Géométrie de caoutchouc

2011
Année de création : 2011
Déposée par : Fondation BNP Paribas

Dans Géometrie de caoutchouc, le chapiteau est une grotte, il est une montagne, il est une mer, il est un ciel.

 
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Géométrie de caoutchouc

Dans Géometrie de caoutchouc, le chapiteau est une grotte, il est une montagne, il est une mer, il est un ciel. Nous parcourons ces espaces, et avec eux notre rapport au monde, des cieux aux sous-sols. Cet espace de caoutchouc est instable, les couples, hommes et femmes, sont tenus à ces variations, à ces tumultes. Que nous racontent-ils alors, ces corps et ce chapiteau ? L’espace nous modèle, il est plus fort que nous. Nous pouvons courir sur les sommets, tutoyer les étoiles, faire tout ce que l’espace nous permet, nous disparaîtrons. L’espace nous porte, puis l’espace nous engloutit. Dans ce laps de temps se situe l’humanité.

Aurélien Bory, septembre 2012

Générique

Création le 11 octobre 2011 au Grand T à Nantes

Avec Mathieu Bleton, Raphaëlle Boitel, Olivier Boyer, Pierre Cartonnet, Claire Cordelette (qui remplace Marlène Rostaing), Sarah Cosset, Cécile Fradet (qui remplace Yu Yingchun), Nicolas Lourdelle

Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory

Création lumière Arno Veyrat

Musique Alain Kremski

Mixages additionnels Joël Abriac

Collaborations artistiques Pierre Rigal, Albena Dimitrova, Olivier Alenda

Assistante à la mise en scène Sylvie Marcucci

Régiseur général Arno Veyrat

Régisseurs plateau Tristan Baudoin, François Saintemarie

Régiseur lumière Séverine Anselmo

Régisseur son Joël Abriac ou Stéphane Ley

Enregistrement studio Charles Eddi

Décor Pierre Dequivre

Construction décor Atelier La Fiancée du pirate - Toulouse

Costumes Sylvie Marcucci

Production, administration, diffusion Florence Meurisse, Christelle Lordonné, Marie Reculon

Presse Dorothée Duplan, Agence Plan Bey

 

Production Compagnie 111 - Aurélien Bory
Coproduction Le Grand T - Scène conventionnée Loire-Atlantique /Nantes, TNT - Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, Parc de La Villette/Paris, CIRCa Auch Gers Midi Pyrénées, Cirque-théâtre d'Elbeuf - Centre des arts du cirque de Haute Normandie, Théâtre Firmin Gémier La Piscine – Pôle national des arts du cirque/Antony, Bonlieu - Scène nationale/Annecy, Le Volcan - Scène nationale/Le Havre, Le Parvis - Scène nationale de Tarbes Pyrénées, Théâtre de Caen.
Résidences Théâtre Garonne/Toulouse, L'Usine - lieu conventionné Arts de la rue/Tournefeuille, Le Grand T - scène conventionnée Loire Atlantique/Nantes.
Avec le soutien de Ministère de la Culture et de la Communication - Direction Régionale Affaires Culturelles Midi Pyrénées, Ministère de la Culture et de la Communication - Direction Générale de la Création Artistique, Région Midi-Pyrénées, Conseil Général de la Haute-Garonne, Ville de Toulouse.
La Compagnie 111 - Aurélien Bory bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets.
La Compagnie 111 - Aurélien Bory est associée au Grand T, Scène conventionnée Loire-Atlantique/Nantes.

