OTTO

2003
Auteur : Kinkaleri
Année de création : 2002
Déposée par : Numeridanse.tv

Vertige hitchcockien, chute à la Buster Keaton, jeu schizophrène, <OTTO> présente 3 personnages : une fille casquée concentrée sur un monologue intérieur, un homme qui tombe à chaque entrée, un jeune homme qui veut expérimenter l'aventure et la poésie.

 
close

OTTO


Création 2002-2003

Conception Kinkaleri

Métaphore d'un univers quotidien aux repères chancelants, OTTO est inspiré par les textes de Louis Wolfson, écrivain américain atteint de schizophrénie. Vertige hitchcockien, chute à la Buster Keaton, jeu schizophrène fait de bruit et de silence, de lumière et d'obscurité, <OTTO> présente trois personnages : une fille casquée, concentrée sur un monologue intérieur, un homme qui tombe à chaque entrée, entraînant dans sa chute des objets dont le bruit est amplifié, un jeune homme qui veut expérimenter l'aventure et la poésie. Chacun n'agit que pour soi, dans un espace où finissent par s'amonceler les traces de leurs actions passées. Kinkaleri propose ici une représentation de l'histoire humaine où le dérisoire a toute sa place.

Credit

Durée : 60 minutes
Conception : Kinkaleri
Réalisation : Matteo Bambi, Luca Camilletti, Massimo Conti, Marco Mazzoni, Gina Monaco, Cristina Rizzo.
En collaboration avec : Teatro Studio di Scandicci, Teatro Metastasio Stabile della Toscana, Xing.
Avec le soutien de : Ministère des Biens et Activités Culturelles - Département du Spectacle, Région Toscana, European
Network, DBM - Danse Bassin Méditerranée.

Kinkaleri

« Le collectif Kinkaleri se compose de trois artistes (Massimo Conti, Marco Mazzoni, Gina Monaco) d’horizons divers, de la danse à l’architecture, qui produisent spectacles, installations, performances, vidéos, environnements sonores, ainsi que d’autres projets, toujours « hors format » et en marge des pratiques et des catégories prédéfinies. Il s’agit également d’un travail dans lequel la versatilité va de pair avec la dimension collective, ici l’une des caractéristiques principales du groupe : six individus qui ne se partagent pas les tâches de manière traditionnelle (metteur en scène, scénographe, acteur, etc.). Ce fonctionnement collectif sert d’antidote à toute velléité autoritaire ou hiérarchique à l’intérieur du groupe : la volonté de puissance du metteur en scène est notamment écartée au profit du travail collectif. La tension inévitable entre le regard individuel et celui du collectif se transforme en une véritable force créative à entrées multiples. La démarche des Kinkaleri se situe du côté du détournement de l’action performative. Leurs créations sont anti-spectaculaires. Ils interrogent la crise de la représentation scénique et sa réception ou sa consommation. Chaque projet est un objet à part, souvent précédé d’une série d’études qui constituent autant d’étapes de travail à travers lesquelles le projet prend forme. S’il fallait parler d’un « style » Kinkaleri, nous pourrions peut-être évoquer une « hétérodoxie rigoureuse », cette attitude de négociation ou de transition dynamique entre un format et l’autre,qui est au cœur de la recherche formelle du groupe. » Giovanna Zapperi

Source: Dossier de presse des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis ; Site du collectif Kinkaleri

En savoir plus

kinkaleri.it