La Minute du spectateur : Giselle

2015

Créée en 1841 à l’Opéra de Paris par les chorégraphes Jules Perrot et Jean Coralli, Giselle est un chef d’œuvre du ballet romantique.

 
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Giselle

Chorégraphie Jean Coralli et Jules Perrot, remonté par Yvette Chauviré et Florence Clerc
Interprétation Ballet du Théâtre de la Scala

Giselle, -"ballet-pantomime en deux actes" créé à Paris le 28 juin 1841 à l'Académie royale de musique, et salué dans l'histoire de la danse comme l'apothéose du ballet romantique- pourrait bien nous sembler aujourd'hui être la plus ancienne oeuvre chorégraphique du répertoire née de la convergence de multiples sources créatrices.

Archétype du ballet romantique, Giselle reprend le grand thème traditionnel de l'amour plus fort que la mort, motif qui remonte au mythe d'Orphée et Eurydice pour atteindre son apogée au milieu du XIXe siècle et tout au long des décennies suivantes dans les drames musicaux de Richard Wagner.

De quoi s'agit-il ? Giselle, fille des champs naïve et innocente, s'éprend d'un bel inconnu dont elle se croit aimée en retour. Entourés de leurs amis, tous deux se réjouissent de cet amour partagé, sous l'oeil jaloux du garde-chasse Hilarion qui soupire lui-même pour Giselle.
Hilarion découvre qui est le bien-aimé de la petite paysanne : un jeune noble du nom d'Albrecht. A l'occasion de la visite du prince accompagné de sa suite pour une partie de campagne, les deux rivaux s'affrontent, et la véritable identité d'Albrecht est dévoilée. On apprend de surcroît qu'Albrecht est fiancé à Bathilde, fille du prince. Giselle, d'une nature déjà des plus fragiles, en perd la raison.
Elle s'empare de l'épée d'Albrecht pour s'en transpercer le sein avant de se lancer dans une danse mortelle.

L'acte II se déroule au bord d'un étang, la nuit, dans la forêt. On aperçoit une tombe dont la croix porte l'inscription "Giselle". C'est le royaume de Myrtha, reine des Willis. Myrtha est à la tête d'une armée de jeunes vierges mortes, dont les spectres nocturnes attirent en ces lieux leurs fiancés infidèles jusqu'à ce que mort s'ensuive. Hilarion lui-même, que Giselle a éconduit, est attiré en cette heure de la nuit auprès du tombeau de la jeune fille pour subir ce sort. Survient Albrecht qui vient se recueillir sur la tombe de Giselle. Ayant appelé la défunte, Myrtha la contraint à prendre Albrecht dans ses filets en dansant. (...) Au moment où il finit par être à bout de force, une clochesonne la fin de l'heure des spectres. Les Wilis doivent regagner leurs tombes. Giselle quitte Albrecht en sachant qu'elle vient de lui sauver la vie.

Giselle rejoint ainsi ces personnages féminins si chers au romantisme, qui se sacrifient jusqu'à la folie pour leur bien-aimé.

Horst Koegler (traduction Virginie Bauzou)

Sources : livret ARTHAUS Musik

Générique

Chorégraphie Jean Coralli et Jules Perrot, remonté par Yvette Chauviré et Florence Clerc Livret Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Théophile Gautier Musique Adolphe Adam Interprètes Svtlana Zakharova (Giselle), Roberto Bolle (Albrecht), Vittorio D'Amato (Hilarion), Marta Romagna (Myrtha), Francisco Sedeno (le Duc), Flavia Vallone (Bathilde) et le corps de ballet du Théâtre de la Scala Chef d'orchestre David Coleman Orchestre du Théâtre de la Scala Costumes Aleksandr Benois
Réalisation vidéo Tina Protasoni en 2005
Production Rai Tre et Rai Trade

Mise à jour : juin 2012


Minute du spectateur (La)

La Minute du spectateur, un rendez-vous vidéo à visionner avant chaque spectacle pour découvrir en deux minutes un chorégraphe, sa compagnie, son vocabulaire, son œuvre.

Une collection présentée par Dominique Hervieu
Produite par la Maison de la Danse de Lyon
Réalisation vidéo par Fabien Plasson
Avec le soutien de l'Association FRIENDS de la Maison de la Danse
En partenariat avec TLM - Télé Lyon Métropole



© Maison de la Danse de Lyon

Coralli, Jean

Jean Coralli Peracini est un danseur et maître de ballet italien né à Paris le 15 janvier 1779 et mort dans la même ville le 1er mai 1854.

