Les sept planches de la ruse

2009
Année de création : 2007
Déposée par : Numeridanse.tv

A l'origine de ce spectacle, l'envie d'Aurélien Bory d'aller rencontrer des artistes de la ville de Dalian en Chine, qui ont le niveau technique le plus haut du monde.

 
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Sept planches de la ruse (Les)

A l'origine de ce spectacle, l'envie d'Aurélien Bory d'aller rencontrer des artistes de la ville de Dalian en Chine, qui ont le niveau technique le plus haut du monde. Il a eu envie de composer avec eux un conte visuel contemporain qui s'inspire d'un jeu qui date de l'antiquité chinoise : le tangram ou, en chinois «qi qiao ban», ce qui signifie « les sept planches de la ruse ». C'est un jeu solitaire, basé sur l'assemblage de sept éléments géométriques : cinq triangles de trois tailles différentes, un carré, un parallélogramme, qui doivent former un grand carré. Les éléments de ce jeu de construction sont manœuvrés par seize personnes qui les dressent, y grimpent, s'y insèrent, en épousant leurs formes changeantes, se glissent dans un cube creux, construisent des édifices improbables et éphémères.

Sources : Programme de salle Maison de la Danse

Générique

Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory interprétation École d'art de Dalian avec Sun Ruichen, Yu Yingchun, Ding Hong, Jiang Huimin, An Liming, Chen Jianhui, Liu Yu, Qu Aiguo, Tan Zuoliang, Li Liang, Wang Wentao, Zhang Deqiang, Che Hu, Zhang Benchuan collaboration artistique Pierre Rigal traduction et assistance à la mise en scène Evita De Ayguavives, Hugues Cohen création lumières Arno Veyrat lumières et plateau Tristan Baudoin composition musicale Raphaël Wisson mixage et son Stéphane Ley musique additionnelle Arvo Pärt costumes Sylvie Marcucci régie générale Arno Veyrat, Tristan Baudoin réalisation décor Pierre Dequivre et les ateliers de la Fiancée du pirate chef constructeur Arnaud Lucas patine Emily Battersby, Charlotte Delion
 
Production, administration et diffusion Scènes de la Terre & Cie 111 production déléguée Scènes de la Terre – Jean Luc Larguier Scènes de la Terre ; Chantal Larguier, Aylana Irgit, Elsa Gangloff ; Cie 111 : Florence Meurisse, Delphine Justumus, Audrey Gautron production exécutive à Dalian : Monsieur Fan Xiang Cheng, directeur de l'École d'art de Dalian coproduction Théâtre de la Ville/Paris, Direction de la culture-Ville de Dalian, Équinoxe Scène nationale/Châteauroux accueil en résidence Scène nationale/Sénart avec le soutien de Ville de Toulouse, Région Midi-Pyrénées, Conseil général Haute-Garonne

La Compagnie 111- Aurélien Bory est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Midi-Pyrénées, par la Région Midi-Pyrénées et reçoit l'aide de la Ville de Toulouse

Depuis 2003, la Compagnie 111 - Aurélien Bory est soutenue par la Fondation BNP Paribas, pour le développement de ses projets
 
Réalisation vidéo Charles Picq date du document vidéo 2009 production Maison de la Danse

Durée de l'oeuvre 1h15

Bory, Aurélien

Aurélien Bory, né en 1972, est metteur en scène. Il dirige la compagnie 111, fondée en 2000 et implantée à Toulouse. Parti du jonglage, Aurélien Bory développe un « théâtre physique » singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique...). Il envisage la scène comme art de l'espace et s'appuie fortement sur la scénographie. Ses plus récentes pièces sont "Géométrie de caoutchouc" (2011) créé à Nantes, "Sans objet" (2009) créé à Toulouse et "Les sept planches de la ruse" (2007) créé en Chine. Ses spectacles sont présentées dans le monde entier et cette reconnaissance internationale débute avec "Plan B" (2003) et "Plus ou moins l'infini" (2005), créés en collaboration avec Phil Soltanoff. Également inspiré par la danse, Aurélien Bory met en scène le chorégraphe Pierre Rigal dans "Erection" (2003) et "Arrêts de jeu" (2006). Il conçoit aussi deux portraits de femme, "Questcequetudeviens?" (2008) pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster et "Plexus" (2012) pour la danseuse japonaise Kaori Ito. Pour Marseille 2013, il imagine un nouveau projet pour les acrobates marocains, "Azimut" (2013), dix ans après "Taoub" (2004), spectacle fondateur du Groupe acrobatique de Tanger. Les œuvres d'Aurélien Bory sont animées par la question de l'espace. Il ne conçoit son travail théâtral que « dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l'imaginaire du spectateur ». Aurélien Bory reçoit le prix Créateur sans frontières en 2008. Depuis 2011, il est artiste associé au Grand T à Nantes. En 2016, il crée "ESPÆCE", inspiré de l’oeuvre de Georges Perec, lors de la 70è  édition du Festival d’Avignon.

Sources : Site de la Compagnie 111 ; Dossier de presse Plan Bey

En savoir plus

cie111.com

 

Compagnie 111

Direction artistique: Aurélien Bory

Année de création: 2000

La scène est un espace. On peut le délimiter comme le rectangle du plateau et le volume d’air correspondant. Cet espace est le seul support de l’art où l’on ne peut échapper aux lois de la mécanique générale. Cette spécificité est importante. Les corps, les objets sont soumis à la gravité sans échappatoire possible. Ma proposition est de saisir les moyens du corps et les moyens du plateau, quels qu’ils soient, pour envisager ce problème. Le corps, l’objet sont pertinents pour parler de gravité. La relation entre l’individu et l’espace, avec tout ce qui la compose, constitue alors ce qui m’intéresse d’aborder sur un plateau.

Notre théâtre appréhende la scène en tant qu’espace physique et y inscrit des actions physiques. L’acteur est étymologiquement celui qui fait. Une pièce est une série d’actions. Au cirque, l’extraordinaire est annoncé. Au théâtre non. Il s’invite par surprise. Dans l’idée du cirque, on vient voir l’être extraordinaire, alors qu’au théâtre, c’est notre semblable que l’on regarde. La scène est un monde. L’acteur se situe dans cet espace, et l’interrogation porte sur la place de l’homme dans le monde. Je pars de la relation entre ces deux éléments : l’espace scénique comme monde, et les acteurs comme figures de l’homme ordinaire.

La question de l’espace pose celle de la limite. La limite est l’inconnue même. Elle aiguise notre sens de la découverte. Elle incarne l’endroit de la création. Notre théâtre est traversé par plusieurs disciplines, cirque, danse, arts visuels, musique, mais notre intérêt pour le renouvellement de la forme, pour l’indéterminé, est plus grand que l’appartenance à une discipline quelle qu’elle soit. Je préfère que la forme s’échafaude à la lisière des choses.

Je travaille à partir de contextes différents. Toutes mes collaborations s’envisagent de cette manière : une hybridation de pratiques ayant un champ de convergences. Chaque création s’inscrit ainsi dans la rencontre avec un autre contexte: celui d’un artiste, d’un lieu, d’une pratique, d’un milieu. Dans chaque cas, la démarche reste la même : c’est dans le déplacement des choses qu’on peut les amener aux bords, à l’endroit du questionnement.

Source : Site de la Cie 111

En savoir plus

cie111.com

 

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