Cacti

2013
Année de création : 2012

Interprétation : le Nederlands Dans Theater 2

 
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Cacti

Dans Cacti, Ekman s’intéresse à la scène qui l’a vu naître : la danse contemporaine. Parodie enjouée et intentionnelle des plus grands excès de cette forme d’art, Cacti représente une déconstruction affectueuse, critique et souvent hilarante de l’aspect prétentieux de la danse.

Seize danseurs sont debout, apparemment piégés, sur des pièces de Scrabble surdimensionnées. Tandis qu’un quatuor à cordes joue et des enregistrements font un récit ironique de la scène, les danseurs courent, tombent, se débattent et essayent d’échapper à leurs invisibles prisons. Finalement, et c’est là la partie importante, ils se procurent un cactus. Mais que signifie tout cela ?

Alexander Ekman crée Cacti en 2010, il s’agit de l’une de ses pièces ayant connu le plus de succès. Elle est exécutée par 16 danseurs qui créent leurs rythmes en réagissant au jeu des quatre musiciens présents sur scène.

Cacti a été offert comme cadeau de la reine Beatrix des Pays-Bas à la famille royale de Norvège lors de sa visite d’État à Oslo en 2010. La même année, la pièce a été nommée pour recevoir la prestigieuse récompense Swan de la meilleure nouvelle production en danse, au Pays-Bas.

La Sydney Dance Company, le Ballet de Dresde, le Dortmund Stadstheater et le Ballet de Boston ont présenté Cacti en 2013.

La pièce a été nommée pour trois récompenses : le prix Swan aux Pays-Bas récompensant la meilleure nouvelle production en danse, le Critics Circle Award et le Laurence Olivier Award au Royaume-Uni.

Générique

Pièce pour 16 danseurs

Chorégraphie, costumes, décors Alexander Ekman Mise en scène Urtzi Aranburu
Musique Joseph Haydn : Sonate n°5, Sitio, extrait des Sept Dernières Paroles du Christ en Croix, Hob. XX, 1B, Ludwig Van Beethoven : deuxième mouvement du quatuor à cordes n°9 en Do Majeur, Op. 59, Franz Schubert : dernier mouvement du quatuor à cordes n° 14 en Ré mineur, D.810, La Jeune Fille et la Mort, Joseph Haydn : Allegro du quatuor à cordes op. 9 n°6 en La Majeur

Réalisation Fabien Plasson

Durée 27 minutes

Mise à jour : mars 2013

Ekman, Alexander

Alexander Ekman est un réalisateur / chorégraphe indépendant.

Ekman est connu pour son timing rapide et son humour spirituel et ses transitions intelligentes. Il vise à créer une oeuvre auquelle la majorité peut se connecter, en trouvant des sujets auxquels nous pouvons tous nous intéresser.
Depuis 2006, il a consacré son temps à créer des pièces qui accueillent et interrogent le spectateur. Il vise à transformer l'ambiance dans l'auditorium et aà toujours surprendre le public.

" La question la plus importante que je me pose toujours avant de commencer à créer un nouveau travail est: Pourquoi avons-nous besoin de cette pièce ? "

Source : Site d'Alexander Ekman

En savoir plus

alexekman.com

ecolededansedegeneve.net

Nederlands dans theater

Direction artistique: Jiří Kylián

Année de création: 1978

 Le Nederlands Dans Theater (NDT) est l’une des compagnies de danse les plus productive des Pays-Bas, si ce n’est du monde entier. Avec six programmes et neuf premières mondiales au cours de la saison 2015/2016, le NDT affiche un nombre sans précédent de nouveaux ballets. Son directeur artistique, Paul Lightfoot, a sciemment choisi de faire peu de reprises : « Il s’agit de création artistique, pas simplement de chorégraphie ».
La compagnie fait preuve depuis toujours de personnalité et d’ambition. Depuis sa création en 1959 par Benjamin Harkarvy, Aart Verstegen et Carel Birnie en collaboration avec dix-huit danseurs du Het Nationaal Ballet (le Ballet National), NDT s’efforce de tracer sa voie dans le domaine de la danse moderne. De manière évidente, Glen Tetley et Hans van Manen ont marqué le NDT par leur esthétique avant-gardiste, et leurs créations progressistes et non-conformistes ont placé la compagnie sur la scène nationale et internationale.
Dans les années 80 et 90, Jiri Kylián a insufflé sa propre philosophie, ce qui a modifié le profil chorégraphique de la compagnie. Kylián est également précurseur en choisissant de se concentrer sur l’éclosion de talents au sein de la compagnie et en offrant à de jeunes professionnels internes mais également venus de l’extérieur, l’occasion de devenir des danseurs et des chorégraphes de renommée internationale. Sol León et Paul Lightfood, tous deux chorégraphes internes du NDT depuis 2002, en sont les premiers exemples.
Depuis 2011, Paul Lightfoot est également directeur artistique de l’ensemble de la compagnie alors que Sol León l’accompagne depuis 2012 en tant que conseillère artistique. Lightfoot et León travaillent ensemble depuis 1989 et ont fêté cette saison le 25e anniversaire de leur collaboration avec de nouvelles œuvres et des reprises de « Sad Case » et « Subject to Change » (NDT 2) et « Sehnsucht and Schmetterling » (NDT 1).
L’idée de séparer en deux la compagnie : une orientée vers le développement de talents (NDT 2), la seconde permettant aux danseurs plus confirmés (NDT 1) de développer pleinement leur personnalité artistique, est appliquée depuis trente ans. Les danseurs du NDT 2 rejoignent le NDT 1 lorsqu’ils répondent aux attentes de la direction artistique. Ces exigences élevées leur permettent d’obtenir l’adhésion du public mais également de nombreuses récompenses internationales. Le danseur et chorégraphe, Medhi Walerski, remporte en 2013 le prestigieux prix Zwaan pour le “meilleur spectacle de danse”. Le rapport du jury du prix VSCD indique « Grâce à son impressionnante apparence et à sa sensibilité théâtrale, sa présence garde tout son sens et il conserve l’attention du public en le fixant continuellement. Walerski est un grand magicien du temps et de l’espace. »
Le niveau n’est pas seulement élevé pour les danseurs mais également pour les chorégraphes (invités). Le NDT est l’un des rares établissements de création mettant à disposition de nombreux chorégraphes extérieurs une scène et l’occasion de créer une œuvre aux côtés d’une compagnie de danse virtuose. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que des chorégraphes internationaux maintes fois récompensés comme Crystal Pite, Hofesh Shechter ou encore Marco Goecke soient des invités réguliers du NDT. Leur présence a suscité de fructueux échanges créatifs et des ballets inoubliables, de renommée internationale. Des chefs d’œuvre tels que « Bella Figura », « Symphony in D » et « Déjà Vu » font partie des classiques de la compagnie, dont certains ont même intégrés les archives du musée municipal de la Haye (Gemeentemuseum Den Haag), ce qui représente un phénomène unique dans le monde du ballet néerlandais.

Source : Nederlands Dans Theater

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ndt.nl/home.html



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Dès sa création, la Maison de la Danse a fait preuve d’une conscience patrimoniale en mettant en place une politique de l’image. Une grande partie des spectacles programmés sont filmés, une collection vidéo se constitue et la danse y apparaît dans sa dimension internationale, sous toutes ses formes, genres et styles.

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