De famille bolonaise, Jean Coralli vient étudier à l'école de l'Opéra de Paris, où il débute en 1801. Il chorégraphie ses premières œuvres en 1806 pour Vienne, Milan, Lisbonne et Marseille. Nommé maître de ballet au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1825, il occupe les mêmes fonctions à l'Opéra en 1831, où il remplace Jean-Pierre Aumer en évinçant Filippo Taglioni et où il chorégraphie ses œuvres les plus significatives et les plus renommées.

Sa chorégraphie de "Giselle", en collaboration avec Jules Perrot, marque l'apogée du ballet romantique et est toujours représentée aujourd'hui.

Source: Danse Aujourd'hui


Perrot, Jules

Chorégraphe et danseur français né à Lyon en 1810 et mort à Paramé en 1892. Fils du chef machiniste du théâtre de Lyon, Jules Perrot est initié à la danse et à l'acrobatie dans cette ville, avant d'être, à Paris, l'élève favori d'Auguste Vestris. Il débute à l'Académie royale de musique en 1830, et partage le succès de Marie Taglioni dans « Zéphire et Flore », « Robert le Diable », « Nathalie ou la Laitière suisse ». Il se produit ensuite sur différentes scènes européennes : à Vienne où il règle sa première chorégraphie, Kobold, à Munich, à Milan et à Naples. De retour à Paris, il présente pour la première fois au public parisien sa protégée : Carlotta Grisi dans « Zingaro » (1840) ; à Londres, au Her Majesty's Theatre, il réunit les fonctions de danseur, de maître de ballet et de chorégraphe (1841-1848). Il crée, avec J. Coralli, « Giselle » pour Carlotta Grisi (1841) ; le fameux "Pas de Quatre", qui réunit Fanny Cerrito, Carlotta Grisi, Lucile Grahn et Marie Taglioni. Après un engagement à l'Opéra de Paris (1849), où il règle « La Filleule des Fées », il gagne Saint-Pétersbourg, où il triomphe au Théâtre impérial en qualité de danseur, maître de ballet et chorégraphe, jusqu'en 1859.

Personnage intransigeant, entièrement captivé par son art, peu favorisé par son apparence physique (Auguste Vestris, son professeur, lui conseille en effet de ne jamais rester sur place afin de ne pas attirer l'attention sur son physique), il acquiert la célébrité par son élévation, son élégance et son sens dramatique. Doué d'un sens scénique très sûr, il règle essentiellement des ballets d'action où la danse et la pantomime se succèdent sans rupture ; il excelle dans l'art de régler les mouvements d'ensemble d'un corps de ballet qui, avec lui, acquiert la valeur que nous lui connaissons actuellement. Il impose pour la première fois, à la suite d'un procès contre Marius Petipa, la reconnaissance juridique d'une chorégraphie comme œuvre d'art.

Source: Encyclopedie Universalis

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universalis.fr

Plasson, Fabien

Fabien Plasson est réalisateur, principalement dans le domaine du spectacle vivant (danse, musique, etc.).

C’est au cours de sa formation à l’École Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Lyon qu’il intègre en 1995 que Fabien découvre l’art vidéo. Il se forme alors auprès de divers artistes vidéastes (Joël Bartoloméo, Pascal Nottoli, Eric Duyckaerts, etc).
Son approche s’inscrit d’abord dans une recherche plastique avec la création d’installations et d’objets filmiques.

En 2001, il rejoint l’équipe de la Maison de la Danse de Lyon et s’occupe durant 10 ans de la programmation du Vidéo-Bar Ginger&Fred. Il découvre alors l’univers chorégraphique et les enjeux de la vidéo pour la diffusion et la transmission de la danse aux côtés de Charles Picq alors vidéaste et directeur du service vidéo de la Maison de la Danse.

En parallèle, il continue son activité de création plastique, réalise des vidéos de concerts, de pièces de théâtre et crée également des décors vidéos pour le spectacle vivant.

Aujourd’hui, Fabien Plasson est réalisateur vidéo au Pôle Image de la Maison de la Danse de Lyon et pour Numeridanse.tv, vidéothèque internationale de danse en ligne.

