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Chopinot Collection

Régine Chopinot a laissé son empreinte aux quatre coins de la planète danse. Figure majeure de la danse contemporaine française depuis le début des années 80, elle a tour à tour été adulée et critiquée. Exploratrice infatigable, forte tête au tempérament d'insurgée, elle continue à explorer de nouveaux continents et à renouveler à sa manière les codes de la représentation.

 

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Collection Chopinot - Découvrir

La collection Chopinot se veut le miroir de son travail artistique de chorégraphe et de danseuse. Portrait en creux à travers une large sélection d'extraits de ses œuvres, il reflète trente ans de travail, de collaboration fructueuse et d'intuition fabuleuse.

De « Halley's Comet » (1981) à « Very Wetr ! » (2012), en passant par ses créations les plus marquantes, c'est sur les traces de cette artiste polymorphe, intuitive et généreuse, que nous vous invitons à marcher.

Du début des années 1980 où elle présente « Halley's Comet » au Concours de chorégraphie de Bagnolet, à son implantation à la Rochelle en 1986, à la création du Ballet Atlantique-Régine Chopinot, ballet national contemporain de création et de répertoire en 1993, voyagez à travers des pièces emblématiques, qui ont chacune marqué leur époque (« Le Défilé », « KOK », « ANA », « Saint Georges », « Végétal », « W.H.A. », « O.C.C.C »...) et découvrez des projets plus intimes (« Chant de lune », « Trans(e) », « Sous la peau », « Moi monstre »...)

Redevenue indépendante en 2008, elle continue au sein de sa nouvelle compagnie Cornucopiae-the independent dance de requestionner sa danse (« L'Oral de la danseuse aveugle », « Indépendance n°1 »...), mais aussi de sillonner la planète à la fois pour y transmettre mais aussi pour se nourrir des autres (« Very Wetr ! »).

Artiste généreuse, meneuse de troupe hors pair, en permanence ancrée dans le quotidien, elle continue à vouloir transmettre son goût de la différence et du métissage, entourée d'une palette d'artistes indépendants comme elle l'a toujours été.

En 2012, elle répond aux questions d'Annie Suquet, sur son travail, son engagement, sa création, ses questionnements. Exercice difficile pour cette timide qui préfère la confrontation de la scène au regard intime de la caméra. Mais aussi, exercice passionnant pour cette « guerrière » qui plus que tout souhaite rester au plus près d'elle même, sans transiger sur rien.

Cinq playlists thématiques vous proposent de parcourir les différentes et nombreuses facettes de cette artiste :

Les années 2010

En quittant le Centre chorégraphique national de La Rochelle, Régine Chopinot crée la compagnie Cornucopiae-the independent dance. Elle continue plus que jamais de créer, d'interroger son rapport intime à la création, et de se nourrir des cultures organisées par et sur la transmission orale.

De « Indépendance n°1 » en 2010 à « Very Wetr ! » en 2012.

Les années 2000

Régine Chopinot radicalise son art, sa position et le dispositif spectaculaire. Cette période de remise en cause de l'écriture et de la création chorégraphique est propice à une recherche introspective qui aboutira au triptyque de la Fin des Temps.

De « Transe(s) » en 2000 à « O.C.C.C » en 2006

Les années 1990

À la suite de grandes pièces de groupes, Régine Chopinot développe des formes plus intimes où elle se passionne pour des expériences confrontant la danse contemporaine aux éléments et aux rythmes naturels. Elle ouvre également le Ballet Atlantique à des artistes extérieurs.

De « Saint Georges » en 1991 à « La Danse du temps » en 1999

Les années 1980

L'émergence de Régine Chopinot qui propose des pièces ancrées dans leur époque, expérimentant l'espace de la représentation, avant de signer des oeuvres ambitieuses qui connaitront un grand retentissement médiatique.

De « Appel d'air » en 1980 à « K.O.K. » en 1989

Chopinot par Chopinot

Cette playlist est constituée d'extraits de l'entretien entre Régine Chopinot et Annie Suquet enregistré au Centre national de la danse en 2012. Ces paroles sont illustrées d'images de ses nombreuses créations chorégraphiques ou cinématographiques.

