Il n'est pas encore Minuit

2014
Auteur : XY
Année de création : 2014

Documentaire sur la création « Il n’est pas encore minuit » de la compagnie XY. Le collectif de 22 acrobates propose un spectacle entre folles acrobaties et danse des années 20 : le lindy hop.

 
close

Il n'est pas encore minuit

Esprit de fête, de liberté, de résistance, « Il n’est pas encore minuit… » est un bouillonnement de désirs et d’envies individuels mais là encore il a été plus question des chemins à emprunter collectivement que de la mise en forme d’une idée. En dehors du travail acrobatique, il est une danse, le Lindy Hop, qui fut un point de convergence entre les individus et les générations. Cette danse, née dans les années 20 à Harlem sur une énergie swing, est un formidable terrain de jeu qui autorise, en contrepoint de l’acrobatie, le « lâcher prise » et nous permet d’affirmer nos singularités. Et si elle n’est pas une finalité du spectacle, elle porte en creux ses intentions : affirmer le collectif, l’écoute et la confiance des corps comme un acte de résistance joyeux et poétique. Notre composition musicale suit cette ligne et elle veut autant provoquer le mouvement qu’instiguer de l’immobilité. Passer de l’énergie d’un jazz chaloupé fait de bric et de broc ou au contraire contrepointé d’une mélancolie de violoncelle. La rythmique sera au diapason des figures acrobatiques et ses respirations.

Source : la-seyne.fr

Générique

Création collective 

Collectif en tournée : Abdeliazide Senhadji, Amaia Valle, Andres Somoza, Airelle Caen, Alice Noel, Ann-Katrin Jornot, Antoine Thirion, Aurore Liotard, Charlie Vergnaud, David Badia Hernandez, David Coll Povedano, Denis Dulon, Evertjan Mercier, Guillaume Sendron, Gwendal Beylier, Jérôme Hugo, Mohamed Bouseta, Romain Guimard, Thomas Samacoïts, Thibaut Berthias, Xavier Lavabre, Zinzi Oegem
Collaborations artistiques : Loïc Touzé, Valentin Mussou, David Gubitsch
Création Lumière : Vincent Millet
Création Costume : Nadia Léon
Directeurs de production : Peggy Donck et Antoine Billaud
Production : Cie XY 

Coproductions et accueils en résidence : Biennale de la danse de Lyon/Cirque Théâtre d’Elbeuf (Pôle national des arts du cirque Haute Normandie) Scène nationale de Sénart/CIRCa (Pôle national des arts du cirque Midi Pyrénées) 

Réalisation vidéo : Jean-Marc Birraux
Production : 24 images

Touzé, Loïc

Loïc Touzé est danseur et chorégraphe. 
Né en 1964, il intègre à dix ans l’école du Ballet de l’Opéra de Paris. A partir de 1982, il danse dans le corps de ballet, tout en participant à de nombreuses créations au sein du GRCOP dirigé par Jacques Garnier. Il démissionne pour se tourner vers la Nouvelle Danse et rejoindre les projets de Carolyn Carlson, Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Catherine Diverrès, Bernardo Montet (1986-1991). 
La fondation de sa propre compagnie avec 
Fabienne Compet (1992) engage une période exploratoire, aiguisée par la découverte, sur scène ou en stage, des apports de Dominique Bagouet,  Julyen Hamilton. La version solo de Dans les allées, les allées,…(1995) pose et questionne les fondamentaux d’une écriture chorégraphique. Toute une série de projets touchent ensuite à l’espace relationnel de la représentation, que ce soit dans une friche de Bilbao au côté du plasticien Francisco Ruiz de Infante, ou au Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson où Un bloc (1997) déjoue les principes d’interactivité alors en vogue. Dans cette lignée, S’il y a lieu met en chantier un lieu scénique démultiplié où l’évidence de la danse est ruinée par sa mise en commentaire (1999). Pour questionner la préparation du danseur à sa danse, Loïc Touzé s’imprègne une année durant, de l’expérience du Mohini Attam. 

