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La minute du spectateur

Retrouvez à travers cette collection "La Minute du spectateur", une introduction en images des spectacles présentés à la Maison de la Danse. Portrait ou approche thématique, ce rendez-vous vidéo est l’occasion d’appréhender un style, l’œuvre d’un chorégraphe ou d’une compagnie. Orchestrée par Dominique Hervieu, chaque « Minute » est une courte découverte de la danse, qui fait dialoguer images d’archives et actuelles.

 

La Minute du spectateur : Frédéric Flamand

2013

Dans ses chorégraphies, Frédéric Flamand s’interroge sur les rapports du corps à son environnement et plus particulièrement à la ville. Cette réflexion l’amène à s’intéresser à l’architecture.

 
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Minute du spectateur (La)

La Minute du spectateur, un rendez-vous vidéo à visionner avant chaque spectacle pour découvrir en deux minutes un chorégraphe, sa compagnie, son vocabulaire, son œuvre.

Une collection présentée par Dominique Hervieu
Produite par la Maison de la Danse de Lyon
Réalisation vidéo par Fabien Plasson
Avec le soutien de l'Association FRIENDS de la Maison de la Danse
En partenariat avec TLM - Télé Lyon Métropole



© Maison de la Danse de Lyon

Flamand, Frédéric

Frédéric Flamand

Dès le départ, l'itinéraire de Frédéric Flamand est inscrit sous le triple signe de la rencontre, du dialogue et d'une certaine utopie teintée de réalisme. Il fonde en 1973 le groupe Plan K : il y interroge le statut et la représentation du corps humain en intégrant au spectacle vivant les arts plastiques et les techniques de l'audiovisuel, jetant ainsi les bases de la démarche interdisciplinaire qui alimente son travail jusqu'à ce jour.

Plan K développe d'emblée ses activités à l'échelle internationale et la reconnaissance dont il bénéficie à l'étranger lui permet d'asseoir sa position. Convaincu de l'importance pour une compagnie d'être attachée à un lieu qui permet les rencontres, Frédéric Flamand ouvre à Bruxelles en 1979 un centre multi-arts dans une ancienne raffinerie de sucre d'une superficie de 4000 m2. Là sont accueillis des artistes issus de différentes disciplines tels Bob Wilson, William Burroughs, Charlemagne Palestine, Steve Lacy, Pierre Droulers, Philippe Decouflé, Marie Chouinard, Michael Galasso, Thomas Schütte, Joy Division, Eurythmics, etc….
La Raffinerie est également un lieu de travail où s'installe à un niveau international un dialogue entre la danse, les arts plastiques, la musique, les arts audiovisuels, prolongeant ainsi la vocation initiale de Plan K.

C'est à la Documenta 8 de Kassel où il est invité avec le spectacle " If Pyramids Were Square " réalisé en 1987 en collaboration avec le plasticien Marin Kasimir que Frédéric Flamand rencontre l'artiste vénitien Fabrizio Plessi. Il développera avec celui-ci une trilogie qui aborde la problématique de la technologie envisagée à trois époques différentes : « La Chute d'Icare » (1989) envisage la Renaissance et les techniques artisanales. Ce premier volet de la trilogie, créé sur une musique originale de Michael Nyman, est une commande de Gerard Mortier, alors Directeur de La Monnaie, Opéra National de Belgique. La création d'Icare à La Monnaie renforcera la présence de Frédéric Flamand sur les grandes scènes internationales.

Suivront ensuite « Titanic » (1992) qui parle de la révolution industrielle lourde du début du XXe siècle, et « Ex Machina » (1994) qui évoque la fin du XXe siècle et la prolifération des technologies de l'image et de la communication. Ce spectacle a été invité, en 1995, à La Biennale de Venise.

En 1991, Frédéric Flamand est nommé directeur artistique du Ballet Royal de Wallonie, une compagnie néoclassique qu'il rebaptise Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française de Belgique pour insister sur l'implantation exacte de la compagnie dans une ville industrielle en pleine reconversion et sur les différentes missions qui lui sont confiées. C'est à partir de cette nomination qu'il intensifiera dans son travail l'intégration de la technique classique de danse et des techniques contemporaines, convaincu qu'il est plus fécond de les faire dialoguer que de les opposer.