Dernière mise à jour :  février 2013

Chopinot, Régine

Régine Chopinot, née en 1952 à Fort-de-l'Eau en Algérie, est très vite attirée par la danse. Après des cours de danse classique, elle découvre la danse contemporaine avec Marie Zighera en 1974. Devenue lyonnaise, elle y fonde en janvier 1978 sa première compagnie, la Compagnie du Grèbe qui associe danseurs, comédiens et musiciens. Elle signe alors ses premières chorégraphies. Trois ans plus tard, elle reçoit le deuxième prix au Concours chorégraphique international de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) pour la pièce « Halley's Comet » (1981) rebaptisée « Appel d'air ». Ses créations suivantes, « Délices » et « Via », ouvrent la chorégraphie aux apports d'autres médias dont le cinéma. C'est avec « Délices » (1983) que Régine Chopinot commence sa longue collaboration avec le couturier Jean Paul Gaultier, qui marquera l'époque, avec des pièces comme « Le Défilé » (1985), « K.O.K. » (1988), « ANA » (1990), « Saint Georges » (1991) ou « Façade » (1993). Nommée en 1986, directrice du Centre chorégraphique national de Poitou-Charentes à La Rochelle (où elle succède au Théâtre du Silence de Jacques Garnier et Brigitte Lefèvre), qui devient en 1993 le Ballet Atlantique-Régine Chopinot (BARC), Régine Chopinot multiplie les rencontres artistiques : avec des plasticiens comme Andy Goldsworthy, Jean Le Gac ou Jean Michel Bruyère, des musiciens comme Tôn-Thât Tiêt ou Bernard Lubat.

Au début des années 1990, elle quitte – selon son expression – les « espaces de grande légèreté » où, très jeune, elle s'était fait connaître, notamment dans sa collaboration avec Jean Paul Gaultier. Elle se passionne alors pour des expériences de confrontation de la danse contemporaine aux éléments et aux rythmes naturels et de sa mise à l'épreuve de pratiques et de sciences du corps anciennes et complexes, comme le yoga. En 1999, dans le cadre des « artistes associés », Régine Chopinot invite trois personnalités de la danse contemporaine à collaborer pendant trois ans à son projet artistique : Françoise Dupuy, Dominique Dupuy et Sophie Lessard rejoignent l'équipe de danseurs permanents et d'intervenants-chercheurs du BARC, comme interprètes, pédagogues et chorégraphes.

En 2002, elle ouvre le triptyque de la Fin des Temps, une longue remise en cause de l'écriture et de la création chorégraphique conséquente à une mise en crise volontaire des notions générales de temps, de mémoire et de construction. « Chair-obscur », son premier chapitre, est tourné vers un effacement du passé, de la mémoire, et « WHA » vers la disparition du futur. « O.C.C.C. » se préoccupe du « temps qui reste », de ce qu'il reste à faire, ce qui peut être fait encore, à l'endroit simple et essentiel de la représentation. En 2008, « Cornucopiae », la dernière pièce créée au sein de l'institution, signe la fin d'une forme de représentation et ouvre vers une autre proposition de perception sensorielle.

Parallèlement à son travail de chorégraphe, Régine Chopinot collabore en tant qu'interprète avec des artistes qui lui sont proches : Alain Buffard (« Wall dancin' - Wall fuckin' », 2003 ; « Mauvais Genre », 2004), Steven Cohen (« I wouldn't be seen dead in that ! », 2003). Ou encore, elle forme et dirige des danseurs vietnamiens dans le cadre d'une collaboration avec l'École supérieure de danse du Vietnam et l'Opéra-Ballet de Hanoï (« Anh Mat », 2002 ; « Giap Than », 2004). En 2008, la chorégraphe quitte le CCN de La Rochelle et crée la compagnie Cornucopiae - the independent dance, la nouvelle structure qui porte désormais, création et répertoire, tous les travaux de Régine Chopinot. En 2010, elle choisit le port de Toulon pour y vivre et travailler.

Depuis 2009, Régine Chopinot s'aventure, questionne et approfondit sa recherche du corps en mouvement en lien avec la force de la parole auprès de cultures organisées par et sur la transmission orale, en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande, au Japon. De nombreux actes artistiques jalonnent ces trois dernières années : pièces chorégraphiques et films réalisés à partir des expériences artistiques In Situ ont été créés dans le cadre du projet Pacifique Sud. La relation privilégiée initiée depuis 2009 avec le groupe du Wetr (Drehu/Lifou), aboutit à la création de « Very Wetr ! » au Festival d'Avignon en juillet 2012, repris au Centre national de la danse en février 2013.

