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La minute du spectateur

Retrouvez à travers cette collection "La Minute du spectateur", une introduction en images des spectacles présentés à la Maison de la Danse. Portrait ou approche thématique, ce rendez-vous vidéo est l’occasion d’appréhender un style, l’œuvre d’un chorégraphe ou d’une compagnie. Orchestrée par Dominique Hervieu, chaque « Minute » est une courte découverte de la danse, qui fait dialoguer images d’archives et actuelles.

 

La Minute du spectateur : Kader Attou

2013

Son univers peut être lyrique ou burlesque, il est toujours acrobatique et poétique. Kader Attou est parvenu à sortir le hip hop de ses clichés, à sublimer cette danse sans en soustraire les valeurs historiques, sociales et politiques.

 
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Minute du spectateur (La)

La Minute du spectateur, un rendez-vous vidéo à visionner avant chaque spectacle pour découvrir en deux minutes un chorégraphe, sa compagnie, son vocabulaire, son œuvre.

Une collection présentée par Dominique Hervieu
Produite par la Maison de la Danse de Lyon
Réalisation vidéo par Fabien Plasson
Avec le soutien de l'Association FRIENDS de la Maison de la Danse
En partenariat avec TLM - Télé Lyon Métropole



© Maison de la Danse de Lyon

Attou, Kader

Directeur du CCN de La Rochelle et du Poitou-Charentes, directeur artistique, danseur et chorégraphe de la cie Accrorap.

La création hip hop d’aujourd’hui, danse d’auteurs et nouvelle scène de danse, porte l’image de la culture française dans le monde entier. Kader Attou revendique une pleine appartenance à cette nouvelle scène de danse. Il est l’un des représentants majeurs de la danse française hip hop, la cie Accrorap, une compagnie emblématique.

Contemporanéité, mélange de cultures, engagement humaniste, Kader Attou signe une danse de son temps où la rencontre, l’échange et le partage sont les moteurs et les sources créatrices.

Dès 1989, dans la fièvre de la découverte de la breakdance et avec les premiers spectacles d’Accrorap, naît le désir d’approfondir la question du sens et de développer une démarche artistique. Athina, en 1994, marque les grands débuts d’Accrorap sur la scène de la Biennale de la danse de Lyon. Créée en 1996 Kelkemo, hommage aux enfants de réfugiés bosniaques et croates, est le fruit d’une expérience très forte dans des camps à Zagreb en 1994 et 1995. Prière pour un fou (1999), pièce charnière dans l’univers chorégraphique de Kader Attou, tente de renouer le dialogue que le drame algérien rend à cette période de plus en plus douloureusement improbable. La cie Accrorap se donne alors la liberté d’inventer une danse riche et humaine avec Anokha (2000), au croisement du hip hop et de la danse indienne, de l’Orient et de l’Occident. Composée de saynètes où se côtoient performance, émotion, musicalité, Pourquoi pas (2002), aborde un univers fait de poésie et de légèreté. Douar (2004), conçu dans le cadre de l’année de l’Algérie en France, interroge les problématiques de l’exil, de l’ennui, écho des préoccupations de la jeunesse des quartiers de France et d’Algérie. Les corps étrangers (2006), projet international - France, Inde, Brésil, Algérie, Côte d’Ivoire - évoque la condition humaine et cherche les points de rencontres possibles entre cultures et esthétiques, pour construire avec la danse un espace de dialogue qui puisse questionner l’avenir. Petites histoires.com (2008), succès critique et public, raconte une France populaire à partir de saynètes burlesques, tout en gardant un propos engagé et sensible.
En 2008, Kader Attou est nommé directeur du CCN de La Rochelle et du Poitou-Charentes, devenant ainsi le premier chorégraphe hip hop à la tête d’une telle institution.
Trio (?) (2010) renoue avec l’univers du cirque. Symfonia Piésni Załosnych (2010) s’attache à l’intégralité de la Symphonie n°3 dite des Chants plaintifs, du compositeur polonais Henryk Mikołaj Górecki. Cette création en explore l’ensemble des aspects compositionnels, se laisse transporter par la voix, traverser par la force mélodique et s’unit au message d’espoir.
En 2013, Kader Attou revient aux sources du hip hop, à ses premières sensations : The Roots est une aventure humaine, un voyage, un grand plongeon dans son univers poétique. Onze danseurs hip hop d’excellence en sont les interprètes, ils créent un groupe en totale symbiose.
Créée en aout 2014 pour la 10ème édition des Nuits Romanes en Poitou-Charentes, Un break à Mozart, née de la rencontre du CCN de La Rochelle et de l’Orchestre des Champs-Elysées, se pose en véritable dialogue entre danse d’aujourd’hui et musique des Lumières avec comme œuvre musicale directrice : le Requiem de Mozart.
En septembre 2014 à l’occasion de la Biennale de Lyon, Kader Attou crée OPUS 14 pour seize danseurs, hommes et femmes, qui allient puissance, altérité, engagement, poétique des corps en une pièce fondamentalement hip hop.
Sur le socle de Un break à Mozart, Un break à Mozart 1.1 - nouvelle création de Kader Attou pour 11 danseurs et 10 musiciens de l’Orchestre des Champs-Elysées - est donnée en première en novembre 2016 à La Coursive La Rochelle dans le cadre de Shake La Rochelle ! première édition du Festival hip hop du CCN.
En janvier 2013, Kader Attou est promu au rang de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres puis au nouvel an 2015, il est nommé chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur.