Avec Charleroi/Danses, Frédéric Flamand assure à la fois son travail de création, la coproduction de différentes compagnies de la Communauté française de Belgique, la mise en place d'un programme de formation à l'intention des danseurs professionnels et l'organisation de biennales internationales de danse. Ces dernières sont déclinées suivant des thèmes choisis en fonction de leur pertinence par rapport à la situation de l'être humain dans un environnement contemporain :
« Corps et Machines » en 1994, « Vitesse et Mémoire » en 1996, « Gender » en 1998. Que Frédéric Flamand puise ses sources d'inspiration dans le passé ou dans l'époque contemporaine, il se soucie d'abord d'interroger le statut du corps contemporain dans ses rapports à son environnement, ce corps qui est l'outil privilégié du danseur.

En 1996, Frédéric Flamand entame sa réflexion sur les rapports de la danse et de l'architecture, tous deux arts de la structuration de l'espace. Pour le spectacle « Moving Target », il choisit de travailler avec les architectes new-yorkais Elisabeth Diller et Ricardo Scofidio en s'inspirant des Carnets non censurés de Vaslav Nijinski, l'un des premiers danseurs classiques à jeter des ponts vers la danse contemporaine.

Suit la création des spectacles « E.J.M. 1 » et « E.J.M. 2 » à partir des travaux de Eadward James Muybridge et Etienne Jules Marey, toujours en collaboration avec Elisabeth Diller et Ricardo Scofidio. « E.J.M. 2 » est réalisé pour le Ballet de l'Opéra National de Lyon, « E.J.M. 1 » pour la Compagnie Charleroi/Danses – Plan K. Les deux spectacles sont présentés en première à l'Opéra National de Lyon, dans le cadre de la Biennale de la Danse.

En 2000, Frédéric Flamand crée « Metapolis » avec l'architecte irako-britannique Zaha Hadid, lauréate en 2004 du Pritzker Price, équivalent pour l'architecture du Prix Nobel.

En 2000 également, Frédéric Flamand rencontre Jean Nouvel, à l'occasion d'une commande qui lui est faite pour l'Exposition Universelle de Hanovre. Le spectacle qui résultera de leur collaboration « The Future of Work » sera vu par plus de 600.000 personnes pendant les cinq mois de sa présentation. Cette réalisation s'inscrit parfaitement dans le souci de Frédéric Flamand de gagner à l'art de la danse les publics les plus larges possibles. C'est cette même attitude qui l'a amené à faire alterner dans son parcours les présentations de son travail sur les scènes traditionnelles et dans des lieux inusités : un train de laminoir ou une piscine à Charleroi, l'Arsenal à Venise pour ne retenir que quelques exemples.

En 2001, il crée le double spectacle « Body/Work » et « Body/Work/Leisure ». Une prolongation de la collaboration avec l'architecte Jean Nouvel. Le spectacle est présenté en première au Festival International de Danse de Cannes.

L'intérêt de Frédéric Flamand pour le dialogue entre danse et autres disciplines artistiques incite la Biennale de Venise à lui confier la direction artistique du Premier Festival International de Danse Contemporaine de la Biennale de Venise en 2003. Comme pour les biennales de Charleroi, Frédéric Flamand choisira pour cette première édition du festival, un thème d'actualité, à savoir Body/City qui envisage les rapports de l'être humain et de la ville en rassemblant des compagnies issues de divers continents. Il inaugurera le festival avec la création de « Silent Collisions », réalisé avec l'architecte californien Thom Mayne.

En 2004, Frédéric Flamand fut professeur à l'Université d'Architecture de Venise pour la mise en place d'ateliers de créations interdisciplinaires axés sur la danse.

En septembre 2004, il est nommé conjointement par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Marseille et la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Directeur Général du Ballet National de Marseille.

Depuis, il a créé « La Cité radieuse » avec l'architecte français Dominique Perrault, « Métamorphoses » avec les célèbres designers brésiliens Humberto & Fernando Campana, « La Vérité 25X par seconde » avec l'architecte-plasticien chinois Ai Weiwei. Frédéric Flamand enrichit également le répertoire du Ballet National de Marseille en invitant des chorégraphes extérieurs comme William Forsythe, Lucinda Childs, Nacho Duato, les français Thierry Malandain, Michel Kelemenis, Olivia Grandville & Eric Oberdorff, la belge Michèle Noiret, …

Frédéric Flamand est Officier dans l'Ordre des Arts et Lettres de la République Française.

Frédéric Flamand est nommé Directeur artistique du Festival International de Danse de Cannes pour les éditions 2011 et 2013.

Plasson, Fabien

Fabien Plasson est réalisateur, principalement dans le domaine du spectacle vivant (danse, musique, etc.).

C’est au cours de sa formation à l’École Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Lyon qu’il intègre en 1995 que Fabien découvre l’art vidéo. Il se forme alors auprès de divers artistes vidéastes (Joël Bartoloméo, Pascal Nottoli, Eric Duyckaerts, etc).
Son approche s’inscrit d’abord dans une recherche plastique avec la création d’installations et d’objets filmiques.

