Le risque

2012

Entretien avec Régine Chopinot au sujet de la prise de risque dans son travail.

 
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Risque (Le)

Chopinot par Chopinot (2012)

En février 2012, Régine Chopinot a accepté de se prêter au jeu de l'entretien filmé. Revenant sur ses trente ans de carrière, toujours ancrée dans le présent de son travail, elle nous ouvre les portes de son univers, sans langue de bois, avec souvent beaucoup d'humour et de sensibilité.

Dans cet extrait, Régine Chopinot nous parle du risque, du partage et de la douleur. On y croise le poids, les zones extrêmes, la confiance ou la complicité...

Avec des extraits de :

WHA-LA CAPTURE (2007)

Conception Régine Chopinot ; Interprètes John Bateman, Régine Chopinot, Virginie Garcia, Frédéric Werlé, Duke Wilburn, Jean Michel Bruyère ; Scénographie et texte Jean Michel Bruyère ; Réalisation du film Régine Chopinot et Sibylle Stürmer ; Production BARC – CCN La Rochelle. Filmé avec 12 caméras de surveillance, le 3 novembre 2006, à la Chapelle Fromentin, La Rochelle

KOK (1990)

Chorégraphie, réalisation Régine Chopinot ; Danseurs Lee Black, Régine Chopinot, Poonie Dodson, Josef Lennon ; Comédien Jean-Hughes Laleu ; Costumes Jean-Paul Gaultier ; Production Alain Renault Productions /Compagnie Chopinot, Centre Chorégraphique Poitou-Charentes

Générique

réalisation Stephane Caroff ; entretien conduit par Annie Suquet ; prise de vue Daniel Crétois ; prise de son Jean-François Le Gouriellec ; entretien enregistré les 23 et 24 février 2012 au Centre national de la danse ; production Centre national de la danse

durée 7 minutes

Dernière mise à jour : mars 2013

Chopinot, Régine

Régine Chopinot, née en 1952 à Fort-de-l'Eau en Algérie, est très vite attirée par la danse. Après des cours de danse classique, elle découvre la danse contemporaine avec Marie Zighera en 1974. Devenue lyonnaise, elle y fonde en janvier 1978 sa première compagnie, la Compagnie du Grèbe qui associe danseurs, comédiens et musiciens. Elle signe alors ses premières chorégraphies. Trois ans plus tard, elle reçoit le deuxième prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) pour la pièce « Halley's Comet » (1981) rebaptisée « Appel d'air ». Ses créations suivantes, « Délices » et « Via », ouvrent la chorégraphie aux apports d'autres médias dont le cinéma. C'est avec « Délices » (1983) que Régine Chopinot commence sa longue collaboration avec le couturier Jean Paul Gaultier, qui marquera l'époque, avec des pièces comme « Le Défilé » (1985), « K.O.K. » (1988), « ANA » (1990), « Saint Georges » (1991) ou « Façade » (1993). Nommée en 1986, directrice du Centre chorégraphique national de Poitou-Charentes à La Rochelle (où elle succède au Théâtre du Silence de Jacques Garnier et Brigitte Lefèvre), qui devient en 1993 le Ballet Atlantique-Régine Chopinot (BARC), Régine Chopinot multiplie les rencontres artistiques : avec des plasticiens comme Andy Goldsworthy, Jean Le Gac ou Jean Michel Bruyère, des musiciens comme Tôn-Thât Tiêt ou Bernard Lubat.

Au début des années 1990, elle quitte – selon son expression – les « espaces de grande légèreté » où, très jeune, elle s'était fait connaître, notamment dans sa collaboration avec Jean Paul Gaultier. Elle se passionne alors pour des expériences de confrontation de la danse contemporaine aux éléments et aux rythmes naturels et de sa mise à l'épreuve de pratiques et de sciences du corps anciennes et complexes, comme le yoga. En 1999, dans le cadre des « artistes associés », Régine Chopinot invite trois personnalités de la danse contemporaine à collaborer pendant trois ans à son projet artistique : Françoise Dupuy, Dominique Dupuy et Sophie Lessard rejoignent l'équipe de danseurs permanents et d'intervenants-chercheurs du BARC, comme interprètes, pédagogues et chorégraphes.

En 2002, elle ouvre le triptyque de la Fin des Temps, une longue remise en cause de l'écriture et de la création chorégraphique conséquente à une mise en crise volontaire des notions générales de temps, de mémoire et de construction. « Chair-obscur », son premier chapitre, est tourné vers un effacement du passé, de la mémoire, et « WHA » vers la disparition du futur. « O.C.C.C. » se préoccupe du « temps qui reste », de ce qu'il reste à faire, ce qui peut être fait encore, à l'endroit simple et essentiel de la représentation. En 2008, « Cornucopiae », la dernière pièce créée au sein de l'institution, signe la fin d'une forme de représentation et ouvre vers une autre proposition de perception sensorielle.

Parallèlement à son travail de chorégraphe, Régine Chopinot collabore en tant qu'interprète avec des artistes qui lui sont proches : Alain Buffard (« Wall dancin' - Wall fuckin' », 2003 ; « Mauvais Genre », 2004), Steven Cohen (« I wouldn't be seen dead in that ! », 2003). Ou encore, elle forme et dirige des danseurs vietnamiens dans le cadre d'une collaboration avec l'École supérieure de danse du Vietnam et l'Opéra-Ballet de Hanoï (« Anh Mat », 2002 ; « Giap Than », 2004). En 2008, la chorégraphe quitte le CCN de La Rochelle et crée la compagnie Cornucopiae - the independent dance, la nouvelle structure qui porte désormais, création et répertoire, tous les travaux de Régine Chopinot. En 2010, elle choisit le port de Toulon pour y vivre et travailler.

Depuis 2009, Régine Chopinot s'aventure, questionne et approfondit sa recherche du corps en mouvement en lien avec la force de la parole auprès de cultures organisées par et sur la transmission orale, en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande, au Japon. De nombreux actes artistiques jalonnent ces trois dernières années : pièces chorégraphiques et films réalisés à partir des expériences artistiques In Situ ont été créés dans le cadre du projet Pacifique Sud. La relation privilégiée initiée depuis 2009 avec le groupe du Wetr (Drehu/Lifou), aboutit à la création de « Very Wetr ! » au Festival d'Avignon en juillet 2012, repris au Centre national de la danse en février 2013.

En savoir plus

Site de Cornucopiae

Dernière mise à jour : février 2013

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Chopinot Collection

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Régine Chopinot a laissé son empreinte aux quatre coins de la planète danse. Figure majeure de la danse contemporaine française depuis le début des années 80, elle a tour à tour été adulée et critiquée. Exploratrice infatigable, forte tête au tempérament d'insurgée, elle continue à explorer de nouveaux continents et à renouveler à sa manière les codes de la représentation.

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