http://www.ccnlarochelle.com/

Plasson, Fabien

Fabien Plasson est réalisateur, principalement dans le domaine du spectacle vivant (danse, musique, etc.).

C’est au cours de sa formation à l’École Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Lyon qu’il intègre en 1995 que Fabien découvre l’art vidéo. Il se forme alors auprès de divers artistes vidéastes (Joël Bartoloméo, Pascal Nottoli, Eric Duyckaerts, etc).
Son approche s’inscrit d’abord dans une recherche plastique avec la création d’installations et d’objets filmiques.

En 2001, il rejoint l’équipe de la Maison de la Danse de Lyon et s’occupe durant 10 ans de la programmation du Vidéo-Bar Ginger&Fred. Il découvre alors l’univers chorégraphique et les enjeux de la vidéo pour la diffusion et la transmission de la danse aux côtés de Charles Picq alors vidéaste et directeur du service vidéo de la Maison de la Danse.

En parallèle, il continue son activité de création plastique, réalise des vidéos de concerts, de pièces de théâtre et crée également des décors vidéos pour le spectacle vivant.

Aujourd’hui, Fabien Plasson est réalisateur vidéo au Pôle Image de la Maison de la Danse de Lyon et pour Numeridanse.tv, vidéothèque internationale de danse en ligne.

Sources: Maison de la Danse ; Site de Fabien Plasson

En savoir plus

fabione.fr

 

Compagnie Accrorap (la)

En 1989 à Saint-Priest, Kader Attou, Eric Mezino, Chaouki Saïd, Mourad Merzouki et Lionel Frédoc fondaient la compagnie Accrorap.
Du collectif d’artistes des débuts à l’émergence de chorégraphes singuliers, la cie Accrorap se caractérise par une grande ouverture : ouverture au monde grâce à des voyages conçus comme autant de moments de partage, ouverture vers d’autres formes artistiques, vers d’autres courants.
Kader Attou a nourri et poli sa danse dans l’alchimie du hip hop, des arts du cirque, de la danse contemporaine, des arts de l’image. Du local à l’international, ses pièces font le tour du monde.
Citons notamment : Prière pour un fou (1999), Anokha (2000), Pourquoi pas (2002), Douar (2004), Les corps étrangers (2006), Petites histoires.com (2008), Trio (?) (2010), Symfonia Piésni Załosnych (2010), The Roots (2013) Un break à Mozart (2014), OPUS 14 (2014) et Un break à Mozart 1.1 (2016).
Depuis 1989, la danse de la cie Accrorap et de Kader Attou est généreuse, et cherche à briser les barrières, à traverser les frontières.
Le travail de la cie Accrorap est l’histoire d’une aventure collective internationale où la notion de rencontre est au centre de la démarche de la compagnie et où les voyages alimentent la réflexion.