En 2001, il rejoint l’équipe de la Maison de la Danse de Lyon et s’occupe durant 10 ans de la programmation du Vidéo-Bar Ginger&Fred. Il découvre alors l’univers chorégraphique et les enjeux de la vidéo pour la diffusion et la transmission de la danse aux côtés de Charles Picq alors vidéaste et directeur du service vidéo de la Maison de la Danse.

En parallèle, il continue son activité de création plastique, réalise des vidéos de concerts, de pièces de théâtre et crée également des décors vidéos pour le spectacle vivant.

Aujourd’hui, Fabien Plasson est réalisateur vidéo au Pôle Image de la Maison de la Danse de Lyon et pour Numeridanse.tv, vidéothèque internationale de danse en ligne.

Sources: Maison de la Danse ; Site de Fabien Plasson

En savoir plus

fabione.fr

 

Hervieu, Dominique

Née en 1962 à Coutances (en Basse-Normandie), Dominique Hervieu dévore du mouvement sous toutes ses formes, depuis l’âge de six ans. Après un premier amour pour la gymnastique, elle élit la danse comme nouvel objet de sa passion : la danse classique, tout d’abord, qu’elle pratique pendant douze ans, principalement avec Michèle Latini ; la danse contemporaine, par la suite, avec Peter Goss, Alwin Nicolaïs et Hervé Diasnas. 

En 1981, elle rencontre José Montalvo et élabore avec lui une gestuelle originale faite de fluidité, rapidité et précision, qui va donner un style singulier à leurs créations. Leur complicité artistique donne naissance en 1988 à la Compagnie Montalvo-Hervieu qui se produit sur les plus grandes scènes nationales et internationales. Dix ans et cinq créations plus tard le tandem est nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. A partir de 2000, Dominique Hervieu cosigne toutes les chorégraphies de la Compagnie Montalvo-Hervieu qui compte parmi les compagnies contemporaine les plus populaires et les plus reconnues en France comme à l’étranger. 

En 2000, ils créent spécialement pour l’ouverture du Festival International du Film de Cannes, Variation au Paradis. Cette année-là, Dominique Hervieu devient conseillère artistique du Théâtre national de Chaillot et prend la direction de la mission jeune public. Elle développe alors une action originale d’éducation artistique, s’appuyant sur les relations entre les oeuvres et les pratiques artistiques d’une part, et sur les relations entre les arts, d’autre part, en partenariat avec le musée du Louvre et plusieurs institutions parisiennes. Elle imagine notamment en 2004 un parcours chorégraphique au Musée du Louvre qui rassemble 5 000 spectateurs. 

En 2001, elle crée "Mosaïque... Danse(s) d’une ville", spectacle chorégraphique pour 180 danseurs amateurs de 15 à 85 ans, véritable portrait dansé multiculturel de la Ville de Créteil immergeant ainsi les citoyens dans la création. En 2002 et 2003 elle crée deux pièces en « solo » : "Intervallo Brio" au Festival Mettre en scène, création rassemblant deux danseurs virtuoses, un grand-père et deux petites filles, et une version chorégraphique du "Corbeau et du renard". En 2006, elle crée avec José Montalvo "La Bossa Fataka" de Rameau. Elle signe également avec lui la chorégraphie et la mise en scène de deux opéras : "Les Paladins", sous la direction musicale de William Christie des Arts Florissants au Théâtre du Châtelet à Paris (2004) et "Porgy and Bess" de George Gershwin à l’Opéra National de Lyon (2008).

En 2006, Dominique Hervieu crée avec la complicité de quatre chorégraphes du monde francophone « L’art de la rencontre - Cartes postales chorégraphiques » pour Les francofffonies !. Douze duos filmés naissent de ces rencontres et fournissent la matière à un documentaire pour Arte. En juin 2008, elle est nommée à la direction du Théâtre national de Chaillot. En 2010 est montée "Orphée", dernière création du duo. En juillet de la même année, elle initie un événement national en faveur de la jeune création, avec le Haut commissaire à la jeunesse et le Conseil de la création artistique, Imaginez Maintenant. En juillet 2011, elle succède à Guy Darmet pour prendre la direction générale de la Maison de la danse et  la direction artistique de la Biennale de la danse à Lyon.
Depuis 2014, Dominique Hervieu développe le volet international du Défilé de la Biennale de Lyon en invitant des groupes de grandes villes européennes (Turin et Barcelone). En 2018, elle sera la Directrice artistique de la Triennale de Yokohama Dance, Dance, Dance.

Source: Maison de la Danse

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