Sources: Maison de la Danse ; Site de Fabien Plasson

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fabione.fr

 

Hervieu, Dominique

Née en 1962 à Coutances (en Basse-Normandie), Dominique Hervieu dévore du mouvement sous toutes ses formes, depuis l’âge de six ans. Après un premier amour pour la gymnastique, elle élit la danse comme nouvel objet de sa passion : la danse classique, tout d’abord, qu’elle pratique pendant douze ans, principalement avec Michèle Latini ; la danse contemporaine, par la suite, avec Peter Goss, Alwin Nicolaïs et Hervé Diasnas. 

En 1981, elle rencontre José Montalvo et élabore avec lui une gestuelle originale faite de fluidité, rapidité et précision, qui va donner un style singulier à leurs créations. Leur complicité artistique donne naissance en 1988 à la Compagnie Montalvo-Hervieu qui se produit sur les plus grandes scènes nationales et internationales. Dix ans et cinq créations plus tard le tandem est nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. A partir de 2000, Dominique Hervieu cosigne toutes les chorégraphies de la Compagnie Montalvo-Hervieu qui compte parmi les compagnies contemporaine les plus populaires et les plus reconnues en France comme à l’étranger. 

En 2000, ils créent spécialement pour l’ouverture du Festival International du Film de Cannes, Variation au Paradis. Cette année-là, Dominique Hervieu devient conseillère artistique du Théâtre national de Chaillot et prend la direction de la mission jeune public. Elle développe alors une action originale d’éducation artistique, s’appuyant sur les relations entre les oeuvres et les pratiques artistiques d’une part, et sur les relations entre les arts, d’autre part, en partenariat avec le musée du Louvre et plusieurs institutions parisiennes. Elle imagine notamment en 2004 un parcours chorégraphique au Musée du Louvre qui rassemble 5 000 spectateurs. 

En 2001, elle crée "Mosaïque... Danse(s) d’une ville", spectacle chorégraphique pour 180 danseurs amateurs de 15 à 85 ans, véritable portrait dansé multiculturel de la Ville de Créteil immergeant ainsi les citoyens dans la création. En 2002 et 2003 elle crée deux pièces en « solo » : "Intervallo Brio" au Festival Mettre en scène, création rassemblant deux danseurs virtuoses, un grand-père et deux petites filles, et une version chorégraphique du "Corbeau et du renard". En 2006, elle crée avec José Montalvo "La Bossa Fataka" de Rameau. Elle signe également avec lui la chorégraphie et la mise en scène de deux opéras : "Les Paladins", sous la direction musicale de William Christie des Arts Florissants au Théâtre du Châtelet à Paris (2004) et "Porgy and Bess" de George Gershwin à l’Opéra National de Lyon (2008).

En 2006, Dominique Hervieu crée avec la complicité de quatre chorégraphes du monde francophone « L’art de la rencontre - Cartes postales chorégraphiques » pour Les francofffonies !. Douze duos filmés naissent de ces rencontres et fournissent la matière à un documentaire pour Arte. En juin 2008, elle est nommée à la direction du Théâtre national de Chaillot. En 2010 est montée "Orphée", dernière création du duo. En juillet de la même année, elle initie un événement national en faveur de la jeune création, avec le Haut commissaire à la jeunesse et le Conseil de la création artistique, Imaginez Maintenant. En juillet 2011, elle succède à Guy Darmet pour prendre la direction générale de la Maison de la danse et  la direction artistique de la Biennale de la danse à Lyon.
Depuis 2014, Dominique Hervieu développe le volet international du Défilé de la Biennale de Lyon en invitant des groupes de grandes villes européennes (Turin et Barcelone). En 2018, elle sera la Directrice artistique de la Triennale de Yokohama Dance, Dance, Dance.

Source: Maison de la Danse

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La minute du spectateur

La minute du spectateur

Retrouvez à travers cette collection "La Minute du spectateur", une introduction en images des spectacles présentés à la Maison de la Danse. Portrait ou approche thématique, ce rendez-vous vidéo est l’occasion d’appréhender un style, l’œuvre d’un chorégraphe ou d’une compagnie. Orchestrée par Dominique Hervieu, chaque « Minute » est une courte découverte de la danse, qui fait dialoguer images d’archives et actuelles.

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