Mise à jour : mai 2014

Bory, Aurélien

Aurélien Bory, né en 1972, est metteur en scène. Il dirige la compagnie 111, fondée en 2000 et implantée à Toulouse. Parti du jonglage, Aurélien Bory développe un « théâtre physique » singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique...). Il envisage la scène comme art de l'espace et s'appuie fortement sur la scénographie. Ses plus récentes pièces sont "Géométrie de caoutchouc" (2011) créé à Nantes, "Sans objet" (2009) créé à Toulouse et "Les sept planches de la ruse" (2007) créé en Chine. Ses spectacles sont présentées dans le monde entier et cette reconnaissance internationale débute avec "Plan B" (2003) et "Plus ou moins l'infini" (2005), créés en collaboration avec Phil Soltanoff. Également inspiré par la danse, Aurélien Bory met en scène le chorégraphe Pierre Rigal dans "Erection" (2003) et "Arrêts de jeu" (2006). Il conçoit aussi deux portraits de femme, "Questcequetudeviens?" (2008) pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster et "Plexus" (2012) pour la danseuse japonaise Kaori Ito. Pour Marseille 2013, il imagine un nouveau projet pour les acrobates marocains, "Azimut" (2013), dix ans après "Taoub" (2004), spectacle fondateur du Groupe acrobatique de Tanger. Les œuvres d'Aurélien Bory sont animées par la question de l'espace. Il ne conçoit son travail théâtral que « dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l'imaginaire du spectateur ». Aurélien Bory reçoit le prix Créateur sans frontières en 2008. Depuis 2011, il est artiste associé au Grand T à Nantes. En 2016, il crée "ESPÆCE", inspiré de l’oeuvre de Georges Perec, lors de la 70è  édition du Festival d’Avignon.

Sources : Site de la Compagnie 111 ; Dossier de presse Plan Bey

En savoir plus

cie111.com

 

Compagnie 111

Direction artistique: Aurélien Bory

Année de création: 2000

La scène est un espace. On peut le délimiter comme le rectangle du plateau et le volume d’air correspondant. Cet espace est le seul support de l’art où l’on ne peut échapper aux lois de la mécanique générale. Cette spécificité est importante. Les corps, les objets sont soumis à la gravité sans échappatoire possible. Ma proposition est de saisir les moyens du corps et les moyens du plateau, quels qu’ils soient, pour envisager ce problème. Le corps, l’objet sont pertinents pour parler de gravité. La relation entre l’individu et l’espace, avec tout ce qui la compose, constitue alors ce qui m’intéresse d’aborder sur un plateau.

Notre théâtre appréhende la scène en tant qu’espace physique et y inscrit des actions physiques. L’acteur est étymologiquement celui qui fait. Une pièce est une série d’actions. Au cirque, l’extraordinaire est annoncé. Au théâtre non. Il s’invite par surprise. Dans l’idée du cirque, on vient voir l’être extraordinaire, alors qu’au théâtre, c’est notre semblable que l’on regarde. La scène est un monde. L’acteur se situe dans cet espace, et l’interrogation porte sur la place de l’homme dans le monde. Je pars de la relation entre ces deux éléments : l’espace scénique comme monde, et les acteurs comme figures de l’homme ordinaire.

La question de l’espace pose celle de la limite. La limite est l’inconnue même. Elle aiguise notre sens de la découverte. Elle incarne l’endroit de la création. Notre théâtre est traversé par plusieurs disciplines, cirque, danse, arts visuels, musique, mais notre intérêt pour le renouvellement de la forme, pour l’indéterminé, est plus grand que l’appartenance à une discipline quelle qu’elle soit. Je préfère que la forme s’échafaude à la lisière des choses.

Je travaille à partir de contextes différents. Toutes mes collaborations s’envisagent de cette manière : une hybridation de pratiques ayant un champ de convergences. Chaque création s’inscrit ainsi dans la rencontre avec un autre contexte: celui d’un artiste, d’un lieu, d’une pratique, d’un milieu. Dans chaque cas, la démarche reste la même : c’est dans le déplacement des choses qu’on peut les amener aux bords, à l’endroit du questionnement.

Source : Site de la Cie 111

En savoir plus

cie111.com

 

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La Fondation BNP Paribas est l’un des rares mécènes à soutenir des chorégraphes et des artistes issus des nouveaux arts du cirque. Aide à la création, soutien à la diffusion des spectacles et aux résidences d’artistes sont autant de moyens pour la Fondation BNP Paribas de favoriser le développement et le rayonnement de la création contemporaine aux côtés des autres partenaires institutionnels.

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