Comme pour maintes autres formes, Loïc Touzé instaure un dialogue sensible à l’improvisation, avec les musiciens Pascal Contet, Cookie Lesguillier, Gilles Coronado. Il poursuivra ce dialogue plus tard en 2004 avec Elucidation, un solo avec  le saxophoniste Claude Delangle et la série des duos avec Cookie Lesguillier. Installé à Rennes en 1999, Loïc Touzé active aussi les conditions sociales et collectives d’invention, de production et de diffusion dans le champ chorégraphique. Déplacer (2000, co-organisation du Centre d’art contemporain La criée) y fait œuvrer et présenter, dans les pratiques de la performance, Catherine Contour, Myriam Gourfink, Xavier Le Roy, Alain Michard, Jennifer Lacey, Jocelyn Cottencin… 
Aux côtés de 
Latifa Laâbissi – alors codirectrice de 391 avec Loïc Touzé –, d’Yves-Noël Genod et Jennifer Lacey, Morceau prenait le parti de restituer les éléments qu’une écriture conventionnelle du spectacle conduit habituellement à délaisser. Pièce processus conçue en faisceau de micro-performances proliférantes, Morceau amorce ce questionnement des modes d’engagement scénique, à rebours des attendus spectaculaires, et informé des acquis de l’art-performance. 
En 2003 Love, puis 9 en 2007, approfondissent la relation avec l’artiste visuel 
Jocelyn Cottencin. Une maîtrise très résolue du plateau, et un investissement soutenu des présences, le disputent à un principe de dissémination du geste dans la première ; de renoncement et retournement de l’intention initiale de celui-ci dans la seconde. A l’issue de la création de 9, il créé un duo avec Ondine Cloez, interprète de 9 et Cookie Lesguillier Un saut désordonné avec les épaules à la même hauteur que les hanches, qui deviendra plus tard le premier opus d’une série de trois duos avec le même musicien. 
La Chance
 crééé en 2009, poursuit une recherche sur la relation, rien moins que donnée d’évidence, entre l’acte de danse tel que l’engage un interprète dans l’immédiateté du plateau, et le chorégraphique tel que celui-ci consiste à se projeter dans la mise en forme d’une écriture. A cette même période, il s’engage dans des projets collectifs. 

Il assure la codirection des 
Laboratoires d’Aubervilliers aux côtés d’Yvane Chapuis et François Piron (2001-2006), tout en faisant émerger à Rennes le projet d’Aéroport international, collectif d’artistes ayant contribué à faire réaliser le Garage, lieu de travail novateur et en participant au collège pédagogique de l’Ecole supérieure du CNDC Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh à penser une école expérimentale et sa pédagogie. 

Aujourd’hui Loïc Touzé développe son activité dans le cadre d'ORO, créée en 1991 et implantée à Nantes depuis 2010 où il a présenté son travail au Théâtre Universitaire, au Grand T, au Lieu Unique et au FRAC Pays de la Loire. Il engage le projet collectif Autour de la table conçu avec Anne Kerzerho, qui interroge la pluralité des savoirs et pratiques sur le corps à l’aune de différents contextes culturels et leur mise en échange dans l’espace public. Ce projet protéiforme est mis en œuvre dans différentes villes (Nantes, Berlin, Istanbul, Louvain). Parallèlement, il poursuit son travail personnel et d’auteur. Il créé en 2011 deux duos avec le batteur Cookie Lesguillier, Fou avec Julien Gallée-Ferré et Marlene avec Marlene Monteiro Freitas, cosigne Nos Images avec Mathilde Monnier et Tanguy Viel, Gomme avec le danseur hip-hop Yasmin Rahmani, Braille performance avec le musicien et vidéaste Gaëtan Chataigner accompagné par Philippe Katerine. Comptant parmi les Signataires du 20 août, Loïc Touzé s’y est particulièrement investi dans une réflexion critique sur l’enseignement de la danse. Co-auteur des 10 propositions pour une école, la formation et la circulation de la culture chorégraphique constituent une place primordiale dans son travail. Il enseigne régulièrement en France et dans le monde (Russie, Autriche, Argentine, Brésil, Portugal…).Source : http://www.loictouze.com

XY

Direction artistique: Abdeliazide Senhadji et Mahmoud Louertani

Année de création: 2004

La Cie XY est née en 2004 de la rencontre entre deux artistes de cirque, Abdeliazide Senhadji et Mahmoud Louertani avec leurs duos d’élèves à l’école de cirque de Lomme. « XY » comme n’importe quelle compagnie X ou Y n’avait pas vocation à perdurer au-delà de ce spectacle, "Laissez-porter", qui voit le jour en 2005. 4 ans et quelques 200 représentations plus tard, Abdel lance l’idée de réunir au plateau, en cercle ou dans la rue un collectif d’acrobates pour éprouver le langage des « portés » pratiqués en grand nombre. Nous sommes en mai 2009, Le grand C et ses 17 acrobates donnent leur première et la Cie XY, contre toute attente, se forge une identité. Le grand C sera joué plus de 300 fois à travers le monde. Il n’est pas encore minuit… s’est construit sur ces lignes de force : une recherche artistique autour des portés acrobatiques et du travail en grand nombre, l’invention d’un langage commun. Une démarche collective avec une certaine idée de la rencontre, de l’ouverture et du partage.

Source: Biennale de la Danse - 2014

En savoir plus

ciexy.com

Cette vidéo est aussi présente dans


Collections

Scènes d'écran

Scènes d'écran

Transmettre la création chorégraphique dans toute sa richesse et sa diversité. Faire découvrir le travail d’artistes contemporains qui interrogent le monde grâce au langage universel du corps. Partager sens et plaisir d'une danse éclectique et généreuse, par la télévision. Témoigner de la diffusion et de l’enracinement de la danse par des lieux de diffusion régionaux. Tel est la mission de cette collection Scènes d’écran.

Voir la collection