En savoir plus

Site de Cornucopiae

Dernière mise à jour : février 2013

Collection Chopinot - En savoir plus

En 2008 Régine Chopinot quitte la direction du Centre chorégraphique national de La Rochelle - Ballet Atlantique Régine Chopinot (BARC). Après vingt de présence sur la côte atlantique elle reprend son indépendance en s'éloignant de l'institution.

Depuis déjà plusieurs années, s'était engagé pour elle un travail de mémoire où elle a pris le temps de ré-interroger et revisiter publiquement son travail au travers de conférences qu'elle a nommées Ligne de force, ligne de fond. Non pas dans une volonté de dresser un bilan de trente ans de carrière mais plutôt pour prendre le temps de requestionner, de se ressourcer au contact du travail accompli, comme pour rechercher les racines de son art et se recentrer sur l'essentiel.

Avant de quitter La Rochelle, elle confie à Michèle Prélonge, au sein du Barc, et à Laurent Sebillotte du Centre national de la danse, le soin de rassembler, d'identifier et de référencer les archives de son travail, permettant ainsi de réaliser un inventaire exhaustif des multiples traces issus de son activité. Régine Chopinot choisit alors de confier ses archives artistiques au Centre national de la danse (CND) à Pantin, tandis que les Archives départementales de la Charente-Maritime reçoivent en versement les archives administratives du Centre chorégraphique national de La Rochelle. Les costumes de la compagnie ont été quant à eux déposés au Musée de la mode et du textile-Arts décoratifs à Paris et au Centre national du costume de scène à Moulins (CNCS).

Les archives artistiques sont composées des documents liées aux créations chorégraphiques et cinématographiques de Régine Chopinot (et des artistes auxquels elle s'est associée) dans le cadre de ses compagnies successives entre 1978 et 2008, avant et pendant son installation à La Rochelle dans le cadre du Centre chorégraphique national (1986-2008), soit une cinquantaine de créations chorégraphiques et une vingtaine de créations audiovisuelles personnelles, ainsi qu'une dizaine de créations d'artistes invités. Sont présents dans le fonds des documents très variés et très complets : plans de financement, budgets, comptes de production, contrats, courriers, plannings et calendriers, dossiers de création ou de diffusion, documents de promotion, affiches, coupures de presse, programmes, archives techniques, notes et textes originaux, dossiers documentaires associés à certaines pièces, synopsis de films, photos, travaux graphiques, partitions chorégraphiques en notation Benesh, enregistrements sonores, captations, films montés et rushes (50 mètres linéaires).

Ces archives artistiques de Régine Chopinot sont consultables sur rendez-vous au CND à Pantin :

Médiathèque du Centre national de la danse (CND)

1 rue Victor Hugo
93507 Pantin Cedex
+33 (0)1 41 83 98 00
Email
Portail de la médiathèque du CND

Autres adresses utiles :

Archives départementales de la Charente-Maritime

35 rue François de-Vaux-de-Foletier
17042 La Rochelle cedex 1
+33 (0)5 46 45 17 77
Email
Site des archives départementales 17

Les Arts Décoratifs – Musée de la mode et du textile

107 rue de Rivoli
75001 Paris
+33 (0)1 44 55 57 50
Email
Site des Arts Décoratifs

Centre national du costume de scène (CNCS)

Quartier Villars, route de Montilly
03000 Moulins
+33 (0)4 70 20 76 20
Email
Site du CNCS

Bibliographie

Jacques Baillon, Rosita Boasso, Hervé Gauville, Régine Chopinot / Rosella Hightower, Paris : Armand Colin, 1990.

Laurent Sebillotte, « Régine Chopinot [et] les dépouilles du spectacle » in : Jean−Paul Gaultier, Régine Chopinot : le défilé / sous la dir. d'Olivier Saillard. Paris : Les arts décoratifs , 2007, p.36-46.

Annie Suquet, Chopinot, Le Mans : Cénomane, 2010.

Dernière mise à jour : février 2013