Hervieu, Dominique

Née en 1962 à Coutances (en Basse-Normandie), Dominique Hervieu dévore du mouvement sous toutes ses formes, depuis l’âge de six ans. Après un premier amour pour la gymnastique, elle élit la danse comme nouvel objet de sa passion : la danse classique, tout d’abord, qu’elle pratique pendant douze ans, principalement avec Michèle Latini ; la danse contemporaine, par la suite, avec Peter Goss, Alwin Nicolaïs et Hervé Diasnas. 

En 1981, elle rencontre José Montalvo et élabore avec lui une gestuelle originale faite de fluidité, rapidité et précision, qui va donner un style singulier à leurs créations. Leur complicité artistique donne naissance en 1988 à la Compagnie Montalvo-Hervieu qui se produit sur les plus grandes scènes nationales et internationales. Dix ans et cinq créations plus tard le tandem est nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. A partir de 2000, Dominique Hervieu cosigne toutes les chorégraphies de la Compagnie Montalvo-Hervieu qui compte parmi les compagnies contemporaine les plus populaires et les plus reconnues en France comme à l’étranger. 

En 2000, ils créent spécialement pour l’ouverture du Festival International du Film de Cannes, Variation au Paradis. Cette année-là, Dominique Hervieu devient conseillère artistique du Théâtre national de Chaillot et prend la direction de la mission jeune public. Elle développe alors une action originale d’éducation artistique, s’appuyant sur les relations entre les oeuvres et les pratiques artistiques d’une part, et sur les relations entre les arts, d’autre part, en partenariat avec le musée du Louvre et plusieurs institutions parisiennes. Elle imagine notamment en 2004 un parcours chorégraphique au Musée du Louvre qui rassemble 5 000 spectateurs. 

En 2001, elle crée "Mosaïque... Danse(s) d’une ville", spectacle chorégraphique pour 180 danseurs amateurs de 15 à 85 ans, véritable portrait dansé multiculturel de la Ville de Créteil immergeant ainsi les citoyens dans la création. En 2002 et 2003 elle crée deux pièces en « solo » : "Intervallo Brio" au Festival Mettre en scène, création rassemblant deux danseurs virtuoses, un grand-père et deux petites filles, et une version chorégraphique du "Corbeau et du renard". En 2006, elle crée avec José Montalvo "La Bossa Fataka" de Rameau. Elle signe également avec lui la chorégraphie et la mise en scène de deux opéras : "Les Paladins", sous la direction musicale de William Christie des Arts Florissants au Théâtre du Châtelet à Paris (2004) et "Porgy and Bess" de George Gershwin à l’Opéra National de Lyon (2008).

En 2006, Dominique Hervieu crée avec la complicité de quatre chorégraphes du monde francophone « L’art de la rencontre - Cartes postales chorégraphiques » pour Les francofffonies !. Douze duos filmés naissent de ces rencontres et fournissent la matière à un documentaire pour Arte. En juin 2008, elle est nommée à la direction du Théâtre national de Chaillot. En 2010 est montée "Orphée", dernière création du duo. En juillet de la même année, elle initie un événement national en faveur de la jeune création, avec le Haut commissaire à la jeunesse et le Conseil de la création artistique, Imaginez Maintenant. En juillet 2011, elle succède à Guy Darmet pour prendre la direction générale de la Maison de la danse et  la direction artistique de la Biennale de la danse à Lyon.
Depuis 2014, Dominique Hervieu développe le volet international du Défilé de la Biennale de Lyon en invitant des groupes de grandes villes européennes (Turin et Barcelone). En 2018, elle sera la Directrice artistique de la Triennale de Yokohama Dance, Dance, Dance.

Source: Maison de la Danse

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