", une pièce chorégraphique pour dix danseurs et danseuses russes et français, issus du hip hop et de la danse contemporaine. "Na Grani" fut jouée pour la première fois à la Biennale de la Danse de Lyon en 2010.

En 2012 vient "Instable", "Rock it daddy" en 2013, "Rouge" en 2014 et le trio "Traces" en 2015. Mickaël travaille également sur sa prochaine création "Crossover" qui sortira à l’automne 2017.

Source: Programme de salle ("Crossover") de Châteauvallon-Scène Nationale

En savoir plus

spoart.fr

 

Compagnie S'Poart

Direction artistique: Mickaël Le Mer

Année de création: 1996

L’histoire de la compagnie est avant tout une aventure humaine et collective qui débute en 1996. Suite à de nombreuses collaborations artistiques avec les compagnies Käfig et Accrorap, elle devient professionnelle en 2001 avec son spectacle "Extra Luna", qui fut joué plus de quatre-vingt fois en France et à l’étranger.

Fort de ce succès, le travail de la compagnie S’Poart évolue de création en création, alternant entre créations et shows : « Etre Ange » (2005), « Bleu Akor » (2005), « Mémoire Sensible » (2005), « Vibrations » (2005), « Toi et Moi et Moi et Toi » (2007), « In Vivo » (2007), « Art-Terre » (2010), « Na Grani » (2010), « Rock it Daddy » (2012), « Instable » (2012), « Rouge » (2014), « R » (2015) et « Traces » (2015).

Le travail de la compagnie évolue au fil du temps et se nourrit des collaborations de chacun avec des artistes du cirque, du théâtre, de la musique et bien évidemment de la danse.

La compagnie accède, d’année en année, à une reconnaissance nationale puis internationale. Les spectacles de la compagnie sont actuellement diffusés à travers la France mais également à l’étranger.

Dans un souci de partage et de rencontre, la compagnie S’Poart continue en parallèle de son travail de création et de diffusion, de délivrer des cours à destination de tous les publics.

Très attachée au soutien à la pratique amateur, la compagnie organise régulièrement des soirées de programmation des compagnies régionales (Urban Act) et organise tous les deux ans le festival « Colors ».

Source : Site de la compagnie S'poart

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Maison de la Danse de Lyon

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Dès sa création, la Maison de la Danse a fait preuve d’une conscience patrimoniale en mettant en place une politique de l’image. Une grande partie des spectacles programmés sont filmés, une collection vidéo se constitue et la danse y apparaît dans sa dimension internationale, sous toutes ses formes, genres et styles.

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